BC ^ B
On peut donc écrire immédiatement, en multipliant les deux
De c. — Cours. IV. 2
l8 ALGÈBRE SUPÉRIEURE.
termes de la fraction par l'imaginaire conjuguée c — di du dénominateur c -i- di. (814),
a -\- bi (a -h bi) {c — di) ac ■+- bd bc — ad .
c H- di c^ H- d- c- H- d'^ c- + d^
825. Si l'on considère une équation du premier degré à une inconnues, où les coefficients soient quelconques, c'est-à-dire réels ou imaginaires, on peut la ramener à la forme habituelle Aa^=:B, A et B étant des quantités imaginaires. 11 résulte de ce qui précède que cette équation admettra pour ^ une valeur imaginaire, et une seule; ce qui suffit pour montrer que la théorie des équations linéaires n'est pas modifiée par l'existence des coefficients imaginaires.
Puissances.
826. Examinons d'abord les puissances successives de \^ — i ou de i.
On a d'abord (803)
On a ensuite
i* = i- iz= — i, i^ z^i^iz= — /- ^ -f- 1 ,
et, en continuant,
La quatrième puissance ï* étant égale à 4-i, il est clair que les résultats obtenus pour les quatre premières puissances de i vont se reproduire ainsi périodiquement et indéfiniment, de sorte qu'on peut écrire d'une manière générale, p étant un entier quelconque (150),
On voit que les puissances paires de i sont réelles et égales à ± i, suivant que l'exposant est de la forme .\p ou 4p-\-2, tandis que les puissances impaires sont imaginaires et égales à ±. i, suivant que l'exposant est delà forme ^p-\-i ou 4/^ + 3.
ALGÈBRE SUPÉRlEUnE. ig
827. m étant un nombre entier positif, passons maintenant à la recherche de la w'"^™" puissance de l'imaginaire a + bi.
Il est évident qu'on obtiendra comme résultat une imaginaire de même forme, puisqu'on a à multiplier entre eux m facteurs égaux k a + bi (813).
On peut d'ailleurs elfectuer le développement de (a-hbi)'" à l'aide de la formule du binôme (255); il vient
((7+ bt)'" = a'" -f- — a"'-i bi
Si nous remplaçons les puissances successives de i par les valeurs trouvées au numéro précédent, c'est-à-dire les puissances paires par — i et +1, et les puissances impaires par 4- < et — /, nous aurons
,, fit M -M • tu \ lit- 1 I
(r/ 4-60'"= «'"H a"'-^bi ^ a'"-^- b-
bi-
ni [ni —
lUw
^bH
On remarque alors que les termes du développement sont alternativement réels et imaginaires et que, à deux termes positifs, succèdent régulièrement deux termes négatifs. Si l'on sépare les termes réels et les termes imaginaires, en mettant dans ces derniers / en facteur commun, les signes + et — alterneront dans chaque parenthèse, et nous pourrons écrire finalement
bi)'" = \a"' ■a"'-^ù^--. ^-i ' ax'-'^b''-
['" , , 7/1 ( 771 — i)ini — •?, ) , ,
Les parenthèses représentant deux quantités essenliellement réelles A et B, on a donc bien
(a -h biy" = k -f-B«.
no ALCEBRE SUPERIEUnE.
Le développement de (« — bi)'" ne diffère du précédent que par le changement de b en — b ou, si l'on veul, de i en — i (261). Par suite, on a égalenienl
{a — biy"r^\ — V>i.
En rapprochant ces deux résultats, on peut énoncer cette remarque importante : les puissances semblables de deujc imaginaires conjuguées sont elles-mêmes des imaginaires conjuguées.
En multipliant memhre à membre les deux relations précédentes, on trouve encore
828. Considérons une fonction entière de jo (iW) ou un polynôme entier en x de la forme
Y{x) =AoJ?"' + A,.r'"-' + A2j:'"-- + . . . + A,„i.-r + A„,,
à coefficients quelconques, réels ou imaginaires.
On a souvent à remplacer x dans un pareil polynôme par une valeur imaginaire a + bi. 11 est clair que le résultat de cette substitution sera encore une imaginaire de même forme. En effet, d'après ce qu'on vient de voir (827), toute puissance entière de a + bi est une imaginaire de même forme et, si on la multiplie par une quantité imaginaire, le produit satisfera encore à la même condition (813). En réunissant les résultats obtenus pour chaque terme, on aura donc finalement (811)
Y{a-^bi) = P -hQi.
829. On peut se demander si, en substituant à la place de d\ dans F(.r), l'imaginaire conjuguée de la première substitution, c'est-à-dire a — bi, on trouvera un résultat conjugué du précédent. 11 y a alors deux cas à distinguer.
Si tous les coefficients du polynôme considéré sont réels, le terme \„x", par exemple, devient simplement
A„(a — bi)" au lieu de A„(a+ bi)",
et les deux résultats partiels correspondant à chaque terme sont évidemment conjugués, de sorte qu'il en est de même de leurs ensembles.
ALGÈBRE SUPÉRIEUUE. 2 1
Mais, si le polynôme proposé renferme des coejjlcients imaginaires, si l'on a, par exemple, A„ = a„ + (3,,/, les deux résultais partiels à comparer sont
( a„ + (3„ 0 ( « + biy et ( a„ + |3„ /) ( a — hi) '' ,
et ils ne sont plus conjugués, puisque i ne change de signe que dans l'un des facteurs des deux produits. Par suite, les ensembles des résultats obtenus ne sont pas eux-mêmes conjugués. Ce n'est donc que dans le cas oà tous les coefficients du polynôme proposé sont réels que les valeurs conjuguées de x donnent des résultats conjugués et qu'on peut écrire
F(a4-Z^0=P + Q'. l^{a — bi)^V — qi. Cette observation nous sera utile plus tard.