‹ Cours d'algèbre supérieure (volume 3)Chapitre 51 sur 120 · Soit r équation · texte numérisé non relu

Soit r équation

si m est un nombre impair a|x +* i? et que Ton divise l'équation (i) par z^ — i, il viendra

on pourra transformer cette équation (2) (n°61) éh

une autre du degré fx, en la divisant par 2^, et en posant

ensuite

Téquation (2), divisée par z^, devient

V^ -f- V^ , -f- . . . H- Va -H V, -h I = O ,

en faisant, comme au n^ 61 ,

\„ = z-^li

nous représenterons par U son premier membre, en sorte que l'on aura

Lorsque le d^ré m est un nombre pair 2/», l'équa- ^on (i) se décompose dans les deux suivantes :

^34 couas o'ALcèsRE supAaibuee.

la seoonde se ramène k la première en changeant z en — z, lorsque n eu impair; mais si n est un nombre pair a/x, on pourra lui donner la forme

et, en posant z -i — = x, elle deviendra V = o.

Ainsi Téquation (i) peut toujours se ramener à des équations telles que

(4) Vu=:0, U^-:0,

doiu les premiers membres sont des fonctions entières de x du degré fi.

Chacune de ces équations a ses iâ racines réelles. En effet, les modules des racines des équations

2'/*-hl=:0, -=0

sont égaux à l'unité; soit donc cos^ + îsincp Texpression générale des racines de Tune de ces équations, les racines | de Téquation (4) correspondante seront

(cosç -4- /sin^) -h (cosy H- /siny)~' = 20057.

On a vu au n° 61 que les trois fonctions V„, V„,, V„, | «ont liées par la relation

qui peut servir à former successivement les polynômes Vf, Vj, . . . , en partant des valeurs

(6) Vo = 2, V.=:^.

Il existe une relation pareille entre les trois fonctions U„,

SBGTIOH I. CHAWTRB ▼.

U„,, U„., ; en effet, si Ton ajoute les égalités

V, =:rV. — Vo,

il viendra, en ayant égard aux formules (6),

et cette formule permettra de calculer successivement les polynômes Ui, Us,- • • » en partant des valeurs

109, Si Von pose

(i) 2=r cosç -h isincp,

on aura

(2] .r= z H =:2C0Sç,

(3) V„ 1= 2" -I- - = 2cos/î(p ;

changeons 9 en Çi, et désignons par x^^\ V„* ce que deviennent alors x et V», on aura

^tC») ^r sin«i i sm/fi i

Vi,^— V„ 2 2

sm sin-i -

Si Ton fait tendre f 1 vers f , le second membre de cette

formule tendra vers la limite n —, — -x d'ailleurs x^^^ — x

sm(p

tendant vers zéro, le premier membre a pour limite la

dérivée V'„ du polynôme V„ 5 on a donc

a36 COURS d'algèbre supérieure.

ou

Si l'on désigne de même par V„ ^ ce que devient \'„ quand on change (p en ^i, on aura

sin/îfi sin/19

V„^^ — V„ n sin^i smç

a:(0 — a? 2siDf , sincp cos^i — cos^ '

le second membre de cette formule est égal à l'expression

sin (n H- i) -^ 1 sm (n — 1)

sin î sm

sm (n — i) ? i sm (/i H- i )

Sin i L sm -ï^ 1

multipliée par -j—, ; — 1 et quand cpi tend vers la

limite cp, il tend vers la limite

n[n H-i)sin (« — i)ç — n {n — i) sin (/i -4-i)f

4sin^({>

ou

n cosf sin/?? n^

|3 <n cin <n *> ein3

cos /t f ;

2 sm'f sm? 2Sin'f

si donc on désigne par V* la deuxième dérivée du polynôme y„, on aura

/rx x,tf ^ cos» sin/i? /i'

^ ^ "2 sm'(p sm? 2sm'?

SECTION 1. GHÀPITaS V. ^ij

Si Ton remplace, dans cette formule (5), cosn<f et — : — par les valeurs tirées des formules (3) et (4)9 qu^on mette ensuite - au lieu de cosq>, il viendra

(6) (*^-4)v:^xV;-/i»V„^o;

cette équation remarquable permet de former facilement l'expression générale du polynôme V„.

Effectivement, on reconnaît immédiatement par les formules (5) et (6) du n® 108 que V„ est un polynôme du degré n dont le premier terme a pour coefficient l'unité, et qui ne renferme que des puissances de x dont les exposants sont pairs ou impairs, suivant que n est pair ou impair. On peut donc poser »

le premier coefficient Ao étant égal à i , On tire de là

Y^=nA,x^' 4-...-+- (n — 2p) A^j?»-^/^' -h..., V' = « (rt — I ) Aox'^^-f- . . . 4- (« — 2/>-l-2) (/î— 2/?-4- r) A^, jc^-v -h {/î — 2/?) (/? — 2p — 1) Ap^»-V-^ -h . . . ,

et, en substituant dans Féquation (6) les valeurs de ¥„, V'„ et V^, le coefficient de x""*'' sera

(/l— 2/?)(/î — 2p — l) Ap — ^{n — !ip-h 2){«— 2/?-}-l)Aj», -f-(«--2/?) — -/l' OU

— 4/? (/i — /?) Ap — 4 (" — 2/? -f- 2) (/i — 2/? -f- 1) A^, ; mais ce coefficient doit être nul, on a donc

Cette relation conduit aisément à l'expression générale

il)

238 COURS d'AL«BBRE SUPÉRilURB.

' de^A^ \ car, le coefficient Ao de oc^ étant égal à i , on a

[n — 2/? -h 2)(/i — ip-hi)

(rt — 2/? -f- 4)(/« — 2;> -h 3)

As J— 7-;; Al,

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