‹ Cours d'algèbre supérieureChapitre 87 sur 104 · X. — X.Xa ~ p Xa · texte numérisé non relu

X. — X.Xa ~ p Xa

dai dcii dao

conduit à

c'est la forme elle-même.

En second lieu, prenons l'invariant de la cubique

Tévectant

'da, ' «da,^ ' *d«, *d(lo

donne le covariant du troisième degré de cette forme :

(ala. — 3ao«,«« + 2»;) xf + 3 («o«,«3 — 2«û«? + «>2) ^?-^a + 3 (2fl>3 — «o^s^^ô — ^i^l) ^1^2 + (3«.«2«.-i - «0^1 — 2«,') a;' En troisième lieu, on sait que la quartique admet les invariants

aoa« — ^aids -\- ^al

L'évectant

da^ ^ das dai dai dUo

appliqué aa premier ne fait que reproduire la forme elle-même; mais, si on opère sur le second, on arrive au covariant du quatrième degré de la quartique que nous avons rencontré précédemment (N* 224).

En quatrième lieu, au moyen de l'invariant du quatrième degré de la quintique (N" 22i), Tévectant

* dai ^ *da, ' das ' Ma2 ' * ' dai da»

conduit au covariant du cinquième degré de la quintique :

— 38a,a,a, 4-72a,aJ- 32ala^)x]xl + (— 2aoa.^a^ ~ Sa.al — i2a,a^a^ -\- 36a^a.a^ + 7^»î«^* — i^^t^a^jx^x^ + ( - Sf^o^^a^ + i6a, a^a, + ga^^

— 6a]a^ —38^,^3», +24a^)a;,a7;+ ( - a,al-j-sa^a,a^ — 2a^a^a^ - 8fl,a;

En cinquième lieu, l'évectant

dv dv ^ ^d-p rf:p rfcp ^9 , rfq?

*da6 das da^ das dat dai ' da^

appliqué à l'invariant du quatrième degré de la seitique (N" 224) donne le covariant du sixième degré de cette forme, savoir :

{a,afi,-\-2a,a^a^ -a] —a^a. — a.aDx^, + ( - 2a\ + 2a,a,a, + 2a, aj

— 2ala.-{-2a,a,a^-\-2a,a^a^)x]x^-]-{2ala^ — 2a^a^a^ — sa^al-]-af,a^a^ + 2a,a^a,sa,al + \a^a^a,—a]a^)xlxl-{-{—j^al+^a^a^a^+6a^a^a,

— 2a ^a a^ — 2a\a^ —2a, a* '-2a^a^a^-\-2aQa^a^x\x\-\-{2a^a\ — 2a^a^a^

— 3aX + »oa,a6 + 2aia,a8 — 3a*ae + 4a,a3a5 — aoûtI)^>î + ( — 2ajOj + 2a^a^a^+2ala^ — 2ala^^2a^a^a^-i-2a^a^a^)x^xl-\-(a^a^a^-\-2a^a^a^

MÉTHODE DU HeSSIEN ET DU JaCOBIEN.

t099. Étant donnée une forme fkk variables, le second émanant considéré comme une forme quadratique relativement aux variables y possède

un invariant qui est son discriminant; en le désignant par H, on a

rfy d'f

dx] dXidxi dxidxt

d'f d'f d'f dxidxi dxl dXidXi

dx\dxk dx^dxk

d'f d^f d'f dxkdxi dxkdx2 dxkdx%

dxl

Ce déterminant est le covariant Hessien de la forme donnée; si n est le degré de/", celui de H sera k{n — 2) ; son degré par rapport aux coefficients est égal à l'ordre du déterminant. Le covariant Hessien est facile à obtenir; c'est toujours un des premiers à considérer dans l'étude d'une forme.

Pour une forme quadratique

les dérivées secondes se réduisent aux différents coefficients de la forme en négligeant un facteur numérique, et l'on a

a\\ (i\2 ... (i\it 0>%\ dit 0,2%

«Il ait ••• o,ii

flkl ttlj

dkh

Le Hessien est donc égal au discriminant.

