‹ Cours d'algèbre supérieure a l'usage des candidats a l'École polytechnique, a l'École normale supérieure, a l'École centrale des arts et manufactures (volume 2)Chapitre 242 sur 308 · Soit l'expression · texte numérisé non relu

Soit l'expression

y = xlx.

On demande la véritable valeur de la jonction pour x = o.

On a alors

Nous écrirons donc (714)

j=o(— ce).

et la fonction, miso sous celte forme, devient "- pour x—o. Par

suite (711 ),

lim j = lini

2° Soit l'expression

= lim

[pour x = o]= lim(— x) = o

y = cotj:

On demande la véritable valeur de la fonetion pour x = o. On a alors ( Trigon., 29)

j = oo

On écrira donc (71o)

I X — tan2;.r

I X X tang x

colx

et la fonction, mise sous cette forme, devient - pour x — o. Par suite (711)

X — tans-r

lim >' = lim : ^^-^ = lim

cos^

tans

XH

= lim

COS^JC COS- X — I

sinj7Cosx -H X

[pour X = o]= -■

Comme la limite de j- se présente encore sous la forme -, il faut passer

aux dérivées du deuxième ordre, et l'on a

,. ,. cos^j; — I ,. — 2sin.rc0SJ: ,

limr = lim —. — - — - — = lim — :; ^ pour j: = o | = o.

sinu; cosj; -f- a: cos-x — sui^-r-f-i "-"^ -■

3° Soit l'expression

On demande la véritable valeur de la fonction pour x = (x>. On a alors

et Ton peut écrire

Pour .r = co, la fraction — se présente sous la forme — ? et l'on a (711) e^ co

lim^ =]im^[pour^ = ao]=o.

11 en résultée 3 i3)

Jimj = lime'^lim [ -\ [pour x = ca] — lirne^ ^^ = co.

4° Soit l'expression

On demande la véritable valeur de la fonction pçur x = o.

On a alors

7 = oO.

Nous prendrons donc (71G) les logaritlimes népériens des deux membres de l'égalité (i), et il viendra

Ij = xlx.

^lais, pour x = o, on a, d'après le premier exemple traité (i°),

hmxlx = o.

On a donc aussi

lim Ij = o,

c'est-à-dire, pour ^ = o,

limj = i, comme au n° 513.

5° Soit l'expression

On demande la véritable valeur de la fonction pour x = co.

On a alors

y — xo.

6?-2 ALgLbRE SUPÉIIIECRK.

Nous prendrons donc (716) les logarithmes des deux membres de l'cgalilé (i), et il viendra

losr = -\o3x.

Pour X = X, logj se présente sous la forme — • On peut donc poser (^711, 58o)

lo°'.r lof'C

lim logj = lim -^^^ =lim -^-— [pour x — x] = o.

On a, par conséquent, pour x = x.

Y\mr = I,

comme au n° 512.

\o^ X On voit, en même temps, que la vraie valeur de la fonction — ^^- pour

X = X. est égale à zéro, comme on Ta déjà trouvé au n° 311.

6° Soit r expression

On demande la 'véritable valeur de la fonction pour j: = o. Pour or = o, la fonction devient

mais on peut l'écrire

j (l) j' = COS''.r.

et, pour x = G, la fonction se présente alors sous la forme

En prenant les logarithmes népériens des deux membres de l'égalité (i) (716). on a

/)• = ^- 1 cosx.

et la question est ramenée à trouver la limite de Ij^onrx = o. Comme on trouve, pour cette valeur de x,

Icosx G

on a (711)

,. /cosx ,. COS.z- r 1

hm ^— = liin [pourx=o]

,. r sin.r I T r T I

= hm pour x — o\=

Si la limite de ly, pour j: = o, est , on a

limj = e 2 = ,

Cas particuliers.

718. Il peut arriver que le rapport des dérivées se présente toujours sous forme indéterminée, à quelque ordre de dérivation qu'on parvienne, et que la règle ordinaire (711) demeure, par conséquent, impuissante. C'est ce qui aura lieu, notamment, lorsqu'il s'agira d'un rapport de radicaux.

Soit, par exemple, la fonction

ini

dont on veut trouver la véritable valeur pour xz=a. La fonction se présente alors sous la forme -•

3n a donc (711)

, . V^^ — « I • ^ "v/(-2? — a)'"-* y = lim J = lim "^

2 mx \J{x — a)'"-* o

et, en continuant d'appliquer la règle habituelle (711), il est éviden!: rt'i'on trouvera toujours le même symbole d'indéternainatior^ jç-u-jque les radicaux ne disparaîtront pas.

Mai?, «■i r?^ cherche d'abord à simplifier l'expression de la fonction en la mettant sous la forme

on voit immédiatement que la limite de / est zéro ou l'infini, suivant que p est plus grand ou plus petit que m.

719. Certaines fondions deviennent indéterminées d'une manière complète, pour des valeurs spéciales de la variable, de sorte que la règle de l'Hospiial (711) est encore en défaut si l'on parvient, en l'appliquant successivement, à une fonction de cette nature.

Il faut alors avoir recours aux artifices que peut suggérer l'habitude du calcul.

Soit, par exemple, la fonction

, , X -\- cos^

Pour ^ = co, elle se présente sous la forme — » bien qu'on

ne puisse assigner alors aucune valeur à cosj; et à sinj?, qui demeurent, évidemment, complètement indéterminés. Tout ce que l'on sait, c'est que, pour .z?:=oo, cos^ et %\x\x restent toujours compris entre — i et h- i.

Si Ton applique la règle (711) à l'égalité (i), il vient

,. ,. ^ + cos^ ,. I — sinx r

limr:=lim ; ^ lim [pour .•r =; ce],

•^ x — sin.2? I — cosx

et, d'après ce que l'on vient de dire, on se trouve en face

d'un rapport absolument indéterminé, sans que ce rapport se

présente sous la forme - ou — •

Il faut, dans ce cas, reprendre directement l'expression (i) et la traiter par le procédé élémentaire, en divisant son numérateur et son dénominateur par jl, avant de faire a^ = co {Alg. élém., 119). On a ainsi

et, comme sin,r et cosa; ne peuvent pas surpasser t en valeur absolue, on trouve immédiatement, en faisant ai= ce,

cos-a;

limj(ar==c; =!•

ALGÈBUE SUPÉRIEURE. 620

Fonctions implicites.

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