‹ Cours d'algèbre supérieure (volume 2)Chapitre 41 sur 121 · La congruence · texte numérisé non relu

La congruence

.r* — N=ii=o (mod.y?)

ayant été reconnue possible, supposons qu'on veuille la résoudre. Nous distinguerons deux cas suivant que le module p est de la forme 4 A" -h 3 ou de la forme 4 A" 4- 1. Supposons d'abord

p=^k-\- 3, la congruence proposée étant possible, on a

N*— ir^o ou N'*-^* — I r:=o (mod./i],

SECTION III. CHAPITRE II. Il5

Cl, en multipliant par N,

jf u+j __ j,î =^ o (mod./>),

d*où il suit que les racines de notre congruence sont

Soit actuellement le cas où p est de la forme 4Ar + 1 ; les nombres 4^^-+- 1 comprennent les deux formes 8 A-t- 1 , 8A:+5, que nous allons considérer Tune après Tautre.

Supposons

la congruence proposée étant possible, on a

N**+*--iE=o (mod./?),

ou

(N**-*->-hi)(N**+>— i)e^o (mod./?);

on a donc

N**-*-»— i=o (mod./>),

ou

N*^+*-M=i-o (mod./?).

Si c'est le premier cas qui a lieu, on aura

N*^-^«— N=HO (mod.77),

et les racines de la proposée seront en conséquence

x — dzN^-*-» (mod./>).

Si au contraire le deuxième cas se présente, posons ÔET-N*"^» [moà.p), d'où Ô*=N*^-+-«s— N (mod./>],

la congruence proposée deviendra

X* -h 0*^0 (mod./?).

Or le nombre pj qui est de la forme 4 A -H i , est la somme de deux carrés premiers entre eux. On peut donc poser

Il6 COURS D*ALGkBIlE SUPÉRIEURE,

d'où, t et u étant des indéterminées.

On peut déterminer t ci u par la condition

att~€ri=ô,

et il est évident que la congruence proposée sera vérifiée en posant

x:=zi= (a/ -f- €«) (mod.p).

Il nous reste à examiner le cas où/? a la forme 8A:4-i. Alors il n*est pas possible, en général, de résoudre la congruence proposée sans tâtonnements, et Ton est obligé de calculer les termes de la suite

p-hN, 2/7-+-N, 3/^-hN ,...,

jusqu'à ce qu'on en trouve un qui soit un carré parfait. Cela ne peut manquer d'arriver lorsque la congruence proposée est possible, et, comme le carré que Ton cherche

est moindre que 7 p^y le nombre des termes à calculer,

dans la suite précédente, ne pourra jamais excéder jy?-

Il peut arriver cependant, dans le cas qui nous occupe, que Ton puisse trouver directement les racines demandées. Soit, en effet, :>/ la plus haute puissance de 2 contenue dans/? — I et posons

a étant un nombre impair et |u étant au moins égal à 3. La congruence proposée étant possible, on a

K»'^"*«--i (mod. /?),

et il se peut que Ton ait aussi

N':lLi (niod./>).

SECTION m. — cbapithe ii. 117

Admettant cette hypothèse, on aura

N«+«--d=N (mod.p),

et, comme a est impair, on pourra procéder exactement comme nous l'avons fait dans le cas de /? = 8/r -h 5.

Exemple. — Reprenons, avec Lcgendre, la con-

gruence

x' -h 1459=1=0 (mod. 22366891).

Nous avons vu que cette congruence a deux racines. Ici

Ton a

p = i -r- 3

et

On trouve que

c'est ce que montre l'égalité

De la congruence x^ — N :=h o, dans le cas d ^un module

quelconque.

337. Supposons d'abord que le module soit une puissance p'* d'un nombre premier impair />; la congruence proposée sera

(i) x^ — N = o (mod./?*).

Commençons par résoudre cette congruence, suivant le module /?, d'après la méthode du n° 336; si l'on désigne par ± \ les racines, on aura

(2) Ç«— Nei-o (mod. /^)

et, par suite,

(?*— N)^=o (mod./?').

ii8 couBS d'algèbre supérieure.

Or, en développant la puissance (Ç -r v^) > ^^ trouve un résultat de la forme

(3) (Ç-4-v'Ny = «-h€VN, a et 6 étant des entiers, et il en résulte

(4) (ç-v'N)*-«-6s/N, par suite

(5) a«__Ne=:-(Ç> — N)*i=o (mod.y^*).

La formule (3) ou (4) donne aussi

ou, à cause de la formule (2),

€=.ç- [■l4-'^^'^^^-4-...]^V-Ç>-t (mod./,),

ce qui montre que p ne peut diviser aucun dos nombres a et o. Alors on pourra trouver deux entiers t et u, tels que Ton ait

et en substituant cette valeur de a dans la formule (5),

il viendra

€'(/' — N -.0 [nvu\. p",

ou

(7) /* — >' 0 (niod./;^ ,

d*oii il suit qu*on aura les deux racines de la congruence

SECTION m. CHAPTTRF II. 1 I9

proposée en prenant

Remarque. — Lorsque le nombre N est un multiple de^ycas que nous avons exclu, la congruence proposée exige que x soit divisible par/?. Soit N=/7^'»IÏ', n étant le degré de la plus haute puissance de p^ qui divise N ; la congruence proposée ne pourra être satisfaite que si x est divisible parp". Posant donc x=p^z, elle se réduit à

a« — N' = 0 ( mod. /?^-"» ) .

et celle-ci sera impossible ou n'aura que la racine z = o, si N' contient encore le facteur p,

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