MV===— --— - + 2^----— --Y
^ ' dx 2 dy dx 2 dy \dxdy dx dxdy dx)
OÙ
/ n\ ~ du dv dv du #
^ ' dx dy dx dy J
( ! ) Ces invariants, extension au cas de deux variables de l'invariant schwarzien — - t ( -7 ) y ont été considérés à deux points de vue par M. E. Goursat (Comptes rendus, 16 mai 1887 : Sur un système adéquations aux dérivées partielles), et par M. P. Pain levé (Comptes rendus, 3i mai 1887 : Sur les équations linéaires simultanées aux dérivées partielles). Ce qui précède n'est que le développement de la première partie de la Note de M. Painlevé.
l8 A. BOULANGER.
J et N se déduisent respectivement de I et de M en permutant à la fois
(a, v)et (x 9 jr).
2. La méthode qui a fourni ces invariants peut être généralisée; elle permettra, par exemple, de former les invariants différentiels relatifs aux groupes linéaires finis quaternaires, ou à trois variables non homogènes.
Prenons en effet un tel groupe ((3) et ses trois fonctions fondamentales invariantes
Si, pour un système de valeurs (,r, j, s), les valeurs (T, U, V) vérifient les équations (î 4) ? toutes les autres solutions (£, &, v) de ces équations s'obtiendront en opérant sur (T, U, V) toutes les substitutions du groupe ((3).
Dérivons jusqu'au second ordre inclusivement les relations de substitution
a(fT)-+-ft(tU) + c(«V)-+-ift =a'T+b' U-hc'V-t-d' ,
(i5) {a(wT) + ^U) + c(wV)+^ = a /, T+i' / U + /V+/,
Dérivons d'abord la première de ces relations successivement par rapport à #, à y et à z. Il vient
(a T H -6U-fcV+rf)| = (a'-a0g'H-(^-^)^H-(c'- C 0^- On déduit de là
«'= a* 4- §&?$) (aT+ 6U-+-cV-hrf),
EQUATIONS DIFFÉRENTIELLES LINÉAIRES HOMOGENES.
D(<p, <J/, jcj étant le déterminant fonctionnel de cp, <]/, ^ par rapport à x, y, z. Dérivons la même première relation par rapport à x deux fois, puis par rapport à a? et à/, en remplaçant après la différentiation a', b\ c par les valeurs qu'on vient d'obtenir. Après des simplifications immédiates, on obtient les résultats suivants :
àT àx
àx dx ) dx
aT+bU + cV + d
-Sd(T,u,v)
dx dx*
àx*
àT
àU
dV\<h dx J ày
àT ày
dy
dH
dV\<k dy J dx
aT+bU + cV+d
Nous poserons
(aT+H)-t-eV+rf)$ = (aTH-6UH-cV-f-rf)Yi =
àT
h— — àx àx
ày
àU
(«TH-ftU + C V+rf)Ç=(aS + ^+«S) D ( T ' U » V )-
àz
Les équations ci-dessus s'écrivent
dx»
àx 3
àx*
àx 2
àU
àV
<te
àx
àx
àx
àt
àT
àU
àV
ày
ày
ày
ày
àU
àY
dz
dz dz
et
y ai dt
dxdy
dxdy
dxdy
dt
àT
àU
dx
dx
dx
dt
àT
àV
ày
ày
dt
dT
Tz
dz
àz
d*V dxdy
dV dx
dV
ày
dV dz
On obtiendrait d'une manière toute semblable quatre équations ana logues, qui s'en déduisent d'ailleurs aisément
EL
ày
d*t à*T d*\J d*V àp
— dx
dt
dt dz
ày*
ày*
ày*
dT
àU
àV
dx
dx
dT
àU
dV
ày
ày
ày
dT
àU
dV
dz
En traitant de même les deux autres relations de substitution, on serait conduit à deux autres groupes de six équations, ce qui nous donnerait en tout dix-huit équations entre lesquelles on va éliminer £, 7), £. Les quinze équations finales définiront quinze invariants différentiels que nous allons former.
D'après la méthode générale de Sophus Lie ('), faisons l'élimination
de façon que Tune des équations contienne,' par exemple, j-j-> à l'exclusion des autres. Il suffira d'éliminer £ et r, entre les trois équations développées ci-dessus, et cela se fera en multipliant la première par (-r-) >
( ! )Sophus Lie, Théorie der Transformations gruppen. Erster Abschnitt; Kap. XXV : Differentialinvarianlen, § 131, S. 549; K a P- X11I : Invarianten, § 58, SS. 2i5 und ai 8.
ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES LINEAIRES HOMOGENES.
la seconde par
à membre.
