‹ Contribution à la connaissance des XylènesChapitre 15 sur 60 · Trinitration de l’o-xylène · texte numérisé non relu

Trinitration de l’o-xylène

Un dérivé trinitré de l’o-xylène, fusible à 178° étant mentionné par M. Drossbach!), il nous parut intéressant d'en déterminer la constitution à l’aide des dinitroxylènes précédemment décrits.

La préparation de ce composé trinitré fut effectuée comme suit :

20 gr. d'o-xylène sont versés peu à peu, à la température ordinaire, dans un mélange de 200 gr. d'acide sulfurique à 250/, d'anhydride et de 100 gr. d’acide nitrique fumant. La réaction est très vive. On laisse reposer pendant quelque temps, puis on chauffe au bain-marie pendant environ 4 jours en remuant souvent. Au bout de ce délai, on verse dans l’eau froide et obtient un précipité huileux qui se prend bientôt. Après plusieurs cristallisations dans l'alcool on en isole environ 2 gr, d'un corps fusible à 179--180°, peu soluble dans l'alcool et cristallisant dans ce dissolvant en belles et fines aiguilles blanches. L'examen de ce corps établit qu'il constitue effectivement un dérivé trinitré, cependant non pas de l’oxylène, mais du m-xylène dont le trinitro fond à 182°?), Mélangé à parties égales avec ce dernier, notre corps ne subit pas le moindre abaissement du point de fusion. De plus, il fournit par réduction ménagée au moyen du sulfhydrate d’ammoniaque un produit fusible à 191—102° qui, tant par ses propriétés physiques que chimiques, se rélève identique avec la dinitro-m-xylidine possédant le même point de fusion,

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