‹ Cours d'algèbre supérieureChapitre 92 sur 104 · Considérons encore trois formes différentes · texte numérisé non relu

Considérons encore trois formes différentes

/■=«?, 9 = ^2. 4^ = cP.

Le premier composé de f avec (p a pour expression

(/•, cp)' =:(«&) a--^6r^ Combinons cette nouvelle formation avec ^ pour former leur Jacobien. Dans ce but, il est nécessaire de calculer la première polaire de cette expression. On trouve

^ [(77* - I) a^-^a,hr-' 4- (7j I ) a^-%hl-A •

On obtiendra maintenant le premier composé de (/", cp)' avec ij;, en remplaçant t/i, 7/2 par c», — Cl et en multipliant par cP"~^. En le désignant par ;, nous aurons

/ = [(m — i) (ab) (ac) a^^-^bl-^cl-^

-]- (n — i) {ab) (bc) aT-'b^-'cP-'],

j ^ i__f ^ [(^;j i^ (^ab) (ac) Mx — (n — i){ba) {bc) a^e^].

D'après l'identité (2), la quantité entre parenthèses est égale à

[{abycl + (acybl-{bcya:]

[(bayd + ibcYal-iacybl].

Si on multiplie cette expression par le facteur extérieur de / et si on pose: (/•, cp)« = (abya^-^br^, (/", ^y = (ac)'a--«cr^ (9, ^y = {bcyb---^cT'\ il viendra

[(f.fY'^+i'fÂyf-if.'^yf]-

2{m -\-n — 2) En faisant les réductions, on trouve

Comme cas particuliers, si on pose 4' = A ^^ vient

et, si on pose ^|> = (p, on a encore

Ces formules sont très remarquables; elles démontrent cette propriété : Le Jacobien d'une forme avec le Jacobien de deux autres est une (onction des trois formes et de leurs seconds composés .

FORMULE DE ClEBSCH-GoRDAN. FORMATION SYSTÉMATIQUE DES INVARIANTS

ET DES COVARIANTS.

949. Considérons une forme à deux séries de variables, du degré m par rapport à Xi, x^ et du degré n par rapport à 2/1, 3/1; elle est représentée symboliquement par f z^ry^.

Par l'applicalion successive dos opérations D et A, il vient :

AD/" = — ; — Imr^-'ryS'^-'Ss + rW] ; m -f- î * "

d^où

(m + i) AD/'= r^5j + nir^~''ryS'^'s^.

On a aussi

(w -1- i) /•= o; + mo;.

En retranchant de cette équation la précédente, on trouve

(w + i) if-^ADf) = wr^-'5j-^ (rx^y — rySa:)y et, à cause de l'identité (4),

(w -f- I ) (/" — ADf} = m {xy) {rs) r^^s'^-^. Si on remarque que

il vient la relation fondamentale

fn

W f=àT)f-] -j-(xy)Qf.

Supposons que f soit linéaire par rapport à y ; on aura

f = 7--Sy, Df = r-5x, il/- = {rs) r?-^ ;

r^sy = A (Ox) H i — {xy) {rs) r^-\

et, comme cas particuliers,

r^Sy == A(rx5x) + î(^2/) (rs)j rlsy = A(r|sx) + l{xy){rs) rx ;

ainsi de suite. La fonction f est donc égale, dans ce cas, à la première

polaire d'une fonction de x plus un terme renfermant le déterminant {xy).

Remplaçons dans {k) f par D/" qui est du degré m -\- i relativement à

X\ et xt. On aura

D/"= ADY-f^^^(a;2/)i2D/';

par suite

AD/- = A^D Y-4 4^ A [{xy) ÛD/-].

Or, en désignant par (p une fonction du degré ^ en a?, il vient

Ar/ \^ ? r ^(^y), C?M1 , (^^) r. <^? 1 .. ^^1

La première parenthèse équivaut à y, 2/2 — yz^/i = o; la seconde est égale à |u.Acp; donc,

L ^ [{^y) ?] = — TT (^^) ^^'

et comme conséquence

^ A{,(œy)QDf] =^^ (xj^jAÛD/-.

En substituant cette valeur, on trouve

M)f= A^DY-I j— to) AÛD/-.

D'un autre côté, si on remplace dans (k) f par 0/", il vient

«î ^— I û/- = ADÛ/- -1 {xy) ily.

En vertu de ces deux égalités, l'expression de f prend la forme

Les deux termes du milieu peuvent se réunir par la relation

/yyi QDf=: r—BÙf,

m-\- 1 et on obtient alors la formule

(A.) /-^A'DY-I —(œy)M)Qf-\ —{xyy9Jf.

Posons

on aura

D Y = r>|, û/" = {rs) r'^-'Syy DO/" = (rs) C'^^x, û Y = W' r;?-*. Avec ces valeurs, il vient la formule

r^sl = A^(OÎ) -I ^ (a?y) (rs) A (r^-^5.) + ^^^ (xy)»(r5)»r--«.

et, comme cas particuliers,

rlsl == A' (rlsl) -\-{xy) (rs) A (r.5,) + J (a?y)2 (r^)», ri^;^ = A^ (rl4) + f (Jcy) (rs) A (rl^x) + i (xy)- (rs)' rx, r*5j = A^ (r*5J) + 1 {xy) (rs) A (r^Sx! + f (xy)' (rs)^ ri .

Donc, lorsque la fonction f est du second degré en y y elle est égale à une expression renfermant les polaires A*, A' et A" de certaines fonctions de x ainsi que les puissances o, i, 2 de {xy).

Appliquons encore Téquation fondamentale aux fonctions

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