‹ Cours d'algèbre supérieure (volume 2)Chapitre 56 sur 121 · TT · texte numérisé non relu

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et Ton voit que Ton a, à plus forte raison,

-w*-fâ--(D-®-<i;

>Ax logj:— I .

Les formules (i) n^ont lieu que dans Thypothèse de j:]>i; d*ailleurs, pour former les inégalités (2), on a

remplacé x par -» 0» r' t"? donc les formules (2) ne

2 o cj 00

sont établies que dans Thypothèse de a:^3o. Mais il

est facile de vérifier que les formules (3) ont lieu pour

toutes les valeurs de x comprises entre i et 3o, et, par

suite, qu'elles ne présentent aucune exception.

Des inégalités (3), combinées avec les inégalités (2) du

&<* 400, on déduit

-^[x] > Ajt logx — I,

+ (*) — * ( g ) < Ax 4- - logx.

a34 COURS d'algèbre supémiEURB.

La première de ces formules donne immédiatement une limite inférieure de ^{jc) ; la seconde peut servir, comme on va le voir, à obtenir une limite supérieure. Pour cela, posons

/(x) = I Ax - --f^-^ kg»* + I logx.

on aura

et, par suite, .

on a donc

ou bien

en changeant successivement j: en tt > rr^ » ttj ♦ • • • ? ,.^^,1 11 vient

Supposons maintenant que m soit le plus grand entier qui

vérifie la condition 6"*'^x; g^ tombera entre > <?l g'

cl, par suite, 4'(g^) ^^^^ ^^^^'^ i^ ^^^ ^" outre que — y / .^irî ) sera moindre que 1 . En effet, la valeur de

SECTIOH III. CHàPITHS V. *35

— f{t) peut s'écrire ainsi :

-, . 5log6 5 /, ', c\' 6 .

-/(.) = -^g p-^ ^log. + - loge) - 5 A*,

d'où Ton conclut

et, à plus forte raison,

puisque, 6 étant moindre que c^, log6 est inférieur à 3. D'après cela, la formule (5) donne

,Kx)-/(x)<i,

elj par suite,

(6) +(^) < 5 A^ + pp l«g'^ -^ 4 ^^g^ -^ '•

Les deux limites que nous venons de trouver pour la fonction if>(x) vont nous permettre de trouver également deux limites de la fonction B[x),

Pour cela remarquons que la formule

donne

',[x\ — 4»(v^) =ô(ar)-h0(jr)'-f-0(x)*+(^(-r)'+..., ;(x)-2^p(^ij = 0(x)-[ô(:r)^--0{xr]-.[0(^)^-ô(x)^] •

Or la fonction 6(z) est positive ou nulle, et d'ailleurs elle ne peut croître quand z décroît ; donc on a

a36 COURS D^ALGÈBRB SUPéRIEDRB.

IVfais on vient de trouver

4»(^) > Ax — - log.r — I,

et Ton en tire

donc on a, par li^s inégalités (7),

9{x)<|Ax-Ax'H-^Iog«x+|iog*+a,

(10) j i 5 i5 (e.(x)>Ax-^Ax«-yjj^log»x-l-»og'-3-

Ainsi la somme des logarithmes de tous les nombres premiers qui ne surpassent pas x est comprise entre les limites

p Aj? — Aj: -t 7-5 — TT log'x -h - logx -4- a, Ax- ^ Ax^- yA log«x- ^log*-3.

Détermination de deux limites du nombre qui indique combien il y a de nombres premiers compris entre deux nombres donnés.

402. Soit m le nombre qui indique combien il y a de nombres premiers plus grands qu^un nombre donné / et qui ne surpassent pas un autre nombre donné L. La somme des logarithmes népériens de ces m nombres pre-

SECTION III. CHAPITRE V. aS^

miers sera évidemment comprise entre m log/ et m logL ; on aura donc

e(L)-0(/)>/wiog/, e(L)-e(/)</wiogL,

cty par conséquent,

log/ logL

mais, diaprés les inégalités (lo) du n® 401, on a

■*■ Fï^ (îIog'L-MogV) -t- ^ (alogL + 31og/) -f-5,

~ «1^ ''°^*^ ^ ' '"^''^ - I (3 iogL + a log/) - 5: donc

'< ûifl •

K*""?')" *(T''*-'^)~8i46^'°e'I'+»'°eV)- |(3logL-*-,loe/)-5 >- TS^L •

Ces formules donnent ainsi deux limites entre lesquelles tombe la quantité m qui désigne combien il y a de nombres premiers plus grands que / et qui ne surpassent pas L. La deuxième de ces formules montre qu'on trouvera plus de k nombres premiers entre les limites / et L, si la condition suivante est satisfaite, savoir :

a(l- I /) - a(^ L' - /*)- ^ (loca-i- » logV) - î(3 loeL-*- ï loj/) - 5

a38 COURS d'algèbre SUPéBIEURB.

et, comme / est ]> o et <; L, on vérifie celte inégalité en faisant

A(L-|/)-yAL^-g^log«L--^logL - 5^

logL d'où Ton tire

Ainsi, en prenant pour /cette valeur, on est sûr de trouver plus de h nombres premiers entre / et L. Il est bien entendu que / et L sont supposés plus grands que i .

En faisant Ar = o, on conclut de ce qui précède qu'il y a au moins un nombre premier entre / et L, si Ton prend

(3) /--gL-2L --g^-j^- ^^„___.

Application des résultats qui précèdent.

403. Des résultats que nous venons d'obtenir il est aisé de déduire la démonstration de la proposition dont nous avons parlé au n^ 398. Eflectivement, nous venons de voir qu^il y a au moins un nombre premier entre les limites

5, wT 251off*L 125 loi» L 25

b loAlo^o 24 A bA

donc il sera établi qu'il y a au moins un nombre premier entre les limites a et 2a — 2, si Ton prouve qu'on peut, par une valeur convenable de L, satisfaire aux deux inégalités

^^5 \ ?51og«L i25IogL 25

a<gL-2L ~ i6AlogG~~Ï4Â~" 6i

SECTION III. CHAPITRE V. ^ig

Or on vérifie évidemment la première de ces inégalités

en prenant

L= 2fl — 3.

Quant à la seconde, elle devient, pour L = 2a — 3,

i6Alog6

i7.51og(9.<z — 3) 25 24Â GÂ'

ce qui est exact pour toutes les valeurs de a qui surpassent la plus grande racine de Téquation

5 251og«(2x-- 3)

125 log(2X— 3) 25 ^ •

or on trouve que cette plus grande racine est comprise entre iSp et 160; donc, si a est> 160, il y a nécessairement un nombre premier compris entre a et 2a — 2. A l'égard des valeurs de a inférieures à 160, la proposition peut se vérifier immédiatement au moyen des Tables de nombres premiers.

SECTION IV

LES SIBSTITUTIONS.

S. — Mfi. sap'f n.

SECTION IV. CHAPITRE X. %i'i y

SECTION IV

LBS SUBSTITUTIONS.

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