Ces partages ont lieu dans une foule d'occasions
Ainsi l'actif d'une faillite se partage , tous frais de liquidation déduits, en parties proportionnelles aux sommes dues aux divers créanciers.
Le principal de la contribution foncière se partage entre les divers contribuables, proportionnellement à la valeur officielle de leurs propriétés foncières , etc. , etc.
Quand le nombre des parties prenantes est assez considérable. Il est mieux de ne pas suivre exactement la marche Indiquée n"" 33/i, mais plutôt celle-ci.
Pour une faillite, on additionnera toutes les dettes; supposons qu'elles se mpntentà iï95715 fr. ; c'est ce qu'on nomme le passif du failli. Cela posé , admettons que, tous frais de liquidation déduits, le failli possède 240000 fr. ; c'est son actif. Alors on raisonne ainsi : Si la créance appartenait k un seul individu, cet individu
t»ARTAGÈS PROPORTIONNELS (SUITE). S03
toucherait tont Tactif oa 2&0,000 fir.; pour une créance de 495765 fr. , on toucherait 2/iOOOO fr. ; pour une créance de
1 fr. , on devra donc toucher ôtj^^ ; on calculera cette valeur
avec un nombre plus ou moins grand de décimales , suivant Timportance des dettes ^ et on multipliera successivement ce quotient ainsi évalué par la valeur de chacune. De même pour les contributions; supposant qu'un seul contribuable possède toutes les propriétés de Tarrondissement ^ on lui assigne toute la contribution; on déduit de là qu'à 1 fr. de propriété foncière correspond une contribution égale au quotient de la contribution totale par la valeur totale des propriétés ; ayant la cote qui correspond à 1 fr. de propriété , évaluée en décimales , avec une assez grande approximation , on en déduit les cotes de tous les contribuables par une série de multiplications. Au lieu de i fr. par quote-part, on peut choisir 100 fr.
On comprend que c'est ici le cas de faire la table des 9 multiples de cette cote élémentaire ; aussi bien pour une faillite où il y aurait de nombreux créanciers. Il y a lieu aussi quelquefois de se servir des méthodes d'approximation.
399. Un testateur laisse 100000 fr, à 3 neveux^ qui ont respeC" tivetnent 30 ansy 25 ans, 20 ans , à condition qu'ils auront davantage à proportion quHls seront moins âgés.
Il résulte de cette disposition du testateur que le l*"" neveu ne doit avoir que 1/30 de la part qu'aurait un neveu âgé dun an; le 2% 1/25 de cette part fictive, et le 3% 1/20 de la môme.
Les parts des 3 neveux sont donc respectivement proportion-
nelles à ces fractions — , — , — .
On réduira ces fracteurs au même dénomihateur 300 , et on sera conduit à partager 100000 en parties proportionnelles aux nombres 10, 12 et 15 [V, n'» 335).
400. Partager une somme de 1800 fr. entre 4 personnes, de manière que la part de la 1'* soit les 3/4 de celle de la 2',* la part
de la 3* les.^ de celle de la 2*; et celle de la 4', les — de la part de
la 3*.
On voit quelle est la part le plus souvent nientionnée dans
rénoBcé, et Von tâche d'établir le rapport de chaciine des autres parts k ce^lle-iji.
Soient œ^ y, z, t les k parts dans Tordre de leurs numéros cidessus. D'après Ténoncé
La part de la 2" personne est mentionnée 2 fois ; nous allons
lui rapporter chacune des autres ; c'est déjà fait pour la !'• et 1^
3*. Multiplions les égalités (2) et (3) ; z s'en ira du produit par ré-
t UU duction ; il vient - = —.
Nous pouvons maintenant écrire ces quatre égalités:
Les 4 parts sont évidemment proportloanelles aux noml^res qui multiplient y. On partagera 1800 fr. en parties proportionnelles à ces 4 nombres (335).
Intérêts et escomptes.
401. En revenant sur ce sujet, nous avons pour but de faire connaître les principales simplifications apportées aux calculs dlntérêts dans les maisons de banque et de commerce où on en fait continuellement En indiquant ces principales simplifications . nous tâcherons de donner des idées générales qui puissent en faire trouver d'autres ; d'ailleurs l'habitude fait beaucoup en pareille matière 9 comme dans tous les calculs possibles.
Remarque. Escompter un billet, c'est prendre les intérêts de la valeur portée sur ce billet pour le temps qui reste à s*écouler Jvsqu'à l'échéance.
Tout ce que nous allons dire des intérêts s'applique littéralement à Tescompte commercial; nous emploierons l'un ou Tautre de ces mots indifféremment
Intérêts pour une ot4 plusieurs années. On calcule l'intérêt pour une année, et on le multiplie par le nombre des années.
Intérêts pour 1 an. Nous avons déjà donné cette règle : on mul*