Soit, en dernier lieu
Jco^x dx.
On aura d'abord
I cosx dx ^= smx -h C;
puis,
/ cos.r <Yj: = sin,a7, — sin^r,,.
Si l'on fait tendre maintenant x^ vers l'infini, la valeur de sin^i ne peut tendre vers aucune limite déterminée. La valeur de l'intégrale
/ cosxdx est donc elle-même complètement indéterminée.
790. II. La fonctiox dérivée placée sous le signe ; peut devemu
INFINIE POUR l'une DES LIMITES DE l'i.NTÉGRALE OU ENTRE SES LIMITES.
Supposons d'abord que la fonction dérivée f{x) demeure finie pour les valeurs de x comprises entre les limites ^o et x^, mais qu'elle devienne infinie pour x^x^. La valeur correspondante de l'intégrale peut être alors finie, infinie ou indéterminée.
En supposant toujours x^^Xq et en désignant par s un infiniment petit positif, on pourra poser
f{x)dxT^\h\\ I f{x)dx [poars:=o].
Si la fonction/( j) devient, au contraire, infinie pour x = x^, on pourra écrire d'une manière analogue
/ f{x)dx =^\\m j f(x)dx [pourî = o].
•^.r„ «".ro + E
791. Supposons, en second lieu, c|ue la fonction /(j:-) devienne infinie pour une certaine valeur de x comprise entre les deux limites ^o et Xi de l'intégrale. Cette dernière peut alors être finie, infinie ou indéterminée.
En désignant par X la valeur de x qui rend, dans l'intervalle {xq, Xi), f{x) infinie, nous pourrons écrire, d'une manière générale et d'après un théorème démontré précédemment (7G3, 4°),
/ /('^)^'^= / f{x)dx -h I /{x)dx.
Comme on a, par hypothèse, /(X) ^oo, il faudra chercher les limites des intégrales du second membre d'après les indications données au n" 790. En désignant par s et par yj deux infiniment petits positifs, sans corrélation aucune, nous poserons donc
/ /{x)dx z=V\m I f{x)dx [pour£ = o]
/ f{x)dx ^=Um I f{x)dx [pouryi = o].
"X «^X+Yl
ALGÈBUE SfPÉRIEtr.n. 6g'j
La somme des deux limites obtenues fera connaître la valeur de l'intégrale proposée.