P^. ( P«.Q««. — Q«P«-, ) HT ( — I )"• P«
un facteur commun aux deux termes de la fraction dont il s'agit diviserait donc Pm^i; mais alors il diviserait aussi P^, ce qui est impossible, puisque P« et P«i sotit premiers entre eux. D'après cela, la formule que nous avons obtenue donnera
Non-seulement la première de ces égalités démontre le I. 3
théorème énoncé, mais encore elle fait connaître les deux carrés dans lesquels le nombre P peut être partagé (*).
Condition pour que les fractions continues qui repré^ sentent deux irrationnelles soient terminées par les mêmes quotients,
16. Si deux irrationnelles positives x et x' sont telles, que les fractions continues dans lesquelles elles se développent aient un même quotient complet y, on aura, par les propriétés des fractions continues^
P, Q, P', . , . étant des entiers positifs qui satisfont aux deux conditions
PQ' — QP'r=:±:i, RS'— SR' = =ti.
Si Ton élimine^ entre les équations (i), on trouvera
axA-b
a'x^b' en posant
a 1= QR' — RQ', b:=i RP' — PR' ,
fl'=QS' — SQ', ^'=:SP'— PS',
et l'on déduit de ces dernières formules
«^' ^«' — (PQ' __ QP') (RS'— SR') =: db I.
Donc y pour que deux irrationnelles positii^es x et^ x^ puissent se déi^elopper en des fractions continues sHscep'tibles d^être terminées par des quotients complets égaux
{*) J'ai donné pour la première fois cette démonstration dans un article qui fait partie du tome XIII du Journal de Mathématiques pures et appliquées (i*^* série).
entre eux ^ il faut quelles soient liées l^une à Vautre par une équation de la forme
OÙ a, h^ a\ V désignent des entiers positifs ou négatifs qui satisfont à la condition
(3) ab'-^ba'=:±n.
Je dis maintenant que cette condition est suffisante. En
effet, réduisons x en fraction continue, désignons par —
une réduite aussi élo^née qu'on voudra, par — la réduite
précédente, et par y le quotient complet qui répond à la
réduite -r ; on aura Q
//N Pr-f-P'
et, en substituant cette valeur de x dans Téquation (3), il viendra
(tfP + èQ)r + («P'-f-*Q')
Cela posé, quels que soient les signes des nombres a^ b, a\ b\ les rapports
Q Q-^ci'
€iP'-h6Q' Q' F b
' sont positifs et supérieurs à i , car on a Q ^ Q' et Ton
P P' peut supposer les réduites — > ^, assez éloignées pour que
leur différence soit plus petite qu'une quantité quelconque
donnée. D*ailleurs y et x'sont positives, donc k valeur précédente de x* est de la forme
'R, R', S, S' étant des nombres entiers positifs tels que
D'ailleurs ces nombres ont respectivement pour valeurs
Riiz:±(flP-4-i^Q), R'r=±(flP'-f-*Q'),
les signes supérieurs ou inférieurs devant être pris ensemble. On déduit de là
RS' - SR' =r db ( ab' — ba' ) (PQ' — QP') ;
on a d'ailleurs
PQ'QP'— ±1 et ah' —ba=z±x, donc
(6) RS' — SR'r=±i.
Réduisons maintenant la fraction -^ en fraction conti^
nue et soit -^ Favant-dermère réduite^ comme le calcul
peut être fait de manière que -^ soit à volonté de rang
pair ou de rang impair, on peut écrire
RSo — SRo =^!ii 1 9
le signe du second membre étant ici le même que dans la formule (6). Et alors, à cause de celle formule (6), Téga* liié précédente donnera
R(S'-Sa) = S(R'-Ro);
SECTIOW I. CHAPITRE I. 3^
or le nombre R est premier avec S, et il surpasse R' — Rq , diflerence de deux nombres inférieurs à R; il faut donc que l'on ait
On voit enfin par la formule (5) que j^ est un quotient complet commun h x etk x*.
Remarque. — Nou.s avons supposé Içs quantités ^ et x' positives, mais rien n'empêche de les supposer négatives. En effet, si Ton change x en — a: ou j:' en — x\ la formule (3) restera la même 5 seulement quelques-uns des coefficients changeront de signe sans cesser de satisfaire à la condition (4). Au surplus, dans le développement d*une irrationnelle en fraction continue, on n'a à s'occuper que de la valeur absolue de cette irrationnelle.