‹ Cours d'algèbre supérieure (volume 4)Chapitre 19 sur 119 · PQ "" Q P · texte numérisé non relu

PQ "" Q P

et Ton voit que toute fraction — » dont le dénominateur est le produit de deux nombres P ef Q premiers entre eux., peut se décomposer en deux autres fractions ayant respectivement pour dénominateurs les nombres P et Q.

Théorème relatif à la réduction des fractions rationnelles en fractions continues.

P 14. Considérons une fraction rationnelle — supérieure

à I, et supposons qu'en la réduisant en fraction continue on ait trouvé

la dernière des réduites successives --^5 -^» " *' rT ^^^^

('pale à --» et Tavant-dernière aura pour valeur

ifl-h

JVnn autre coté, on a P„ -^ P«-i ^n-x -^ P« -2, Q« = Qn -i «„-i -f- Q„-„

Pn-l = P«-i«rt-2-h Pn-3. Q/,-1 = Q/i-î^rt-iH- Q«-i,

= Q.«t+Qi. "

=^Qiû|-t-Q.»

puis

Pi = rt, Po = i, Qi=i, Qo = oî

3o COURS d'algèbre supérieure.

ces formules donnent

On voit que les quotients de la fraction continue (3) sont précisément ceux de la fraction (i) pris dans un ordre inverse ; la fraction (4) est Tavant-dernièrè réduite de la fraction continue (3).

Il résulte de là que, si Ton a

(5) Pn-i-Q„,

mais seulement dans ce cas, les fractions (i) et (3) seront égales entre elles et la suite des quotients

sera réciproque, c'est-à-dire que les termes extrêmes seront égaux entre eux, ainsi que deux termes quelconques pris à égale distance des extrêmes. Comme on a

la condition (5) équivaut à

(7) P»Q»-.-Qi=(-')" ou Q„-. = ^"'*'j~''", et elle exprime que Ton a

(8) — - — = un nombre entier.

SECTION I. — CHAPITRE I. 3l

Réciproquement, si les nombres entiers P et Q<;P satisfont à la condition (8), on peut être assuré que la frac-

tion ~ se réduira en une fraction continue dans laquelle

les quotients formeront une suite réciproque.

En efiet, réduisons la fraction -- en fraction continue,

en nous arrangeant de manière que le nombre des quotients soit pair ou impair, suivant que le signe ambigu =b exprime -h ou — dans la formule (8) . Alors, en désignant par n le nombre de ces quotients et par Q' la valeur du premier membre de la formule (8), on aura

mais -p—^ étant la réduite qui précède tt^ on---j la for-

mule (6) a lieu, et, en la retranchant de la précédente, il vient

P«(Q'-Q«-i) = Q«(Qn-P»-i);

comme P„ doit diviser le second membre de cette formule, et que ce nombre est premier avec Q«, il doit diviser Q» — P„.i ; cette différence étant inférieure à P;,, elle doit être nulle, et Ton a

La première de ces égalités démontre la proposition que nous avions en vue.

15. Les résultats qui précèdent nous seront utiles plus tard; mais il n'est pas sans intérêt de montrer dès à présent comment on peut en tirer une démonstration fort simple d'une proposition importante dans l'Arithmétique supérieure. Cette proposition est la suivante :

Théorème. — Tout nombre entier qui divise la somme

de deux carrés premiers entre eux est lui-même la somme de deux carrés.

En effet supposons que le nombre entier P divise la somme R^H- S^ R et S étant des entiers premiers entre

eux. Si Ton réduit la fraction — en fraction continue et que

R' Ti

l'on désigne par -7 la réduite qui précède --) on aura

RS'—SR'—dzi;

en outre, le nombre P divisant R^-f-S^, il divisera le produit

(R«4- S«) (R''-h S'«) = (RR' -!- SS'Y 4- (RS' — SR')« ;

il divisera donc, quel que soit K, la somme de deux carrés

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