‹ Cours d'algèbre supérieure (volume 3)Chapitre 98 sur 120 · II— I · texte numérisé non relu

II— I

x^-hpx-hq f\[^)

P, Q, Pj, Q,, efc, désignant des constantes réelles ^ et F„ ( Jc) tt« polynôme réel aussi,

S25. En combinant le théorème précédent avec le théorème analogue démontré au n^ 215, on obtient celui-ci :

Théorème II. — Si Von décompose le polynôme f[x) en facteurs réels du premier et du deuxième degré ^ en sorte quon ait

on pouira décomposer la fraction rationnelle -jr^ ^ '^

SECTION II. — CHAPITRE III. 5oi

manière suwante :

* R-g 4- S Ri j: 4- Si R,w-,i 3? 4~ Sw~t

(.r' 4- ra: 4- j)^ (:»* 4- r,r 4- .v)""-* *** a:* 4- rr 4- J

E (x) désignant une partie entière qui peut être nulle^ et

des constantes réelles.

226. Théorème IIL — Une fraction rationnelle nest décomposable que d^uno seule manière en fractions simples de la forme qu^on vient de considérer.

Soient deux valeurs d'une même fraction rationnelle

•77— 7- On démontrera, comme au n^ 216, rëfi'alité des

fractions simples qui correspondent aux facteurs du premier degré du dénominateur, et quant k celle des fractions simples qui correspondent aux facteurs du second degré, elle peut se démontrer d*une manière analogue,

Vx 4- O comme nous allons voir. Soient 7—; -^^ — r le terme

(or^ -hpx 4- qf

dont le dénominateur contient la plus haute puissance

de x^ + px-^q dans la première valeur de ^, ,? et

F' ;r 4- 0' r— , ; le terme aualos^e dans la seconde va-

[x'-\-px-^qY

leur. Je dis d'abord que n'=n. Supposons, en eftet,

502 COURS D^ALGÈBRB SUPÉRIEURE.

que cela ne soit pas, et que Ton ait n^n! : de Tëg^alité qui a lieu entre les deux valeurs de }, { 9 tirons la valeur

de : ^ — rî cette valeur sera exprimée par une

somme de quantités dont aucune n'a en dénominateur une puissance de a:* -4- poc -hq supérieure à ]a (n — i)***^. En réduisant donc toutes ces quantités au même dénominateur, on aura une égalité de la forme

(jp'-h^a: -h y)» [x* -^px-h ^)'^^'^(^)

ou

P*^Q = (j:»H-/>x-hç)f54»

<ip(x) et ^(x) désignant des polynômes, dont le second ^ (x) n'est pas divisible par x* -h pJO-+- q. Or Tégalité précédente est impossible; car, autrement, l'équation Vx 4- Q =31 o devrait admettre les deux racines de Féquation X* 4- px -f- y = o, ce qui ne peut arriver, à moins que P et Q ne soient nuls en même temps, contrairement à r hypothèse. On ne peut donc supposer n^n' m n'^n^ pour une raison semblable; par conséquent, on a n! z=z n.

Je dis maintenant que Ton a aussi P'=P, Q'=Q. Reprenons, en effet, l'égalité qui a lieu par hypothèse entre

Y{x\ les deux valeurs de ■>, ■» mettons dans un même membre

les deux termes -— -^^ — - et r-i ^^^ — r » et dans

(x* -h px -^ qf ( J?' H- px H- 9 )"

le second membre tous les autres termes dont les dénominateurs ne contiendront aucune puissance de x*+px+^ supérieure à la (fi — jj«*««. réduisant tous ces derniers termes au même dénominateur, on aura une égalité de

SECTION 11. — ^HAPITKE TTT. 5o3

cette forme

OU

(P - F) x 4- (Q - Q') = [x^-^px -h q) |i^,

9 [x) et ^ (x) désignant, comme précédemment, des polynômes dont le second n'est pas divisible par x*-\* px + q^ et l'on fera voir aussi, comme plus haut, que cette égalité exige

Il suit de là que dans les deux valeurs de -~~ ^ les termes

qui contiennent en dénominateur la plus haute puissance d'un facteur du second degré sont égaux; en supprimant ces deux termes, les deux restes auront encore, pour la même raison, deux termes égaux \ et, en continuant ainsi, on voit que les deux valeurs de la fraction considérée ne sont formées que de fractions simples égales chacune à chacune : il en résulte en même temps Tégalité des parties entières, s'il y en a.

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