Il vient
— j- -T- > la troisième par (y- j ; et en ajoutant membre
YdH fdi \dx 2 \dy
ày)
dt dt d 2 t 2-t- -T-
dx ày dxdy dy
àx\ày)
àt\
ày)
àt à
t fàt\
= \ày)
dt /dt dy \dx t
dt dt dt
dx dy dz
dx 1 dx* dT àU
ày
àT dz
ày dz
dx 2 àV
ày
dV dz
à*T à*\J à*Y ~àx* dx* dx*
àT àU
dx dx
àT àU
dz dz
àY dx
dz
dxdy
àxày dxdy
àT
dV àV
dx
àx dx
àU àV
dz
àz àz
dx*
àx*
àx*
dT
àU
àY
àx
àx
dx
àT
àXJ
àY
ày
ày
ày
à*ll
ày*
dy*
àT
àU
àV
àx
àx
àx
dT
àV
dz
dz
Tz
dxdy
dxdy dx ày
àT
àU
àY
àx
àx
àT
àV
ffl
dt /dt dz \dx
à*T àxày
àT ày
àT
tz
dy»
ày*
ày*
àT
ày
àU
àv
àY
ày
àT
àU
àY
àz
àz
àz
àY*
ày*
ày*
ày*
àT
dU
àY
àx
àx
àx
àT
àU
àY
ày
ày
àxày àxày
àY
ày
ày
àT
àT
àz
àz
dy dy dy
Le rapport de deux quelconques des coefficients de cette équation (coefficients où figurent les dérivées de T et de U) ne changeant pas par une substitution linéaire, on obtient ainsi sept invariants.
La considération des équations analogues (avec les dérivations relatives ky et z, à z et x) en fournirait huit autres.
Voici le Tableau de ces quinze invariants, au facteur p , T ^ v ^ près,
en convenant de n'écrire qu'une colonne de chaque déterminant, les deux autres s'en déduisant en remplaçant T par U et V :
dxdy
àyàz
àzdx
àT
àT
àT
dx
ày
àz
àT
àT
ày
dz
àx
àx*
àx*
àx*
dxdy
dx*
dxdz
àT
àT
àT
dT
dT
1 dT
àx
àx
ày
dx
ày
ày
àT
àT
àT
dT
dT
dT
ày
àz
àz
dz
dz
dx
ày*
ày*
dxdy
ày*
dxdz
àT
ày
àT
ày
àz
àT
àz
àT ~àz
àT ày
àT
àT
àT
dT
àT
àT
àz
àx
àx
ày
àx
àx
àz*
àz*
dz*
àzdx
àz'
dxdy
àT àz
àT
àz
àT
dx
dT àz
àT àx
dT
àT
àT
àT
àT
àT
àT
àx
ày
ày
ày
dz
(*) Ces invariants ont été indiqués par M. Painlevé, dans la Communication du 3i mai 1887; une légère erreur de calcul, signalée d'ailleurs au début d'une Note du 27 juin 1887, a seulement faussé les expressions des six. invariants à double déterminant.
Mais, laissant de côté cette généralisation, revenons au cas de deux variables.
3. Considérons maintenant x et y comme fonctions de u et de p, et formons les expressions explicites des invariants I, J, M, N en fonction de u et de i>, les fonctions rationnelles f(u, v) et g(u,v)étant d'ailleurs connues.
Posons
du dv dv du
et dérivons les équations (i) par rapport à x et à y; il vient
df du àf dv dg du dg dv
du dx dv dx J du dx dv dx*
df du df dv dg du dg dv
du dy dv dy' du ày dv dy
Ces quatre équations donnent
dx dv dy dv
dx du dy du
Dérivons par rapport à x les équations de gauche de ce système. Nous obtenons
A2 d*u d*g dg d*g dg dl dg
dx 2 du dv dv dv'* du dx dv
A* <Pv *£ àg t d*g dg t d*. dg
dx* du* dv dudv du dx du
L'invariant I prend par suite la forme demandée f ifiï IA a - *£ W o d *ë d S d g , *g (àg\
K ivj iu — dui y^j j. dudv du dv "*" dv* \duj
L'expression de J se déduira de celle de I en permutant g et/ La dérivation des mêmes équations par rapport à y donne
A* iPu —
dxdy
d*g ôf ô*# ôf d\ dp dudv dv ' dv 2 du ôy dv
ôxôy
à*ff df , d>g df , dl dg ôuôv du ou 2 dv ôy dv
Il en résulte immédiatement pour M l'expression suivante
3MA 8 = dtkd JL — d ^ d A
dv ou ou dv
% \( d 'e d J Êïï. d JL\ d l + (*J d A J!?E- *E\ d l~\
\\du'- dv dudv du) dv ~ + ~ \àv* du dudv dv ) du\
Mais on a évidemment
à* dg <>A d f{== f/(à/ry , 2 jHL d A?# */(à£\' ôv ou ou ôv ôv 2 \ôu ) ôuôv du ôv du 2 \ôv )
LV^w 2 dv dudv du) dv \dv 2 du dudv dv ) du]'
en sorte que l'expression de M prend la forme définitive - 3MA'- - W&Y- **L d ***+. d Jf(^.Y
01,1 ~~du*\dv) dudv du dv ^ dv* \du )
^ 2 \(** <■ fr *8 àg\ df (d*g dg à* g dg\ df\
\\ôu À ôv ôuôv du) ôv \du 2 du dudv dv J du]
On aura N par la permutation de g et de/
On est ainsi à même de calculer les fonctions I, J, M, N rationnelles en u et v : ces fonctions ne changent pas par les substitutions du groupe considéré (a) et sont par suite des fonctions rationnelles de x et de y.
Pour déterminer ces fonctions de x et de y, il faut, bien entendu, préciser ce groupe (a).
ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES LINEAIRES HOMOGENES. 2.5