‹ Cours d'algèbre supérieure a l'usage des candidats a l'École polytechnique, a l'École normale supérieure, a l'École centrale des arts et manufacturesChapitre 35 sur 207 · OPÉRATIONS ARITHMÉTIQUES APPLIQUÉES AUX QUANTITÉS IMAGINAIRES · texte numérisé non relu

OPÉRATIONS ARITHMÉTIQUES APPLIQUÉES AUX QUANTITÉS IMAGINAIRES

Remarques préliminaires.

808. Nous nous proposons de prouver clans ce Chapitre que, si l'on soumet les expressions imaginaires du second degré, c'est-à-dire déduites de la résolution de l'équation générale du second degré à une inconnue, aux six opérations arithmétiques, d'après les règles démontrées en Algèhre élémentaire, on obtient toujours des expressions imaginaires de même espèce, c'est-à-dire pouvant se ramener à la forme

a — bi:

a et b sont des quantités réelles quelconques; /représente \ — I et n'est, à proprement parler, qu'un signe d'opération qu'on traite néanmoins comme une lettre ordinaire; seulement, on doit toujours remplacer i- par — i (803).

809. L'expression imaginaire a — bi est évidemment racine de l'équation du second degré

L'autre racine est alors nécessairement (803)

a — bi.

Les expressions a -- bi et a — bi sont ce qu'on appelle des imaginaires conjuguées. Elles ne diflfèrent que par le changement de signe de 6 (ou de i), et jouissent de propriétés importantes que nous signalerons successivement.

810. Deux quantités imaginaires complexes a-\-bi et a'-\-b'i sont égales, lorsque les quantités réelles qui y en-

l>. ALGÈBRE SUPÉRIEI RF.

treiit sont égales deux à deux et dans le m»''me ordre, c'està-dire lorsqu'on a à la fois

Réciproquenienl, on ne peut poser régalité

a -i- hi --=^ a' -^ b' i,

que si l'on sait d'avance que les conditions « := a' et 6 r= b' sont remplies.

Addition et soustraction.

811. Soit à ajouter ou à retrancher les deux expressions imaginaires

a -i- bi, a' -V b' i.

On a immédiatement {Alg. élém., lo, 16), en prenant ensemble les signes supérieurs et les signes inférieur?,

(«^ bi) ± (a' -h y i) = {a — a') -^{bzz b')i,

quantité de môme forme que les deux imaginaires ajoutées ou retranchées.

812. S'il s'agit de deux imaginaires conjuguées (SOG^i, il faut faire a'=: a et Z^'=: — b.

La somme de deux imaginaires conjuguées est donc réelle et égale au double 2a de leur partie réelle; leur dijférence est une imaginaire simple (803) égale à 26/, de sorte que le carré de cette différence est une quantité essentiellement négatii,-e égale à — \b-.

Multiplication.

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