‹ Cours d'algèbre supérieure (volume 3)Chapitre 65 sur 120 · Exemple. — Considérons réqualion · texte numérisé non relu

Exemple. — Considérons réqualion

Jt* — ix — 5 =: o,

SECTION I. CHAPITRE VII é , 347

qui a une racine positive unique, et proposons«nou8 d'é» valuer celte racine. On a ici

y*(a;)=za?' — 20? — 5,

i/-(^) = 3ar;

on aperçoit de suite que f{x) est négative pour x = 2 et qu'elle est positive pour a: = a,i 5 d'ailleurs f"[x) est positive. Nous ferons, conformément à notre règle,

la fonction ^,\ \ = :r— est constamment décrois-

sanle et elle est égale 0,6 pour x = 2 5 on peut donc poser M = 0,6. Les nouvelles limites ont pour valeurs

a, = 2, I , byz=:in, — 0,00D,

et on peut prendre

On a ensuite

^ o,oo5oo nZnS .

Û2 = 2.oq5 7; — ' t 02 = «2 — 0,00002 2,

et Ton peut faire, en arrêtant le calcul à la cinquième

décimale,

Appliquons une dernière fois la méthode de Newton ; on

aura

,^^ 0,00011 5o686 008 1 6 a, = ..09456 „,,6,544^èo8 '

b^rzz a^ — 0,00000 oooo3 ; en faisant la division indiquée, on pourra compter sur

les neuf premières décimales^ et l'on aura pour la racine demandée

xo= 2,09455 1481

à une unité près du neuvième ordre décimal, par défaut.

Méthode d^ approximation de Lagrange*

164. La méthode de Lagrange a pour objet le développement des racines en fraction continue. Soit Téquation

(i) /(x) = Aoar™ -f- A, j:"-' -f- Aaa-«-»-f-...-f- A«, ar -f- A„ = o,

et supposons qu'on ait constaté l'existence d'une ou de plusieurs racines positives comprises entre les entiers consécutifs a et a -H I ; le cas des racines négatives se ramènera à celui des racines positives, en changeant x en — x dans Téquation proposée. On fera, conformément à ce

qui a été dit au n^ 1,

et on obtiendra la transformée en Xx

(2) /. {*,) = Ai"< + Aj^x;^' +. . . + Al:i>, + a1" = o;

cette transformée aura autant de racines positives supérieures à I que la proposée a de racines entre a et a + i; considérons Tune d'elles et supposons qu'elle soit comprise entre les entiers consécutifs at et a^ + 1 , on posera

.r, irr a, H

Xj

et Ton aura la nouvelle transformée

(J) y,(A-,)— A^.r, -ha; \r^ -♦-•• •-^-A.i.^, •»>-»- A^ =0,

laquelle aura autant de racines positives supérieures à i que la proposée a de racines comprises entre a H et

a^ . On peut poursuivre indéfiniment ces opérations et chacune des racines de la proposée qui sont comprises entre a et a + i se trouvera exprimée par une fraction continue

P P dont les réduites ~» TT'' * * ' fourniront des valeurs de

plus en plus approchées.

Quant aux transformées successives (2), (3), etc., chacune d'elles se déduit de la précédente par une règle uniforme ; on a effectivement

et la transformée en x sera

ainsi, Ton aura

Remarquons enfin qu'on peut toujours faire en sorte, si on le juge à propos, que Féquation proposée n'ait qu'une seule racine comprise entre deux entiers consécutifs; car il suffira, pour atteindre ce but, de multiplier toutes les

35o COURS d' ALGÈBRE SUPÉRIBCIIB.

racines de cette équation par un nombre conTenablemeDt choisi: alors chacune des transformées (2), (3), etc., n'aura qu^ine seule racine positive et supérieure à i .

i65. La méthode précédente serait d^une longueur rebutante dans la plupart des cas, si, en la proposant, Lagrange n'avait indiqué un procédé très-simple qui permet de déterminer sans tâtonnement la suite des quotients a, ai, ^t, . • •, lorsque quelques-uns des premiers termes sont connus. Yoici en quoi consiste ce procédé.

