‹ Cours d'algèbre supérieure (volume 2)Chapitre 90 sur 121 · aO"z, 6-'»CT0'»rz, i- 0-'" nrO" « . ^ 0-'" u^" rz · texte numérisé non relu

aO"z, 6-'»CT0'»rz, i- 0-'" nrO" « . ^ 0-'" u^" rz

elle est donc entière. D'ailleurs son déterminant est résidu quadratique dep, car elle est le produit de trois substitutionsy~/3, xr>z^ f^Zy dont les déterminants sont résidus quadratiques.

Exemple. — Supposons p = y, r = 3, et prenons

rr 5 ~~~ «

eu 4* — .9

-6'ciô®z z.

ÔînrO^r. — 43 + 4,

fl'oSSz — z.

-OciO'3c 2SH-G,

Ô»o0»3z = 2S H- 6, ^ 0'cjO"3c ^ 42 4- 4.

«Swr /e^' substitutions de cinq et de sept lettres.

485. Lorsque le nombre premier p est égal à 3, les substitutions des p — i indices z

sont toutes linéaires et entières.

M. Betti a donné pour le cas de cinq lettres Texpres-

4o6 couBs d'algèbee scp^bieues.

sîon analytique des subslîlulîonSy et M. Hermîle mrésola ensuite le même problème à l'égard des substitutions de sept lettres. Nous allons exposer ici ces importants résultats.

Des suBSTiTrTioîis de cisq lettres — Considérons d'abord le cas de cinq indices; d'après ce qui a été dil au n" 477 y les formes réduites des substitutions sont

La deuxième forme doit être exclue, car on en tire

r^sV^i'E^i mod. 5'; la troisième donne

et pour faire disparaître le terme indépendant il faot poser a =0. Toutes les autres conditions se trou^'anl d'ailleurs remplies (n** 477) par l'expression ôr~i r', il en résulte que la totalité des substitutions pour un système de cinq indices sont comprises dans les deux formes

où Ton n'excepte que la valeur de a = o.

480. Des substitutions de sept lettres. — Dans le cas de sept indices, les formes réduites ne peuvent être que les suivantes :

\ [mod. 7 ,

parmi lesquelles on doit rejeter d'abord la deuxième cl la Iroisièiiie, parce que le terme indépendant de :: subsiste nécessairement dans le cube de Tune et dans le carré de l'autre.

Soit

Oz^z^-h fiz^-\- bz (mod, 7);

on voit immédiatement que le terme indépendant dans [Ozy est a; on a donc a^o (mod. y). On trouve ensuite

(z^-h 0z)^=z^^-{-'3hz^-h3h^'z^'{'h^z^ 1

7 (mod. n\

ce qui exige que Ton fasse

3 ^'-4-1^=0, ^^±3 (mod. 7).

Od a ainsi les deux formes

Bz = z' -f- 33, 93 = s*— 33;

mais la seconde se ramène à la première par la transformation indiquée au n® 477, car, si Ton fait

cette formule se réduit à

si Ton suppose

«'=== — I (mod. 7),

c'est-à-dire si Ton prend a non-résidu quadratique de 7. Cela étant, on a la série des puissances qui suit :

Oz—-z 3*-^3s \

[OzYl-jiz^ } (mod. 7;,

\ezYy-3z'-\-z

[OzYi^3z^-{-6z^

en sorte que toutes les autres conditions se trouvent remplies d*elles-mémes.

Soit en dernier lieu

0 z =^ z' -{- a z^ -\- i z'*' -\- c z (mod. 7)3

4o8 COUaS d' ALGÈBRE SUPéBIEDKE.

on aura, en égalant à zéro le terme indépendant de z dans le carré y dans le cube et dans la quatrième puissance

de Oz,

2C -f- fl'ë^O,

b[3 -h6ac -{- ù^]^o, \ (mod. 7).

ah^-h 4^*c*+ 2(20 -+- r*) (i -4- 2ac H- ^')^o )

La deuxième condition est satisfaite en posant

fj^=o (mod. 7), ce qui réduit la troisième à

(2/ï -h r') (r -4- 2^r) ==1=0 (mod. 7' ;

remplaçant c par la valeur a-^i^ia^ { mod . 7 ) , tirée

de la première congruence, on obtient Tidentité

2 (.'/ + r?^ ) ( I — //' ) == 2 (rt — • ^r ] == o (mod, 7) .

