‹ Cours d'algèbre à l'usage des élèves de l'enseignement primaire supérieurChapitre 70 sur 82 · Une progression géométrique est une suite de · texte numérisé non relu

Une progression géométrique est une suite de

nombres tels que le rapport deTun de ces nombres à celui

qui le précède soit égal à un nombre constant appelé

raison de la progression.

Si

a, b, c y d } ... hy k, /,

sont les termes successifs d'une progression géométrique de raison g, on a :

La progression est dite croissante ou décroissante suivant que la raison g est supérieure ou inférieure à 1 en valeur absolue. Quand la raison g est négative, les termes de la progression sont alternativement positifs et négatifs ; dans le cas contraire, ils sont tous de même signe ; dans tous les cas, ils croissent ou décroissent en valeur absolue, suivant que la progression est croissante ou décroissante.

Résolvons d'abord la question suivante :

Connaissant le premier terme d'une progression géométrigue de raison q, calculer le terme! de la progression, dont le rang est n.

Si a, b, c y ... hy k, l sont les différents termes de la progression, on a :

b = ag>

c = bg = ag*y

d=cg = ag*y

et parsuite on voit, comme au n° 148, qu'un terme guelcongue de la progression est égal au premier terme multiplié par une puissance de la raison dont P exposant est égal au nombre des termes gui précèdent le terme considéré.

Donc, en général, on a :

l = aq n ~*.

Exemple. — Dans la progression de raison 2 et de premier terme 7, quel est le dixième terme ?

On a: / = 7x2» = 3584.

Connaissant /, q et w, on aura a par la formule

gH-l

Connaissant /, a et m, on aura q par la formule

n ~Tl 11

q= i /-, si n est pair, et par la formule q = ±: 1 / -,

si n est impair.

Connaissant /, a, q, on aura n en cherchant quelle est

la puissance de q égale à -•

152. — On sait que si a et b sont deux nombres positifs, on a :

[a + b)*> a* -\-na H ~ l b;

ceci résulte de ce que dans le développement de la puissance n mt du binôme a -f-6, tous les termes sont affectés du signe -|-, et que les deux premiers termes de ce développement sont a n et na n ~ x b (74).

Alors, si s est un nombre positif, on a :

(l«f-s) n >14-ns,

et il en résulte que les puissances successives d'un nombre i -f- s supérieur à 1 augmentent au delà de toute limite; car, si A est un nombre positif aussi grand qu'on le veul, pour avoir

il suffit d'avoir

i-f-ws>A, ou

fl en résulte que les puissances successives d'un nombre positif inférieur à 1 tendent vers zéro; car, si t est ce nombre, on a :

et le nombre t étant supérieur à 1 , 1 y 1 augmente au delà

de toute limite, et son inverse tend vers zéro, quand n augmente indéfiniment.

Nous en concluons que :

i° Dans une progression géométrique croissante indéfiniment prolongée, les termes croissent au delà de toute limite en valeur absolue,

2° Dans une progression géométrique décroissante indéfiniment prolongée, les termes tendent vers zéro.

En effet, le terme de rang n est

aq y

en appelant a le premier terme et q la raison ; donc, si q est supérieur à 1 en valeur absolue, q n - l et par suite aq 11 ~ \ augmente en valeur absolue au delà de toute limite en même temps que n; si q est inférieur à 1 en valeur absolue, q n " i et par suite aq n ~ i tend vers zéro quand n augmente indéfiniment.

153. — Insérer n moyens géométriques entre deux nombres donnés a et b, c'est trouver n nombres x i , x 2J . . . x n tels que la suite a, #,, a? 2 , ... x m b soit une progression géométrique.

Si q est la raison de cette progression, on a :

b = aq n + \

et par suite, si n est pair,

et, si n est impair et - positif,

d'où les valeurs de x x , x 21 ...x n se déduisenl aisément. En particulier, pour insérer un moyen géométrique entre a et b, on a :

Remarque. — On verra comme au n° 149 que, si entre deux termes consécutifs quelconques d'une progression géométrique on insère un même nombre n de moyens géométriques, on forme une seule et même progression géométrique,

154. — Trouver le produit des termes d'une progression géométrique de n termes et de raison q.

Soit /"le terme qui en & p avant lui, et f le terme qui en a p après lui, c'est-à-dire que f et /' sont deux termes équidistants des extrêmes dans la progression

On a d'abord :

f=aqv;

ensuite dans la progression renversée, de raison -, le

terme f en a p avant lui, et par suite on a :

donc

fr = al,

c'est-à-dire que le produit de deux ternes équidistants des extrêmes est constant, et égal à al.

Ceci posé, soit

J? = abc... hkl; on a aussi :

V = lkh... eba,

et par suite, en multipliant,

P* = (a/)(Wfc)(dl)... (hc)(kb)(la).

Chacun des produits a/, bk, ch t ... hc, kb, la en nombre

PROGRESSIONS ET LOGARITHMES. â£0

égal an, a pour valeur al d'après ce qui précède ; donc

p* = (a/)«; d'ailleurs

l = aq n ~\ et par suite

P 1 = (a*q il - *)" = a* n q n ( ,l - 1 \ d'où, n(n — i) élant un nombre pair,

l'examen des divers cas possibles montre que Ton doit toujours prendre le signe +, et écrire

On arrive encore à cette formule en remarquant que

P = (a)(a9)(a ? «)...(a ? w - 1 ), d'où

ou, puisque

1+2+3 + ... (n-l)=llîiZZll,

155. — Trouver la somme des termes d'une progression géométrique de n termes et de raison q

W, Oy Cy»,% fi y Kf Cm

Soit

S= a + ft + c + ... + k + k+l; on a:

S q = a q -J- b q -|- c q -(- . . . + hq + k q -(- lq »

ou, puisque

b = aq, c = àq,,..

290 LIVRK IV.

donc, en retranchant membre à membre, il vient :

d'où

Ig — a y — 1

ou encore, en remplaçant / par aq* ~ ! ,

On arrive encore à cette formule en remarquant que

S=a + fl 9'-|- a ? , -|"--- + a ? n "" 1 = a(4+y + y 1 + ...+ç»- I ) f

et comme

Exemple. — Trouver la somme des termes d'une progression géométrique de 40 termes, dont le premier terme est 5, et dont la raison est 2.

On a: S = 5^-£ = ^==5xl023 = 5445.

Remarque. — Supposons la progression décroissante; alors on peut écrire :

Supposons maintenant que n augmente indéfiniment ;

aq n alors q n tend vers zéro (152) et il en est de même de . ;

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