La variable z-=LX-^yi décrivant dans le plan des axes
une courbe arbitraire, le rapport -^ (549), qui représente la
tangente trigonométrique de l'angle formé par la tangente à cette courbe avec l'axe des x (535), est lui-même arbitraire.
Pour que la dérivée
ci coi X -^ ri)
d{x -h ri )
soit déterminée, il est donc nécessaire qu'elle soit indépen-
dv dante du rapport -j--
Or, pour avoir un sens, l'expression o{x-\-yi) doit être telle que, pour toutes les valeurs réelles données arbitrairement à .27 et à y, on puisse indiquer sa partie réelle et sa partie imaginaire, et écrire
en désignant par P et Q deux fonctions connues et réelles de X et de r.
Or, dx et dy étant les accroissements infiniiruent petits attribués à .37 et à j, on a évidemment (568), i devant toujours être traité comme un nombre constant (808),
du = d( P -t-Qi)z^dP^idQ,
Al.C.KBlŒ SliPKlllEURE.
c'csl-à-(liie, P et Q étant des fonctions réelles de x et de 7
^/(P + QO __ \dx dx ) \dy dy ) ■
d{x -^ y i) ~ dx -T- i dy
Or, si on laissait/ constant en faisant varier seulement x, on aurait dz -= dx et
dM d^ .dQ dz dx dx '
du , , , . , . , , »
ce qui montre que, -7- étant déterminée, 1! en sera de même
. ,,dV dq des dérivées partielles -y^ et -7- •
Dautre part, si on laissait x constant en faisant varier seulement j; oi^ aurait dz-r-idy et d? .dQ du dy ~^'^K ^/Q -^P.
dz i dy dy '
dj dz
du . , , . , ., ,
ce qui montre que, --r^ étant déterminée, il en sera de même
. „ dV dQ des dérivées partielles -r-, ^^ ~i~"
Puisque la dérivée de l'expression proposée doit demeurer indépendante de -y- 5 il faut que les valeurs ainsi trouvées
pour -r = cû'i g) soient égales. On a donc ' dz '
, dV .dQ ___ dQ .(TP
^ ' dx dx dy dy
relation qui se partage immédiatement dans les deux suivantes :
^'^ dx ^ dy' dy dx
On voit en même temps que
ALGEBRE SUPERIEURE. lOl
927. Les conditions (i) sont nécessaires pour que la dérivée de u=^o{:-) soit déterminée; elles sont aussi sutTi- -ontes.
En effet, supposons-les satisfaites, et faisons parcourir à lu variable z^^x—yi une certaine courbe tracée dans le plan des axes et telle, que x et y soient des fonctions, réelles et admettant des dérivées, d'une variable auxiliaire i. On aura alors (o67)
dz dx . dv
dt dt ' dt
D'ailleurs, en appliquant également aux fonctions réelles P et Q, qui admettent des dérivées partielles déterminées par rapport k x et h y, le tbéorème des fonctions composées, il viendra, pour tous les points de la courbe décrite par la variable z,
dP dP dx clP dv
dt dx dt ' dv dt dQ dQ dx dQ dy dt dx dt dy dt
11 en résulte
du dP .dQ dt ~ dt ^ dt ~
fdP dx ' dx'dt
dP dy dv dt
./dQ dx dQ dy\ \ dx dt ~^ dy dt j
ou, d'après les équations de condition (r) du numéro précédent.
du/dP .dQ,dx dyx/'cW , .dQ\dz dt \dx dx J \ dt dt j \ dx dx ) dt
ou, enfin (926),
du dP . dQ lia dz dx dx dx
La fonction a-=.oiz) admet donc une dérivée indépen-
dy dante du rapport -r- ou de la direction de la tangente à la
courbe tracée par le point {z .
928. Admettons que les fonctions réelles P et Q aient des dérivées partielles du deuxième ordre par rapport à j? et à j, et reprenons les équations (0
dx dy^ <^(7 ~ ^^
ALGEBKE SUPKRIEURE.
En les tlifférenliant successivement par rapport à x et par rapport à j, on trouve, pour la première,
dx^ dx dy
dx dy t/j^
et, pour la seconde,
^^P r/2Q dx dy dx'-
d-P d'-Q dy'^ dx d
11 en résulte immédiatement, en ajoutant et en retranchant en croix les résultats obtenus,
d^V dy9 d^ d^
^^^ 5^ "^ ^7^ ~"°' dx' ^ dy' "'''
On ne peut donc pas prendre arbitrairement les deux fonctions réelles P et Q, lorsqu'on veut que l'expression imaginaire u^^-o{z) puisse être considérée comme une fonction de z; il faut que ces fonctions satisfassent aux équations (i) et, par suite, isolément, aux équations (2).