‹ Cours d'algèbre à l'usage des élèves de l'enseignement primaire supérieurChapitre 69 sur 82 · A T" CL · texte numérisé non relu

A T" CL

absolue de "*" , suivant que la progression est crois-

santé ou décroissante, ce qui peut toujours être réalisé.

149. — Insérer n moyens arithmétiques entre deux nombres donnés a et b, c'est trouver n nombres x x , x 2 , . . x H tels que la suite a, x t . x 2 , ... x ni b soit une progression arithmétique.

Si r est la raison de celte progression, on a :

b = a-{-(n-\-i)r, et par suite

d'où l'on déduit en général :

x =a + pr = a+t^——L.

Exemple. — Insérer 6 moyens arithmétiques entre

«et ?;•

On a ici :

et

par

suite

Xa ■

Remarque. — Si, entre deux termes consécutifs quelconques d'une progression arithmétique, on insère un même nombre n de moyens arithmétiques, on forme une seule et même progression arithmétique.

Soit a, b, c, d, ... la progression donnée de raison r; puisque les différences b — a,c — b, d — c, ... sont toutes égales à r, les différentes progressions partielles que Ton forme en insérant n moyens arithmétiques entre a et b,

entre b et c, entre cet d, etc., ont toutes pour raison , . ,

donc, en les écrivant les unes à la suite des autres, on forme une seule et même progression dont la raison

est — r-rn-\-\

Exemple. — Soit la- progression

En insérant 2 moyens entre deux termes consécutifs, on forme la progression

5, 6 J t 7 |, 9, 10 g, 11 1 13, 14 g, !tt|, 17, 18 g, 19 ?, 21 .

150. — Trouver la somme des termes d'une progression arithmétique de n termes et de raison r :

Soit f\e terme qui en a p avant lui, et /' le terme qui en a p après lui, c'est-à-dire que /et f sont deux termes équidistants des extrêmes.

On a d'abord :

f=a+pr;

ensuite, dans la progression renversée

i, /f, flf ... c, 0, #,

de raison — r, le terme /* en a p avant lui, et par suite on a :

f = l—pr; donc :

c'est-à-dire que la somme de deux termes équidistants des extrêmes est constante^ et égale à a -Y /.

Ceci posé, soit

on a aussi, en renversant : <

S=/-fA-fA-f...-fc + 6 + a,

ANDOYER. — ALGÈBRE. 4 3

et en additionnant

V&={a + tl + {b + k) + {c + h) + ... + {h+c) ' + (* + ») + ('+«);

chacune des sommes a-\-l, b-\-k, c -f-A,... A-f-c, A-|- b, /-f- a , en nombre égal an, a pour valeur a -f- h d'après ce que nous venons de dire ; on a donc :

2S=n(a + /), ou

ou encore en remplaçant /par sa valeur a-\-(n — 1) r,

, nfn — 1) S = an + -^2 — ; r.

Exemples. — 1° Calculer la somme des n premiers nombres entiers.

On a a = 1, /= n, et par suite

2° Calculer la somme des n premiers nombres impairs. On a a = i,r=2, et par suite

C'est ainsi que

Remarque. — Les formules

permettent de calculer deux des cinq quantités a, /, n, r, S, connaissant les trois autres. On a ainsi dix problèmes différents à résoudre; ces problèmes sont du premier degré, sauf si Ton prend pour inconnues a et n ou /et n; dans ces cas ils sont du second degré.

§ 2. — Progressions géométriques.

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