‹ Cours complet d'algèbre élémentaire à l'usage des lycées et collèges et de tous les établissements d'instruction publiqueChapitre 83 sur 112 · APPLICATIONS DE LA THÉORIE DES ÉQUATIONS DU SECOND DEGRÉ · texte numérisé non relu

APPLICATIONS DE LA THÉORIE DES ÉQUATIONS DU SECOND DEGRÉ

Problèmes et Exercices.

177. 1" Problème. Plusieurs personnes font en société un dîner dont la carte se monte à 120 fr. Deux de ces personnes s’en vont sans payer; les autres, obligées de payer pour elles, donnent chacune 3 fr. de plus qu’elles si auraient donné sans cela. Combien y avait-il de personnes à ce dîner, et combien a payé chaque personne ? Soit x le nombre de personnes cherché. Si toutes avaient payé,

chacune aurait donné — ; x — 2 seulement ont payé; chacune

de celles-ci a donc payé - — D’après l’énoncé

On peut chasser les dénominateurs en multipliant de part et d’autre par ( x — 2) x — x i — 2 x. Cela n’a pas d’inconvénient , car ni x ~ 0, ni x = 2, n’est racine de l’équation ci-dessus. On trouve alors 120 a; = 120.? — 2û0 -f- 3#’ — 6.r. Réduisant et divisant des deux côtés par 3 , on trouve

En résolvant cette équation, on trouve x = 1 ± V/ 1 +80 = 1 ± 1/81 = 1 ±9.

Les. deux racines sont a;' = 10, x" — — 8. Évidemment la solution positive est la seule convenable; il y avait au dîner 10 per-

sonnes. Chacune d’elles aurait donc dû donner — , ou 12 francs;

8 seulement ayant payé , chacune d’elles à dû donner 15 francs.

Si on veut interpréter la valeur négative trouvée pour x , on changera x en — a’ dans l’équation (1), ce qui donne

nr

ou bien en changeant tous les signes :

Cela fait voir que la valeur absolue 8 de la racine négative de (1) satisferait au problème suivant.

"f* Plusieprs personnes panent en commun un écol de 120 francs; si la dépense avait été payée par deux personnes déplus , chacune aurait payé 3 francs de moins. On demande combien de personnes ont payé.

•U 2' Prorlème. Deux ouvriers ont un ouvrage à faire. Si chacun l d'eux en faisait la moitié, il leur faudrait en tout 25 heures de travail pour le terminer; mais s’ils y travaillent ensemble, l’ouvrage sera fait en 12 heures. Combien d’heures chacun d’eux emploierait-il à faire l'ouvrage entier s’ il travail lait seul .

Chaque ouvrier faisant la moitié de l’ouvrage . celui-ci serait terminé en 25 heures; soit a 1 le nombre d’heures employé par l’un des ouvriers pour faire tout l’ouvrage à lui seul ; pour en faire la

moitié il mettrait — ; l’antre met donc 25 — - pour faire l’autre

moitié, et mettrait 50 — x pour faire tout l’ouvrage à lui seul.

Le premier mettant x h à faire seul tout l’ouvrage , en 1 heure

fait une partie de l’ouvrage représentée par — ; l’autre faisant

l’ouvrage à lui seul en 50 ft — x, fait en 1 heure — de l’ou-

vrage ; à eux deux ils en font en 1 heure — (- — ; mais puisque

x aO — x

travaillant ensemble ils mettraient 12 heures pour faire l’ouvrage

entier, ils en doivent faire — en 1 heure ; on a donc à résoudre

l’équation — I- = — .

3" Problème. Un capital , plus son intérêt pour 8 mois , égale 4160 francs; un autre capital , plus son intérêt pour 10 mois, égale 6300 francs. La somme des deux intérêts est 460 francs. Trouver le taux d’intérêt.

Soit x ce taux. Désignons un instant par a le premier capital ,

COURS d’algèbre.

et par «'.le second. Nous allons chercher les deux intérêts de a et de a', et nous égalerons leur somme à 160 fr. Nous nous servi-

rons pour cela de la formule I = - (1)

Nous avons d’abord « + 1 = 6160 francs. f2)

De (1) nous tirons a = ; remplaçons « par cette valeur.

dans (2) ; nous avons ainsi

d’où

puis

Dans notre problème i — x j 8 mois = ^ d’anuée, ou f = -.

Nous avons donc 1 =

Si on appelle l' l’intérêt du second capital , 10 mois étant les d’un an, on aura

Nous avons donc l’équation

dont on peut diviser tous les termes par 10. Cela fait, si nous chassons les dénominateurs , nous avons:

qui , tout calcul fait , devient :

1000 3;* + 122000a; =828000 , d’où x s + 122x=828.

En résolvant cette équation , on trouve :

Le taux cherché est 6. La seconde racine ne convient pas au problème.

U’ Problème. Trouver deux nombres dont on connaît ta somme et le produit.

Soient x et ;/ ces deux nombres. On donne j--(- y — a (1), xy=b (2) ; de la première égalité on tire y = a — x; cette valeur étant mise dans la seconde , on trouve x{a — x) — b, ax — x'—b, ou enfin x ' — ax -}- 6 = 0 (3) .

Le nombre appelé x est une des racines de cette équation (3) ; il est facile de voir que y est l’autre racine ; soient, en effet, x’ et x" les racines de (3j, .r'-|-x" = «; donc x-{-y =x'-(-x''; mais x — x', donc y — x". D’ailleurs, rien ne distingue y de x; on peut donc énoncer cette proposition générale :

Théorème. Quand la somme de deux nombre xel y est un nombre a, et leur produit un nombre b , x et y sont les racines de celte équation du deuxième degré ,

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