‹ Cours d'anal (volume 2)Chapitre 136 sur 150 · Appliquons ces formules à l'ellipsoïde · texte numérisé non relu

Appliquons ces formules à l'ellipsoïde

en prenant pour lignes m et (^ le système de ses lignes de courbure.

Nous avons trouvé (t. I, n° 538) la valeur du carré ds"^ de l'élément de longueur dans l'espace rapporté à un système de coordonnées elliptiques X<, À2, X3. En chaque point de l'ellipsoïde considéré, on aura X, =0; les coordonnées de ces points ne dépendront donc plus que des deux paramètres >.2 et I3, que nous désignerons par u et v. On sait d'ailleurs (t. I, n° 540) que les courbes w = const., (^ = const. seront les lignes de courbure de l'ellipsoïde.

Posant donc 7^ = o, \2^=u, \ = v dans les valeurs de x^, y'^^ z^^ ds^y il viendra

-A)(Cu{u — ç)

ds^. ^ ^ ., . ^-^-^:x___ du-

^ dçK

4 {A-^v){B^i')){G-hi>)

On aura donc ici

et, par suite,

âP

du ~

dU

dv ~

Substituant ces valeurs dans l'équation (28), il viendra

M ^« + P rtV + 2 ( w — (^) v/MP ^/O — o

ou, en remplaçant M et P par leurs valeurs tirées des équations (27),

cos^6 dç + sin-0 du-h i{u — c^) sinOcosO <iO = o.

Cette équation s'intègre immédiatement et donne

(29) w sin^ 6 + (^ cos^ ô =zr c,

c désignant une constante.

L'équation (2g) peut s'écrire

{u — c) sin-6 -h ((^ — c) cos-Ô z=i o

ou, en remplaçant sinO et cosO par leurs valeurs,

{u--c)P dv"- + ( (^ — c)M du"- = o.

Substituant enfin, pour M et P, leurs valeurs et séparant les variables, on aura l'équation

dv

\J /A , ..N.r> , ■■^ .0 , ..x/.. TT ^^".

(A4-«)(B + w) {0-\-u){u—c) dont l'intégration se ramène aux quadratures.

L'arc de la courbe s'obtient également par des quadratures. On a, en effet,

u{u — vY '^"^

(A H- iO (B -r- w) (G + iO ( " — c)

usJudiL vsjvdv

371 . Les lignes géodésiques de l'ellipsoïde jouissent de propriétés remarquables, qu'on peut déduire de Téqualion (29).

Remarquons tout d'abord qu'en tous les points d'une ligne de courbure u = const. on a

6=11-7 d'où i^ sin-0 -1- p 008^6 =:?< = const.

Le long d'une ligne du second système v -^ const., on aura 6 = 0 et i^ sin^6 -t- (^cos^6 1= c^m const.

Les lignes de courbure satisfont donc à l'équation (29) des lignes géodésiques.

Cherchons les points où la ligne géodésique

u siii^ 0 -1- (^ ces- 6 m c

est tangente à une ligne de courbure.

On aura, au point de contact,

errzo ou Ozzii-

et, par suite,

W =: C ou Vzrz: C.

Chaque ligne géodésique est donc tangente à deux lignes de courbure, une de chaque système, et l'on voit qu'à deux lignes géodésiques tangentes à une même ligne de courbure

u^^c correspond la même valeur c de la constante d'intégration.

Il en est de même pour le système des lignes géodésiques qui passent par les ombilics.

On a, en effet, pour les quatre ombilics réels (t. I, n°525),

La condition r^ r= o donne

(B-t-t0(BM-^)"O;

donc u o\x V est égal à — B. Soit, par exemple, w = — B; on aura

donc V sera aussi égal à — B.

Pour une ligne géodésique qui passe par un ombilic, on aura donc, en substituant ces valeurs dans l'équation (2g),

— Br:=C,

ce qui détermine la valeur de la constante c.

Considérons une ligne de courbure quelconque m= const. Soit (l^, v) un point quelconque de cette ligne; joignons-le à deux ombilics O et O' par des lignes géodésiques L, U, elles auront pour équation différentielle

u cos^O -H V sin-6 ■=:. — B,

MC0S26'+ (^sin^O'rrr— B.

En retranchant ces deux équations l'une de l'autre, il

viendra

0 = «^(cos^O — cos^G') 4- (^(sin^O — sin^e')

= (r— w) (sin^Ô — sin^ô').

Donc sin^ô = sin^G', et les lignes L, U auront pour bissectrices les lignes de courbure du point m, ^>.

Soit [u, v^) un point de la ligne de courbure considérée

situé à une distance infiniment petite ds du point (z/, v) primitivement choisi. Joignons-le à O, O' par de nouvelles lignes géodésiques Lj, L'^ .

Projetons Li et Télénient ds sur L ; on aura évidemment

L = proj . Li -I- proj . ds.

Or chacun des éléments de L,, ne faisant qu'un angle infiniment petit avec sa projection, lui est égal en négligeant le produit de sa longueur par une quantité du second ordre ; on aura donc, au second ordre près,

proj.Li^irLi.

D'ailleurs

proj. ds z=z ds sin^ ]

donc

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