Soit — ^ la (« -hi)**"** réduite de la fraction continue

formée avec les quotients a, ai,. . • (n° 2); la racine x dont cette fraction est le développement aura pour valeur

on tire de là

OU, à cause de

Q« Q«(Pn — Q„^)

Si Ton remplace x par chacune des racines x, x\ x"^... de la proposée, il est évident que la formule précédente donnera les racines correspondantes x», x„ , x^, 7* • • de la transformée en x„; on aura donc aussi

< -H -— = ^t-tt: zr—T.- •>

et en ajoutant ces dernières égalités, il viendra

Mais, dans la transformée en a:„, savoir

Al J? -f- A \r 4- . . . =: o ,

la somme des racines est ^ ; on peut donc remplacer

Aj

x„-H :r^H- . . . par — ar„ rjr » dans Tégalité précédente,

et si Ton fait en outre, pour abréger,

-^-a/ lï ar" ^-x"' Q» Qn Q.

il viendra

enfin si Ton pose

on aura

*ii=Ç« +

Par conséquent, dès qu'on sera arrivé à une réduite — teUe, que l'on ait

l'erreur commise en prenant

sera moindre que -r en valeur absolue, et si ft a une valeur suflBsamment grande, on connaîtra directement, par la formule (3), le quotient entier a„ contenu dans x„. Ceci suppose que A est connue; mais il est évident qa une valeur médiocrement approchée de cette quantité suffit

pour notre objet. Or, les réduites — ^ s'approchent rapidément de x, et A diffère d'autant de moins de la quantité

X — X .r — ar X — or

.que n est plus grand; on a d'ailleurs (n^ 49)

/(XJ X — ar X — x' X — ^'' X — 0?"

et, pour X = a: + A, le premier membre de cette formule se réduit, à cause def(x) = o, à

expression qui tend vers la limite ^f. quand h tend vers zéro. On a donc

et à la condition (4) on pourra substituer la suivante

(6) Q«>v/±Tm.

Désignons par ^ la valeur approchée de x qui répond a Xn=z ^„; on aura, d'après la formule (i),

SECTioH I, — ciàpithk tii. 353

d'où

le second membre de cette formule (7) diffère peu de la

quantité

laquelle donne ainsi la mesure de Terreur commise quand OD prend ^ pour valeur approchée de x.

On peut conclure de là que si le développement en fraction continue est assez avancé, la formule (3) donnera non-seulement le quatient incomplet a„, mais encore quelques-uns des quotients suivants, et on obtiendra ceux-ci en poussant le développement de ^„ en fraction continue jusqu'à une certaine limite qu'il est facile d'évaluer approximativement. Pour cela, supposons qu'on ait réduit ^„ en fraction continue et que l'on ait écrit les quotients obtenus à la suite de ceux qui ont été déjà trouvés; prolongeons au moyen de ces quotients la suite des

réduites, et soit - Tune d'elles. Il est évident que -- sera

Pane des réduites de ^^ si donc on nomme a le quotient

complet qui lui correspond et que — soit la réduite qui

précède —9 on aura

Pa -f- P' P

Qa + Q' Q^Q(Qa^-Q')^

la formule (7) deviendra donc

354 COURS d'algèbre SCPÉRIBUllS.

OU, à peu près,

Q «Q* < Qn

Soit maintenant S un nombre quelconque, et supposo

p le dénominateur Q de - tel que

ns

le second membre de la formule (8) sera inférieur en valeur absolue à

il sera donc inférieur à -^rr si Ton a

-H--<-- ou €> -,

et, dans ce cas, — sera certainenient l'une des réduites dex(n°8).

^ . Pn

On voit par là qu'à partir de la réduite rr^9 ledévelop-

pement de ^„ fournit les quotients nécessaires pour prolonger la suite des réduites, jusqu'à ce qu'elles aient environ deux fois autant de chiffres que celle d'où l'on est parti . Il faut cependant remarquer que cette conclusion peut être en défaut quand le quotient qui suit celui auquel on s'arrête n'est pas supérieur à 2.

