‹ Contribution à l'étude des altérations bactérilogiques et cryptogamiques du lait: Altérations secondairesChapitre 57 sur 82 · Methode DREVYER-KOROLEFF · texte numérisé non relu

Methode DREVYER-KOROLEFF

Cette méthode est une numération des microorganismes du lait comparativement à une solution standard d’un organisme déterminé. Cette méthode employée par Pozzr-Escor (65) peut se résumer ainsi d’après un travail ‘récent de BoGDpANNorr (9).

On prépare une suspension standard de Schizosaccharomyces pombe contenant 10.000.000 de germes par 1 ce. On mélange 1 ce. de cette solution avec 1 cc. de lait à examiner. On étale et on fixe sur une lame, on colore. On fait ensuite au microscope une numésation des germes d’une part du Schizosaccharomyces pombe caractéristique, d’autre part des germes du lait.

Un simple calcul donne le nombre de germes par 1 cc. de lait examiné.

Cette méthode a l’avantage de ne nécessiter aucune lame quadrillée ni un étalement rigoureusement exact du liquide.

B. — Numération sur plaque de PÉTRI.

Cette méthode peut, seule, être utilisée pour la numération des germes des laits ayant subi un traitement thermique.

Dans les cas de faible teneur en germes, elle dépasse en exactitude tous les autres procédés.

* Quoiqu'étant une méthode générale en bactériologie, nous donnons le mode opératoire décrit par DEMETER (16), s'appliquant spécialement au lait. à

Composilion du milieu de cullure.

Extrait de viande Liebig.. 3,0.

MPÉDLOHE WILES. 0, du. SAP PTE A CR PRE EVE EE TR 10,0.

See CSINEr ne De 5,0 A DATI ASATHAYÉ ee. 15,0.

AO STI RER 1.000 cc.

Préparation du milieu.

On ajoute à l’eau froide l'extrait de viande et la peptone ; on chauffe doucement et on ajoute le lactose et le sel. On ajuste la réaction du milieu qui doit être d’un pH 6,6. Après filtration on ajoute la gélose lavée ; on passe à l’autoclave 10 minutes sous uve pression de 1 atmosphère. On laisse déposer le précipité éventuellement formé ; on filtre sur un tampon de coton en veillant | à ce que les sédiments ne viennent pas en fin de filtration sur le milieu filtrant.

La perte d’eau provoquée par le chauffage est compensée par de l’eau distillée. On répartit en portions de 100 ec. que l’on stérilise à l’autoclave en vérifiant à nouveau le pH qui ne doit varier qu'entre 6,3 et:6,9,

Préparation des’ plaques.

Pour la préparation des plaques, le lait dilué avec de l’eau distllée stérilisée à 1 ° 6, est placé dans les boîtes de PErer stérilisées et on ajoute la gélose liquéfiée et refroidie à 459. Pour 100 ce. de mélange on ajoute 5 gouttes d’une solution aqueuse saturée et stérile de bleu de Prusse. Il ne doit pas s’écouler plus de 15 minutes entre le début de ja préparation des plaques et le moment où le lait dilué est intimement mélangé à l’agar. Autant que possible les milieux doivent avoir la même hauteur dans toutes les boîtes.

L’incubation des plaques a lieu après refroidissement suffisant et solidification de la gélose à l’étuve à 370 ; on commence la numération après 48 heures.

Numération des colontes.

On compte les colonies qui se sont développées, d’abord à l'œil nu, puis au moyen d’une loupe ; il est préférable d'employer un appareil à numération.

Erreurs.

La numération sur plaques n’est qu’une évaluation approximative du nombre d'organismes contenus dans 1 cc. de lait.

Il faut travailler soigneusement pour réduire au minimum les erreurs possibles.

1° - Non développement de certains organismes à cause de la température d’ incubation, ou de la composition et du pH défavorables.

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