Ces polynômes, ou plutôt ces nombres complexes
SECTION V. — CHÀPITHE III. 587
(f(a), dont la formation dépend essentiellement des entiers /ut et V, et ensuite des nombres m et n, conduisent à d'admirables théorèmes arithmétiques dont nous allons donner quelques exemples.
J'observe d'abord que la relation
donnera, en changeant les signes de m et /z.
Multipliant membre à membre, et ayant égard à la relation
on trouve immédiatement
Un cas particulier très-simple montrera tout l'intérêt qui s'attache à ce résultat. Soit
p^i ( mod. 4] i
on satisfera à l'équation
en prenant
Alors ^{o^)y somme de puissances entières de i, sera de la forme a -+- bi. a et b étant entiers ; d'ailleurs - = aura pour valeur — i , de sorte que
donc tout nombre premier == i (mod. 4) est de la forme Ce théorème, qui a été établi par une méthode si diffé-
5ga COURS D^ ALGÈBRE SUPÉRIEURE.
Donc on a, dans tous les cas, et, par suite,
Cela posé, si Ton fait
on aura (n**548)
d'où
Substituant cette valeur de P dans le premier membre de la formule (i), celui-ci se réduit à
IzA /Lui î-ii / Q
quantité qui est un nombre entier. Quant au second membre q — - — » il se réduira donc aussi à un nombre
SECTION V. CHAPITRE III. Sq3
entier E, et Ton aura
Il s'ensuit que le carré de \ A/** est une fonction symétrique et entière des racines de l'équation ' = o ;
par suite, ce carré a pour valeur un nombre entier, ce qui exige que E soit un multiple M^ de ^. Ainsi Ton a
M étant un nombre entier. Par conséquent,
P • (-•) * * -(1)=**^ = remarquant que
p * izr [ - j -f un multiple de q,
et supprimant de part et d'autre les multiples de q<, il vient
cette formule ( 2 ) exprime précisément le théorème de Legendre.
S«— jiig, sup,p II. 38
594 COURS d'algèbrk supitniEuaE.