166. Exemple. — Considérons l'équation ue nous avons déjà plusieurs fois prise pour exemple.

SBGTION lé --*- CHA.PITKE Ylt. 355

On a

L'équation proposée a deux racines comprises entre t

et a *, nous poserons

XZ=z I H 9

et nous aurons la transformée

jtJ — 4*1 "^ ^JCi H- I =0;

celle-ci a une racine comprise entre i et a et une autre entre a et 3; nous considérerons d'abord cette dernière racine et nous ferons

Jt, = 2 H -,

on a

/,(x,) — arj — 4jrJ-|- 3a:,-f-i, /; (x,) = 3 jrî - 8x, -h 3,

^ en remplaçant x^ par a dans ces formules, on aura les , coefficients de la transformée en Xt \ celle-ci est

x\-h x\— IX^ — I rr= O.

La racine positive x^ est comprise entre i et 2, on fera

donc

on a

^t la transformée en x% sera

La racine positive est comprise entre 4 et 5, oh fera doiic

on a

= xl — 3x1 — 4-2^3 —

ô JC^ o f

d'où résulte fa transformée en x^

xl — 20x] — gx] — 1 = o.

Maintenant l'opération est plus avancée qu'il n'est dccessaire pour pouvoir appliquer le procédé abrégé de Lagrange, et déterminer les quotients sans tâtonnement. Formons d'abord les réduites qui répondent aux quotients que nous avons obtenus

SECTIOH I. — CHÀPITaE VII. 357

La formule (2) du n" 165 donne, en rappliquant ici

au cas de n = 4?

i/"(^) la quanti lé A difli^re peu de M ou de - 777-T» et il est aisé

de s'assurer que M est inférieur à 3 . La somme des deux

3 20 fractions — I fournît le cinquième quotient 205 en

outre, on a

i^x^ -+- 3 et si l'on prend pour x^ la valeur

on obtiendra une valeur de j:, savoir :

dont l'erreur sera environ — ; — rr = 0,0000002, et, par

conséquent, si Ton réduit cette fraction en décimales, on

obtiendra un résultat dans lequel les six premiers chiffres

décimaux seront exacts ^ on trouve

gg=., 35689569..., ^

et les six premières décimales sont effectivement celles que nous avons obtenues au n° 161 .

Si l'on veut poursuivre le développement en fraction continue, on fera

jc^zz^ 20 H 1

358 COURS d'algebbe supérieure.

et on formera la réduite -^^ qui répond au quotient x%\

puis, des équations

/î (•^4)= 3ji?J — 404:4 — 9,

on conclura la transformée en X5, savoir .

181 xj — 391^1 — ^oj^i — i = Ot

la formule (2) du n^ 165 donnera ensuite

li 3qi a

' 283 T§7 îg3^ '

d'où il résulte que le sixième quotient est égal à 2 ; outre, on a

et si Ton prend pour Xt la valeur

on aura une valeur approchée de x dont Terreur sera inférieure à

4xa83*'

Si l'on applique la même méthode au calcul des deux autres racines de Téquation proposée, on obtiendra les

en

SECTTlOll I. CHAPITRE VU.

résultats suivants :

y' — 4arf -f- 3a/ -4- I :=ro,

< - 3< - 4. x^ — lox'^ — gjT

— I rr: O

«^iî

7Jt*'-h 7 r=r O

Ji/

X ^ — JC4 .

On voit que les trois racines a:, J?', x'' conduisent à une même transformée, et, en conséquence, les fractions continues qui expriment ces racines se terminent par les mêmes quotients ] on a

Jf =r I H-

.r( désignant la racine positive de Téquation

x\ — 20 xj — 9x4 — 1=0.

Nous étudierons dans la suite de cet Ouvrage les équations qui possèdent cette propriété remarquable.

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