Considérons seulement le Hessien pour les formes binaires. Soit d'abord la cubique

/•=: a.x\ + l(i,x\x^ + 3c^i^*^î + <^5^l- En laissant le facteur 6, on aura

ttiflCi •\- atXt aiX\ -\- Q>3Xi

ou

H — (atXi + atXi) [atXx -\- OjXj) — (oiXi -f- ajxt)',

c'est-à-dire,

c'est le covariant du second degré de cette forme. Appelons H' le Hessien de H; on aura

H' == 4(«o«, — c^î) («i^s ~ ^l) — (»o»8 — <ïiS)'»

c'est-à-dire l'invariant de la cubique.

Pour la quartique

f= a^jxj + /\.a^x]x^ -\- ôa^x^xl -\- ^a^x^xl -)- «4^^, il vient

H == a^x] -{- 2a^x^x^-\- a^xl a^x] -\- 2a^x^x^-\- a^xl a^x\ + 2ajX,x, + ft^xj a^x] + 2a^x^x^ + a^^ = (ttoac* 4- 2a^x^x^ -f a,xî) {a^xl + 2a3X,X2 + a^x|) — {a,x] -\-2a^x^x,-{-a^xlf;

en développant, on trouve

(ao«, — af)a;; + 2(00^3 — a^a^)x]x^-{- {a^a^-^- 2a^a, — ^al)x]x^, + 2(a^fi^ — a^a^)x,xl + (a^a^ — a^)x;.

Pour la forme canonique

f=x\+xi + 6}.xy,,

il se réduit à

x] -\- Ax' 2Ax,x, 2AxjX, xl -j- AxJ

ou

II = A(x;+x*) + (i-3A>?x

En posant

on peut prendre

H=xî + x;-f 6A,x^x^

Si Ton calcule le Hessien H' de H, on arrivera à une expression de la même forme :

H' = x; + x; + ôAjxJx^,

de sorte qu'en éliminant acj -f- xl, acjx* entre les expressions de ces trois fonctions, il vient :

Cette relation prouve que le Hessien du Hessien d'une quarlique peut s'exprimer au moyen de /" et de H comme suit : H' = a/"-)- j^II, a et (3 étant des constantes.

Nous aurons l'occasion de considérer le Hessien dans les formes binaires d'ordre plus élevé; nous allons maintenant démontrer une propriété générale de ce covariant.

1699. Supposons que la forme binaire f se réduise à une puissance exacte :

Il vient, dans ce cas, pour les dérivées dx I lix .,

rfy

dxidxi

= n{n — i) bibi {biXi -{- &2a;2)"~*;

par suite

H = w« (?^ — i)* (6,a;, + biX»)*^''

b] hfi.

Le déterminant facteur étant égal à zéro, le Hessien est identiquement nul.

Réciproquement, quand le Hessien d'une forme est identiquement nul, elle doit être une puissance parfaite. Nous allons le vérifier dans quelques cas particuliers. D'après la valeur trouvée, si le Hessien d'une cubique est identiquement nul, on doit avoir les relations

a^a^ — «î = o, tto^s — ft^a, = o, a, a, — a\=o.

Or, les dérivées étant

df

df

dxi

dx2

la première et la troisième relation expriment que ces dérivées se réduisent à un earré; ce qui exige que la forme primitive soit un cube.

De même, si le Hessien de la quartique est identiquement nul, on a

^0*1 — aj = o, a^ft, — a^a2=o, a^a^ ~\- 2a^â^ — 3^^ = o, a^a^ — a^a^ = 0, Ces relations expriment que les dérivées

al = o.

df

se réduisent à des cubes; par conséquent, la quartique doit être une quatrième puissance. En allant ainsi de proche en proche, on vérifie l'exactitude de la proposition énoncée.

«30. Covariant Jacobien. Nous avons vu (N<> 225) que le Jacobien de plusieurs formes est le déterminant formé avec leurs dérivées premières par rapport à toutes les variables. Soient /*et 9 deux formes binaires de Tordre n et J leur Jacobien. On aura

dxi

EL

dxt

d(p dxx

dx2

Le déterminant J est un covariant simultané de / et de 9 dont le degré est 2 (w — i). Il jouit de la propriété spéciale de se reproduire, si on remplace /"et 9 par des expressions linéaires de ces formes. En effet, cherchons le Jacobien des fonctions composées

A, ^, A', ^' étant des constantes quelconques. Il a pour expression

df d'p

dxi dx{

df d^)

dXi dxi

dXi dxx

c'est-à-dire,

dx\

Ji

dXi

dxi

d(p dxt

dXi

Le Jacobien reste donc invariable dans ces conditions, abstraction faite d'un facteur qui dépend seulement des constantes des fonctions composées. On donne le nom de combinant à un covariant qui jouit de cette propriété.

