‹ Cours d'algèbre supérieureChapitre 40 sur 169 · XX X · texte numérisé non relu

XX X

ûrl-~- + ûr2— "+ •.. +flni-^+ ûnn = 0, {r= 1,2, ... /Z)

qu*on obtient en divisant les équations (1) par JCm. Les inconnues

Xi Xo Xfi

ont des valeurs déterminées (73), dont le dénominateur commun est le déterminant Dm du système et dont les numérateurs se déduisent de Dm en remplaçant la !»■«, la 2«, . . la we colonne par la suite — Uim, — atm, . - , — ûnm. Représentons les coKonnes du tableau (T) respectivement par CtfC^f ... Cm et dénotons un déterminant formé avec n de ces colonnes en écrivant entre deux traits verticaux les symboles de ces colonnes; la solution prend alors la forme

X\ I Cm C-iCs ... Cn |

^2 __ I CtCmCs ... Al I pf p^

En échangeant la colonne Cm successivement avec chacune des suivantes, on trouve

\ CmCtCsC^ "• Cn \ -— ( 1; | C^C^Ci ,., Cn Cm\ '— \ */ ^it lA^mCaC*...^! -= (— 1)"-«| CiC^C,,,.CnCm\ - (— l)"-2Dj, etC

Donc

Y ~^ ' D X ~~^ ' n ' '" JC D

■*ni '-'m ■*în *-'ni ■*in ^m

Ces égalités conduisent aux proportions (2).

Exemples. - I. a^x + b^y \ r,2 - 0,

Ce système admet la solution

\ b, c,\ — I ûi A I I «i *i I

ou

bxC^ — biCx c^a^ — c^x dibi — dbt '

pourvu que l'un des dénominateurs soit différent de zéro.

a,x + b,y + c,z + d,u - 0, IL a^ + bty -^c^ + d^u^ 0^

ttiX + b y + CfiZ + dnU -- 0.

La solution de ce système est

\ bi Cl di \ \ di Cl di \ I Ui bi di\ \ Ui bi Ci \ pourvu que l'un des déterminants soit différent de zéro.

78. Théorème. — Etant donné an système linéaire homogène den + \ équations £Î n 4 1 inconnues, si n de ces équations admettent une solution unique autre que la solution zéro, la condition nécessaire et suffisante pour que cette solution vérifie V équation restante, est que le déterminant du système proposé soit nul

Soit le système

Xi -^ flnXi + Ui^t + ... + ûinXn + ûi^Xm = 0. X, ^^ a«Xi + a«X, + ... + Ojn^n f fl«n^m ^ 0.

Si l'on

suppose

au

an

fl21

an

àn\

Ûn2

Onu

les n premières équations du système admettent une solution unique autre que x, - x, - ... = x,„ -- 0. Pour que cette solution vérifie la (n + l)e équation, il faut et il suffit que l'on ait

a\\ Un ... ûln ûlm

Û21 Û22 ... Û2n Û2II1

uni Ûn2 ••• Ûnn ^mn

En effet, désignons par A le déterminant (1). Si à la dernière colonne de J multipliée par r™, on ajoute les autres multipliées respectivement par Xi, x,, ... r„ (ces nombres x sont quelconques), on trouve

XmA^:2

Û2n Xj

ûnn Xn ûmm X

Soient A„ Ao, ... -In, ^m les mineurs de J relatifs à la dernière colonne; l'égalité (2) donne

Xm^ ^ ^iXi + AgXo -\- ... + Xt, Xn + ^mXtn. (3)

On en conclut que la solution qui vérifie les équations Xi = 0, Xg 0, ... Xn --- 0, satisfait également à Téquation Xm - pourvu que Ton ait A 0; et réciproquement

Remarques. — I. Dans le cas considéré, il existe entre les fonctions X une relation linéaire

AjXi -f- À,.t\^ -\- ... -|- AmXm U,

qui aura lieu pour toutes les valeurs des variables x„ x„ ... Xm ; autrement dit, ces fonctions ne sont pas indépendantes. II. Si /4 / 0, la seule solution du système proposé est la solution zéro (74, I).

79. Sttf les systèmes rectangulaires nuls. - Pour fixer les idées, considérons cinq équations à trois inconnues :

a,x, I ajc. I ûtfXa - 0, 6,x, + b^. + 6P^.. 0, r,x, + c^x^ V c^n = 0, rf.x, \- d^., I d-Xj ==- 0, e,x, -h e^, i e,x, ^ 0.

Supposons que les deux premières admettent une solution autre que la solution zéro : ce qui exige que l'un au moins des déterminants

fli

soit différent de zéro. Pour que cette solution vérifie également les équations (3), (4) et (5), on doit avoir (78)

fll

as

bs

Cy

Cs

Œi Ut Us

bx bi ba

di (U ds

(Il a^ Us bi bt bi

€i €<i Cs

Mais alors les systèmes formés par les équations (2), (3) et (4) ou (2), (3) et (5), etc., admettent une solution non nulle ; par suite

bi bt ba

Cl C% Cs

di dt ds

bx bt bs

Cl Ci Cs Cl €% €s

=■ 0, etc.

On indique toutes les égalités (7) et (8) en écrivant

fli by Cl di Cl

Cl'i O^ C^ Q"i C^ (*s Os Cs tf s Cs

cette notation signifie que tous les déterminants formés avec trois colonnes quelconques du tableau sont nuls. Il y a Q de ces déterminants ; mais il n'y a que trois égalités distinctes, pour lesquelles on prend, par exemple, les égalités (7).

Réciproquement, étant donnée l'égalité (9), si les déterminants (6) dérivant de deux colonnes du tableau (9) ne sont pas tous nuls, on peut écrire les égalités (1) — (5); autrement dit, il existe une même relation linéaire homogène entre les éléments d'une même colonne.

80. Applications géométriques. - I. Cherchons l'équation de la circonférence passant par trois points donnés Ai, Aa, As. Soient (jci, yi) , (jc«, y%\, (JCs, y^) les coordonnées rectangulaires de ces points, et

x'-l / =^ax + by-\- c

l'équation du cercle. On aura les égalités de condition

x\+y\ = aXi-\- byi + r, j

A -\-yi = aXs-\- bys 4- c, J

qui servent à déterminer les paramètres a, b, c. Pour que le système (2) admette une solution, il faut et il suffit que le déterminant | JCi ^'i 1 | soit

NEUBERO. - Algèbre. 5

différent de zéro, ou que led points Ai, Ai, As soient les sommets d'un triangle proprement dit. Si cette condition est vérifiée, on a

Il reste à porter ces valeurs dans l'équation (1), ce qui revient à exprimer que les équtions (1) et (2) sont vérifiées par un même système de valeurs des inconnues a, b, c. L'équation cherchée est donc (76)

xï -f f,

xi -\- y.

xi + yf,

II. Attribuons les coordonnées courantes x, y k viti point déterminé A de la circonférence, et développons le déterminant (3) suivant les éléments de la première colonne; si S, Si, Sa, Ss, désignent les aires des triangles Al Aa As, Aï As A, Ay A Ai, A Ai Aï prises avec des signes convenables, il vient

OA . S — OA i.S, I OA,.Sï — OAs. Ss = 0. (4)

Cette égalité exprime une relation nécessaire entre quatre points d'une circonférence et un cinquième point quelconque O. Remplaçons-y O successivement par quatre points quelconques O, Oi Oi, Os et éliminons S, Si, Ss, Ss entre les équations ainsi obtenues ; nous aurons l'équation

Page 1