‹ Contribution à l'étude des altérations bactérilogiques et cryptogamiques du lait: Altérations secondairesChapitre 51 sur 82 · I. — MÉTHODES DE COLORATION · texte numérisé non relu

I. — MÉTHODES DE COLORATION

La méthode de coloration de GrAM est d’une grande utilité en bactériologie laitière.

Sont colorés par cette méthode :

Tous les microcoques.

Presque tous les bélonnels aérobies sporogènes ; Quelques bâlonnels non sporogènes (Proteus) ; Les bactéries fluorescentes sont variables.

Tous les actinomycètes ;

Les levures ;

Les oïdium ;

Les dematium ;

Ne sont pas colorés par la méthode de GraAm la plupart des bâlonnels non sporogènes (B. coli ; B. lyphique) ; les spirilles.

En étudiant la colorabilité de certains ferments lactiques préalablement soumis à une épreuve de chauffage énergique dans le lait, GUITTONNEAU et BRIGANDO (28) ont noté certaines particularités

a) Les microorganismes acquéraient par ce traitement une résistance anormale à la coloration par la plupart des techniques usuelles en bactériologie.

b) Des colorations par ces mêmes procédés pouvaient cependant être obtenues en prolongeant beaucoup la durée de contact avec les colorants (10 à 12 heures au lieu de quelques minutes).

c) La colorabilité des mêmes microorganismes redevenait normale sur les préparations traitées par l'acide acétique dilué.

d) Les colorants énergiques comme la fuchsine de ZIEHL agissant à chaud coloraient les ferments lactiques presqu'aussi bien après qu'avant les épreuves de chauffage.

Ces particularités sont intéressantes à retenir quand on à à examiner des laits soumis à un traitement thermique (pasteurisation, stérilisation, condensation, dessication).

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