Considérons encore, avec M. Weierstrass, la série
F(^) = ^ 6" cosa^Tzx,
où b est une constante positive <C i , et a un entier impair
Cette série est uniformément convergente ; car, si l'on désigne par ¥tn{oc) la somme des m premiers termes, par R,„ le reste, on aura
quantité indépendante de x et qui tend vers zéro pour m = 00.
Si ab <ii^ ^{^) aura pour dérivée la série
car cette dernière série sera aussi uniformément convergente.
Nous allons montrer, au contraire, que, si ab surpasse un certain nombre fixe, F(^) n'aura pas de dérivée.
On peut évidemment écrire
CL X i:i3 Ot/^î -h S/,i5
a,„ étant un entier et \ni une fraction comprise entre — i et -h ~. Posons
a"' em étant égal à dz i . La quantité
SÉKIES. 817
sera ud entier. D'autre part, k aura le signe de e,„, et son
module sera au plus égal à - — --, donc h tendra vers zéro si
m croît indéfiniment.
Considérons l'expression
Soient Sm la somme de ses în premiers termes, R^ le reste. On aura
tdt
-V / Tiia^'b"'—]) -
^ ^ ab — i ab — 1
Passons à la considération de Rm- Pour n^m, on aura {a et e„i étant impairs)
cosa'^.3?7: r=r cosa"'-'"{oL„,-i- ç,„)- = (— i)^m ces «'*-'" 5,„7r
et, par suite,
R,„ :^ ^ f^ \b'^{i-h ces a«-'« 'ç,„ 71 ).
La quantité sous le signe \ a tous ses termes positifs. D'ailleurs, le premier de ces termes, ^'"(i + cosç^^tt), est
3l8 PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE III.
» r / • Tz t:
^o"^: car, ç^^tl étant compris entre et -? son cosinus ne
peut être négatif.
On aura donc
et R,„ aura, d'ailleurs, le signe de ( — i)°''«+'e,„. Si donc on a
9 > — r- — ' d'où ab>î-{ "y
6 ab — I 2
on aura
quantité qui croît indéfiniment avec m.
u ailleurs, y a, ainsi que K/», le signe de
( — \Y<rà-^ Cm^ et comme on peut, pour chaque valeur de m, se donner arbitrairement le signe de Cm^ on voit qu'on pourra
à volonté faire tendre vers l'infini positif
ou négatif, ou lui faire parcourir une suite de valeurs de signes différents et indéfiniment croissantes, h tendant toujours vers zéro.
On voit, par l'exemple qui précède, qii'// existe des fonctions continues n'ayant de dérivée pour aucune valeur de la variable. j
334. La fonction précédente F(^) n'est bornée dans aucun intervalle.
Soit, en effet, cd un intervalle quelconque. Soient —,
— -— , . . • , celles des tractions de dénominateur — qui
sont contenues dans cet intervalle; si nous donnons à ^ la série de ces valeurs intermédiaires entre c et d^ la variation
totale T correspondante sera
Ki)-''<H-'î>(^
et sera au moins égale à yr^, r; désignant la plus petite des quantités
Or on a, par hypothèse,
d'où
<c, ttl±l^,..
D'autre part, nous avons vu, dans le numéro précédent, qu'en posant
a'"a:=zct„,^ç,n, à —
em — Ç
on avait
h pU ab — i
Faisant, en particulier, ?,«= o, e,«=^ + i , a„i= p -f- ;, d'où ,r = , A =^ — , Il viendra
rf^m ^m
On au
ra donc
Si nous faisons croître ni indéfiniment, b étant << i et a6 > i , cette expression croîtra indéfiniment, ce qui établit notre proposition.