‹ Cours d'algèbre supérieure a l'usage des candidats a l'École polytechnique, a l'École normale supérieure, a l'École centrale des arts et manufactures (volume 2)Chapitre 81 sur 308 · M2Ô>o et 3-H76>o · texte numérisé non relu

M2Ô>o et 3-H76>o

c'est-à-dire

e > 1 et 6 > - - .

Toutes les valeurs entières et positives de 0 conviendront donc à partir de o.

On a, pour le noml re cherché, les deux expressions

Ces deux expressions sont égales, comme on devait s'y attendre et comme il est nécessaire q /elles le soient si l'on a bien opéré. Tous les nombre^ demandés sont, en résumé, donnés par la formule

Pour ') = !. par exemple, on a bien

i3i = 7Xi8 + 5 = r.'. xio + ii.

193. 2° On demande quel est le nombre de pa<^es d'un livre, sachant qu'en les comptant trois à trois, il ne reste rien ; qu'en les comptant sept à sept, il en reste i; qu'en les comptant dix à dix, il en reste 6.

Soit JT le nombre cherché. D'après l'énoncé; il doit évidemment rendre

les fractions

égales à des nombres entiers 7, z, u. On aura donc X X — i X — 6

c'est-à-dire

x—'ij, 3/ — 73 = 1, 3j — io?< = G

ou

3/ = 1 + 73 = 6 + io«.

U faut donc finalement résoudre en nombres entiers et positifs l'équation

73 — lozi = 5.

On aura une infinité de solutions (192).

ALGÈBRE SUPÉIIIEURE. 1^3

De l'équation posée, on déduit (190)

rn I -1- 2 M , ,, , .

Ln posant — - — - = ^, on a la nouvelle equalion

et

7 ' — 2 ?/ = r , d'oia

On doit donner à t les valeurs o et i ( 187). Pour t = 1, on a w ="3.

Les formules générales seront donc

Il en résulte n-20>oet3 +76>o, c'csl-à-dire

Toutes les valeurs entières et positives de 6 conviennent donc à partir de o.

Si l'on revient maintenant à o: = 3 r = 6 -h iom, on a

Si l'énoncé indiquait, en outre, que le nombre des pages du livre est compris, par exemple, entre 4f*o et 5oo, la solution deviendrait unique et déterminée et répondrait évidemment à 0 = 6 : elle serait donc

19(5. 3° Un propriétaire a dc])cn<!c 1 000'' pour pajer le t/ avait de ses vciidaii'^c; à une troupe d'hommes et de femmes : chaque homme a reçu 19*^', chaque femme, 1 1^''. Combien j avait-il d'hommes et combien de femmes ?

Soient x et j les deux nombres cherchés. Il faut résoudre en nombres entiers et positifs l'équation

Le nombre des solutions sera limité (193). En tirant de l'éiiuation • .

1000 — iq.r

et, en faisant varier x entier depuis o jiis(iu"à 10, on est certain d'oblc-

I'j4 ALGÈBRE SUPÉniErUE.

nir une valeur enlière de j (181, 187). Pour x =4, on trouve j = 84. Les formules générales à appliquer sont donc

^=4 — nO et j' = 8'|^-i90,

et l'on doit avoir 4 — 1 1 0 > o, 84 -+- 196 > o, c'est-à-dire

e>-^ et e<A.

Le quotient entier de 84 par 19 étant 4, 6 ne pourra admettre que les ci/iq valeurs

Les solutions du problème sont donc

Résolution en nombres entiers de m équations contenant m -i- i

inconnues.

197. Nous considérerons d'abord spécialement le cas de deux équations à trois inconnues. Soient ces deux équations

(i) ax-\-by-\-cz r=.d,

Ces équations sont supposées ramenées à leur plus simple expression, c'est-à-dire que les coefticients a, b, c, d soiil premiers entre eux dans leur ensemble, ainsi que les coefficients a' , b', c', d'.

Pour que le problème soit possible, chaque équation doit admettre séparément des solutions entières. Il faut donc évidemment (181) que les coefficients a, b, c soient aussi premiers entre eux dans leur ensemble, ainsi que les coerficienls a', b'. c'.

Éliminons z entre les équations (i) et (2). Il vient

(3) {ac'—ca')x -^ {bc' — cb' ) y — de' — cd' ,

et l'on peut remplacer le système proposé par le système des équations (i) et (3).

Cheixhons les solutions entières de l'équation (3); d'après

ALGÈBRE SUPÉRIEURE. l^S

ce qui prccède, si elle en admet, elles seront de la forme (182)

bc'—cb'

X =z et —

ac' — ca'

5 est le plus grand commun diviseur des trois coefficienls ac' — ca' , bc' — cb' , de' — cd' ; car, avant de traiter réf|uation (3), il faut rendre ses coefficients premiers entre eux dans leur ensemble. B est un entier indéterminé, positif ou négatif; a et ^ représentent une premièi'e solution.

Pour que l'équation (3) admette des solutions entières, il faut d'ailleurs que les quotients qui multiplient 0 dans les formules précédentes soient premiers entre eux (181).

Si cette condition est remplie, on substituera les valeurs trouvées pour x et pour j dans léquation (i), et elle ne renfermera plus que les deux inconnues z et 9, qu'on pourra, si toutefois l'équation transformée comporte des solutions entières, exprimer en fonction d'un nouvel entier indéterminé Q'.. On i)ourra donc obtenir x, y, z, en fonction de Q' seulement.

Si les équations données doivent être résolues en nombres entiers et positifs, il restera à discuter les valeurs obteimes et à chercher les limites de 0' (192, in:î).

198. Remarque. — Si les coefficients c et c' de l'inconnue z quon élimine d'abord sont premiers entre eux, la seule condition de possibilité du problème est que l'équation (3) admette des solutions entières.

En effet, reprenons, dans cette hypothèse, les valeurs

bc'—cb'

i?t suhstituons-les dans l'éfiualion (i). Il vient, en simplifiant, (4) c{ab' — ba')0 + co z = o{d — ay. — b^j).

D'autre part, puisque l'équation (3) admet la solution

^r= a, jK := |3, on a

( ad — ca' )y. + {bc'—cb')''^ — de' — cd' , d'où l'on tire

c{d'—a'a— b'^^) — c'{d~ac/.~b'p).

Il en résulte que c, supposé premier avec c', doit diviser exactement d — aa — ^(3.

Appelons q le quotient de cette division et reportons-nous à l'équation (4)- En divisant ses deux membres par c, elle

deviendra

{ab' — ba')e + oz = àq.

Dans le cas où c est premier avec c', on obtient donc immédiatement une solution entière de l'équation (4) ou de l'équation (i) transformée en posant 5 =1 o et ^ = «7.

La remarque précédente prouve en même temps qu'on a intérêt à éliminer d'abord l'inconnue z dont les coefficients sont supposés premiers entre eux, puisque la résolution ultérieure de l'équation en 5 et en ^ est alors immédiate.

Nous allons préciser par un exemple la marche que nous venons d'indiquer.

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