On a ainsi cette expression

Oc ==r* + rtz' -h 3rt'2 (mod. 7',

où a reste indéterminé, mais que Ton peut rameneran cas de rt == o et à ceux de « ^ i , ri ==s 3, au moyen de la relation

aO[uz) =^2^^ — n oi^ z^ -{- 3 tt^ 01} z (mod. 7'.

On vérifie facilement que la cinquième puissance df notre expression de Oz ne renferme pas de terme indépendant, en sorte que la dernière condition exigée se trouve satisfaite d'elle-même.

Supposons maintenant que b ne soît pas nul suivant le module 7. La première des conditions écrites plus haut nous donne

€^12 3a* (mod. 7),

ety en substituant cette valeur, les deux autres se réduisent à

3 3rt'-f- ^'^o )

> (mod. «7' ;

il suit de là qu'on a ces deux solutions

et ( (mod. 7^

^' = — I , /> ^ dr. I )

On conclut de là ces nouvelles formes réduites

> (mod. «j;,

a étant ici un non-résidu quadratique de 7 ; enfin, par la transformation déjà employée plus haut, on ramènera ces deux formes aux suivantes :

En résumé, toutes les substitutions des indices

au nombre de

peuvent être représentées par

la fonction Qz prenant successivement ces formes :

z* -f- rt 3* -+- 3 «* 2 ( rt quelconque ) ,

z*-+- tfz'dzz'-i- 3a*z (anon rcsidu de 7].

4lO COrnS D'ALGÈiaB scpériecrb.

-187. M. Hermite a publié d'abord les résultats qui précèdent dans les Annales de M. Tortolini, et il les a romplétés ensuite par des remarques que nous croyons utile de reproduire.

Considérons les deux formes réduites z*-f-3r, ='-f-ar*, qui font partie de celles que nous avons obtenues, et riistinguons les valeurs de z en deux groupes, contenant i*un les résidus quadratiques, Tautre les non-résidus, relativement au module 7. On trouvera

«*-*-33n323 z résidu quadratique de 7 ),

^ 4 ^ ^ non-résidu de 7 \

s' -i- 2 3- ZL- 3 -- z résidu quadratique de 7 ),

=E3 3- ^z non-résidu de 7 ;.

Considérons en deuxième lieu la forme réduîle

z^ -\- z^ ->r Z z y et distinguons les indices en résidus co- Ijiqucs et en non-résidus relativement à 7 ; on aura

c* -h s"* -t- 3 r ^^ — 22 s résidu cubique de 7 ,

HZ- -1 - 25 z non-résidu cubique de 7 ' .

Considérons enfin les deux substitutions c* -+- 3w'— et c^-i- 33'iiz Z' — z. On pourra encore ramener ces subslilufions à la forme monôme, mais d'une nianiôre toute ditrércntc. On a, en eflet,

'^\ni l'on conclut, en faisant £ =^ dz i.

Ces résultats, dit M. Hermite, autorisent jusqu'à un certain point à supposer que, dans l'étude des formes analytiques des substitutions pour un nombre premier/; de lettres, les expressions nommées réduites se ramènent elles-mêmes à d'autres beaucoup plus simples, en considérant les valeurs de l'indice comme résidus ou nonrésidus de puissances dont l'exposant diviserait/? — i, ou bien encore comme divisées en deux séries formées

l'une de nombres inférieurs à-' et l'autre de nombres supérieurs.

488. Par exemple, le nombre premier p étant quelconque, si l'on a une substitution réduite de la forme

( 'lui \ ( rzJ \

il est clair que l'on peut écrire d'une manière plus simple

Oz = 2az^ ; si z est rcsidii de p , 0s = a^z" (si :î est non-rcsidu dep\

C'est à cette catégorie de substitutions qu'appartient, dans le cas de p = y, la substitution réduite

fi - ___ »J> o ■»'

cjui est telle, que l'on a

'e[Oz] E=3

et

?. \ I — ri

0[aO:z] ^h] — iab^O{z-^-"-- -^~ ;fr^iù^\

pourvu que a soit un résidu quadratique de 7.

II résulte de là que, a étant résidu de 7, les substituerons représentées par les expressions

ciz -1- ^, a ^J ^z ^- b] -r C

4f2 COURS d'algèbre SUPÉRIEURE.

forment un système conjugué. La première expres,«on donne 3 x3 ou 21 substitutions, la seconde en donne 3X7^ ou 147. Donc il existe un système de 168 substitutions conjuguées de sept lettres ; l'indice de ce système est égal à 80. Cet important résultat a été constaté pour la première fois par M. Kronecker.

8ECTI01( IV. CHAPITRE V. 4^^

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