Supposons que les formes /"et 9 aient un facteur linéaire commun de telle sorte que leur résultant R soit égal à zéro. D'après une propriété des déterminants, on peut écrire

df

df

dx\

dx2

di)

dxt

dx2

par su

ite,

df df

dXi 0x2

df

dx2

dcp dx dXi dx2

dx2

di)

dx2

\ dxi dxîj

dxij

En opérant de la même manière sur la seconde colonne, on trouve aussi

\ dxt I

Il résulte de ces expressions que le Jacobien s'annule en même temps que f et (p. Si l'on prend la dérivée de (a) par rapport à xt et celle de (p) par rapport à Xi, il vient encore

dJ___ / d'f d*(p \ dXi \ dx] dx])'

les premières dérivées de J s'annulent encore avec feicp; le facteur linéaire commun à ces fonctions doit se trouver au carré dans J. On a donc cette proposition : Lorsque les formes f et (d ont un facteur commun, le Jacobien renferme ce facteur au carré. Le discriminant de J doit donc s'annuler en même temps que le résultant R de /* et de 9. Remarquons encore que Ton a :

df

dxi

dxi

df

dxt

dtp dxi

dxi dxt dx2 dx»

df dxi

df dXi

et si la fonction composée f-\-k^ renferme un facteur linéaire à une puissance /i, le Jacobien doit renfermer le même facteur à la puissance h — i ; car la première colonne contient les dérivées de f-\-k(p dans lesquelles le facteur entre à cette puissance.

931. Le déterminant fonctionnel ou le Jacobien est extrêmement utile, lorsqu'on veut dresser la liste des formations invariantes d'une fonction homogène donnce. Après avoir déterminé par d'autres méthodes quelques covariants, on les combine entre eux ou avec la forme elle-même pour former des Jacobiens; on arrive de cette manière, par une règle commode et facile, à d'autres covariants. Ainsi pour la cubique, après avoir calculé le Hessien

H = (a^a^ — a])xl + {a^a^ — a ,fl,) x.x^ + (a^a^ — al)xl, on cherche le Jacobien de /" et de H qui est, à un facteur numérique près,

a^x] -\- 2a^x^x^-\-a^xl a^x] -\- 2a^x^x^-\- a^xl 1

2(ao«2 — ^î)^i + (^0^3 — ct,a,)a:, (a^ag — a^a^)x^ -\- 2(a^a^ — al)x^ \ et l'on trouve le covariant du troisième degré de la cubique dont nous avons déjà donné la valeur précédemment.

De même, pour la quartique qui possède le covariant du quatrième degré

H = {a^a^ — aj)xj -f 2{aç^a^ — a^a^)x]x^ -f {a^a^ + 2a^a^ — 3al)x]xl + 2{a,a^ — a^a,)x^x\ + {a^a, — a\)x\,

le Jacobien de /" et de H :

df du df m

dx\ dxi dxi dxi

fournira le covariant du sixième degré de cette forme.

Le Jacobien est surtout indispensable dans l'étude d'un système de formes. Il donne immédiatement des covariants du système comme nous allons le montrer par quelques exemples. Pour deux quadratiques

f= a^x^ -\- 2a^x^x^ -\- ^jXj, (p = h^x\ -\- 2b^x^x^ -\- h^x\f

le Jacobien fournit le covariant simultané

cbiXi>\- aiXT. cb\X\ -\- a^Xi

Pour le système d'une cubique et d'une quadratique :

le Jacobien a pour valeur

{aQx\Ar2axXxXi-\-a^x\){hxXi-\rh2X2)—{aix\-\-2a2XiX2-\-ctix\)(hisXi-\-hxXi) = (ajji — axhQ)x\ -\- («0^2 H- «i&i — 2a2bo)x'\xi -\- {2aih2 — «afei — asbo)xixl -\- [atbi — «561)0:2.

Il est inutile de multiplier les exemples. Les applications qui vont suivre mettront suffisamment en lumière le rôle important du Jacobien dans la théorie des formes.

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