‹ Cours d'anal (volume 2)Chapitre 96 sur 150 · Applications. — i° Soit à intégrer l'équation aux · texte numérisé non relu

Applications. — i° Soit à intégrer l'équation aux

dérivées partielles

dz . dz ôœ oy

des cylindres parallèles à la droite [x=^az,y^=^ b.z). On formera le système

dx __ dy ,^

ÉQUATIONS AUX DÉRIVÉES PARTIELLES. SlJ

dont l'intégrale générale est

œ — <2^ = 6', f — bz:=Ci.

L'équation proposée a donc pour intégrale générale

<î>(^ — az, y — ^^)=r:0.

2" Considérons l'équation aux dérivées partielles

^ (^^ f r^\àz

des cônes ayant leur sommet au point a, p, y. On formera

le système

dx clv clz

X — a y — |3 z — Y dont l'intégrale générale est

log(^ — a)zrrlog(^ — Y)H-const.,

log(^ — p) =^ lo8'(^ ~ ï) + const.

ou

= const., ' ri:; const.

L'intéerrale cherchée sera

f X — CL y —fj\

3" Considérons l'équation aux dérivées partielles

des surfaces de révolution autour de l'axe - = — = -

Nous aurons le système

dx dy dz

Soit dt la valeur commune de ces rapports ; on aura

dx =z (y/ — P ^) dt, drz=L{o(.z — -^(x) dt, dz-=zz{^x— a r ) dt.

3l8 TROISIÈi<[E PARTIE. — CHAPITRE III.

On en déduit immédiatement les combinaisons intégrables

œ dx -\- ydy -{- z dzz^o,

OL dx -i- ^ dy -\- ^( dz r=zo\ d'où

^--r-y^-h ^'= const, ax -h ^y -h ^z=z const.,

et l'intégrale cherchée sera

^{x'-i-y--^ z^, OLX -h pjK + Y-^) =^ ^•

4*^ Soit, en dernier lieu, l'équation

dz dz

dx '^ dy

qui définit les fonctions homogènes de degré n en x^ y. On

formera le système

dx dy dz

X y nz'

d'où

— r= const., — == const..

L'intégrale générale sera donc

ou, en résolvant par rapport à — ^j

x"- -^ \y et enfin

244. Passons à l'étude des équations aux dérivées partielles du premier ordre en général.

Soit

une équation entre n variables indépendantes ^i, ..., x„,

ÉQUATIONS AUX DÉRIVÉES PARTIELLES. Sig

une fonction z de ces variables et n constantes arbitraires «1 , . . ., Œn. En éliminant ces constantes entre l'équation <I> = o et ses dérivées partielles

nous obtiendrons, en général, une seule équation aux dérivées partielles

(il) F(^, ^1, ...,^„ ;/?!,...,/?„) =0.

La fonction s, définie par l'équation (9), sera une solution de cette équation, quelles que soient les constantes <2,, ..., a„.

Une semblable solution a reçu le nom à^ intégrale complète. Il est aisé d'en déduire les autres solutions de l'équation aux dérivées partielles.

On pourra, en effet, dans cette dernière équation, faire abstraction de la condition que/>i, ...,/?„ soient les dérivées partielles de 5, pourvu qu'on y joigne la relation

(12) dzr=ip^dx^-+- . . . + p^dXfi^

qui exprime précisément cette dernière propriété.

Gela posé, l'équation (11), résultant de l'élimination de <2|, . . . , a,i entre les équations (9) et (10), sera algébriquement équivalente à celles-ci, pourvu qu'on y considère les a, non plus comme des constantes, mais comme des inconnues auxiliaires.

Nous aurons donc à déterminer les inconnues z, a^^ . . . , a„, /?<, . . . , pfi par les équations (9), (10) et (12).

Cela posé, différentions l'équation (9), il viendra

— - az -h -r — dxi -I- ... 4- -^ — da, -h . . . -f- ^^ — da» = o oz dûT.^ da^ oa^

ou plus simplement, en vertu des équations (10) et (12),

(10) -:i — «<2. -f- . . . H- -r — da,, ■= o.

oai da^

Cette nouvelle équation aux différentielles totales pourra

320 TROISIÈME PAllTIE. — CHAPITRE 111.

remplacer l'équation (12) pour la détermination des fonctions inconnues. Il existe plusieurs manières d'y satisfaire : i"* On peut d'abord poser

Ces n équations, jointes à (9) et (10), achèveront de déterminer une solution, à laquelle on donne le nom à'' intégrale singulière.

'2" Si les - — ne sont pas tous nuls, l'équation aux différentielles totales(i3)montre qu'il doit exister au moins une équation de condition entre les inconnues <2,, . . . , aa- Admettons qu'il en existe k distinctes, à savoir

On en déduira, entre les différentielles da^^ . . . , dan, les k relations

dfi — o, ..., dfu~o,

dont l'équation (i3) devra être une conséquence. On aura donc identiquement, en désignant parX,, . . . , Xa des facteurs convenables,

•— - <iai -H . . . -1- -.— da„ — \ dj\ -h ... 4- \kdfi, ;

d'où, en égalant les coefficients des diverses différentielles dai,

dat dat dai

Ces équations, jointes au système (g), (10), (i4 )> détermineront toutes les inconnues du problème, y compris les multiplicateurs \. Les fonctions /<, . . . ^ fk restent d'ailleurs arbitraires.

Le système de ces solutions, renfermant des fonctions arbitraires, se nomme Vintégrale générale.

Si nous donnons, en particulier, à k sa valeur maximum n^

les quantités a, étant liées par n équations, seront des constantes, d'ailleurs arbitraires. Nous retrouvons donc, comme cas particulier de l'intégrale générale^ l'intégrale complète d'où nous étions parti.

On voit par cette analyse que la recherche des solutions d'une équation aux dérivées partielles du premier ordre

(i6) F(i;,^i, .. .,^„;/-?i, ...,y^„)=ro

se ramène à la détermination d'une intégrale complète.

Plusieurs méthodes ont été proposées pour arriver à cette intégration ; nous allons exposer les trois principales.

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