Théorème IV. — Soit
une série convergente dont les termes soient, dans un ce?^tain domaine, des fonctions synectiques de z. Si la série
est uniformément convergente, s(z) sera dans ce domaine une fonction synectique de z, ayant pour dérivée ^(z).
La démonstration est la même que pour le théorème précédent.
332. L'uniformité de la convergence, admise dans les raisonnements précédents, est une condition essentielle pour la validité des démonstrations.
Voici, en effet, quelques exemples où, cette condition n'étant pas remplie, nos théorèmes se trouvent en défaut : I** Considérons la série s qui a pour terme général
Pour ^ == o, elle se réduit à zéro. Pour les autres valeurs de x comprises entre — i et H- i , 5 est une progression géométrique convergente, et a pour valeur
quantité qui tend vers go si x tend vers o. La série s est donc discontinue pour ^ = o, bien qu'elle soit convergente el que ses termes soient des fonctions continues.
Ce résultat s'explique en remarquant que la convergence n'est pas uniforme. Soit, en effet, Sn la somme des n pre-
SÉRIES. 3i5
miers termes de la série. On aura
et, quel que soit /z, on pourra toujours trouver une valeur de X assez petite pour que R« soit plus grand que toute quantité donnée £.
2° Considérons la série
OÙ
La somme s,i des n premiers termes est égale à nxe~"^' et tend vers zéro, quel que soit ^, pour n = co. La série a donc pour valeur zéro, quel que soit x.
On a, par suite,
mais, d'autre part,
Xb ^b T /**
et, pour n = cc.
Sndx=z -.
lim f
Le théorème II est donc en défaut pour cette série.
Gela tient encore à ce que la convergence n'est pas uniforme. En effet, on a
et, si l'on pose x =^ -— ? il viendra
sjn
3l6 PRIiMifcUE PARTIE. — CHAPITRK TH.
11 est donc impossible de choisir n de telle sorte que, pour toute valeur de x^ \ R/^ | soit <^£, dès que s sera << -•