‹ Cours d'algèbre supérieure a l'usage des candidats a l'École polytechnique, a l'École normale supérieure, a l'École centrale des arts et manufactures (volume 2)Chapitre 217 sur 308 · Soit encore l'équation · texte numérisé non relu

Soit encore l'équation

a; et y étant choisies comme variables indépendantes et dx et dy étant supposés constants, z sera une fonction implicite de ces variables. Le même principe (667) permet de poser, pour la différentielle totale de la fonction/,

(0 ^dx^^dy-^^^dz^o,

d'où l'on tirera dz différentielle totale de z, en fonction de x, y, z, dx, dy.

De même, la différentielle totale du, premier ordre de la fonction / étant nulle, la différentielle totale du deuxième ordre le sera aussi ; et, en différentiant le premier membre de la relation (i), on aura, en employant immédiatement la forme symbolique (658),

/df , df , df ,y- df -, ( 2 ) [ ^ dx -^ --J- ciY -^ ^ dz] ^ -^ d- z = o,

\dx dy " dz J dz

équation d'où l'on tirera f/-s en fonction de x, y, z, dx, dy^ puisque dz est connue.

Remarquons, en effet, de nouveau, que les dérivées par-

, ,, df df df 1 n ■ ,

tielles -r-) -r-}-r-i sont des fonctions de x, y, z, et que dx dy dz "^

chaque terme de la relation (1) doit être diffêrentié par rap-

port à X, par rapport à j et par rapport à s, dx et dy étant constants, mais non dz.

On différentiera le premier membre de l'équation (2) pour trouver d^ z, etc.

669. Au lieu de calculer les différentielles totales, on pourrait chercher comme il suit les différentes dérivées partielles qui y entrent.

Reprenons l'équation

Posons, comme nous l'avons indiqué (665),

dz dz

11 viendra (655)

dx^P^ dJ'^'J-

dz =1 — dx -\- -^ dy T=z p dx + q dy.

Nous poserons de même (065)

dJF'~''' 'dJdTy '~^' ^-~ ^'

de sorte que nous aurons (658), dx et dy étant constants,

d- z ■= -j-^ dx'^ -+- 1 —, — ^ dx dy + -j^ dydx^ dx dy " dy^ ^

ou

d'^ z = r dx- -{- 2s dx dy + t dy- ;

et ainsi de suite.

On voit que la question est ramenée, pour obtenir dz et d-z, à trouver/», g, r, s, t.

Pour avoir p et q, on ^différentiera l'équation (i) en y regardant successivement comme seule variable x et j* dont z est une fonction. On aura ainsi (567), en divisant respectivement les deux résultats par dx et par dy,

df dfrh__ d£ df dz

dx dz dx ' dy dz dv '

c'est-à-dire

dx dz dy ' dz '

566 ALGÈBRE SUrÉRIEURE.

d'où l'on déduit

dl dl

dx dv

dz dz

Pour avoir ensuite r, s, t, on différentiera de nouveau et dans les mêmes conditions les équations {2) par rapport à x puis par rapport à y. Comme la différentiation de la première de ces équations par rapport à y conduit à la même expression que la différentiation de la seconde par rapport à x, nous n'aurons que trois équations distinctes qui seront, en divisant encore respectivement les résullats trouvés par dx et par dy.

d\f dx'

d-f dz d-f dz d\ffdz\^- df d^z dx dz dx dzdx dx dz- \dx j dz dx- '

d^f dz d^f dz d-f dz dz df d'z

dx dv

dx dz dy ' dz dv dx ' dz- dv dx ' dz dx dy

d-f dz d\f dz d\ffdz\^- dfd'-z ^dydzdy ' dzdydy ' dz\dy) ' dz ~dy^ " °'

c'est-

-à-dire

1 d'f d'-f ,d^f df [dx^ -^'l\lxdz-^J''d^ -^'- ^. = ^'

] d'- f d'-f d'-f d'-f df 1 dx dy ' dx dz dy dz ' ^ dz^ dz

\ d^f dH- ,d'-f df

-ri -t- 2^ , , -f- q--~ +t -j- = 0. > dy^ ^ dy dz ^ dz- dz

p e\ g étant déterminées, les équations (3) donneront successivement et sans élimination les dérivées partielles du deuxième ordre r, s, t. t

On pourra continuer de la même manière en différentiant les équations (3).

Il est utile de remarquer qu'on a (387)

dq z= — — ^ dx H- -r-^ dy =^sdx h- / dy. ' dxdy dy- ^

G70. Le cas le plus général est celui où l'on a m équations

et p variables {m </?). Dans celle hypothèse, m variables pourront être regardées comme des fondions implicites des p — m antres variables considérées comme indépendantes et dont les différenlielles resteront constantes.

Les seconds membres des équations proposées étant réduits à zéro, les premiers membres de ces équations seront constamment égaux à zéro et leurs différentielles des divers ordres seront toutes nulles.

La différentielle totale d'une fonction étant toujours la somme des différentielles partielles de la fonction par rapport à toutes les variables, indépendantes ou dépendantes, qui y entrent, nous différentierons une première fois les premiers membres des m équations données, et nous obtiendrons les différentielles du premier ordre des m variables prises pour inconnues à l'aide d'un système de m équations du premier degré. Une seconde diil'érentiation nous conduira à un nouveau système de m équations du premier degré renfermant comme inconnues les différentielles du deuxième ordre des variables désignées, etc.

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