Posons, pour abréger
Les quantités a/A, 6/a> c/a, rf//, eu seront des fonctions connues de x; nous les supposerons continues, ainsi que leurs dérivées partielles, entre ûOq et Xt ; cette hypothèse est évidemment nécessaire pour qu'on puisse appliquer la série de Taylor au développement des accroissements des fonctions F, '^i.
Posons encore, pour simplifier l'écriture,
ces quaptités seront assujetties aux relations (7) o = 8'W--N {diiSi-i-Ciiz'i) {/ — I, ...,/?).
On aura, d'autre part.
et
8»I z=z jPFdx = j [a=F -t-V 2 {x/ ^^}j dxy
5o4 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE IV.
les multiplicateurs [X/ étant des fonctions quelconques de x^ finies entre x^ et a:< .
L'expression
2Û::3:8»F-f-V 2 |JL/ S^j//
étant homogène et du second degré par rapport aux quantités z^ z\ p., on aura
dit du ,\ \} dQ
Substituant cette valeur dans l'expression de 8^1 et remar^ quant que les équations de condition (7) ne sont autres que les suivantes
il viendra
Intégrant par parties les seconds termes et remarquant que Zi s'annule aux deux limites Xq et Xi, il viendra
J- Zui\à^i dx ds'ij '
On pourra donc annuler o^I si l'on peut déterminer les quantités ;:, [jl, de manière à satisfaire aux équations
^^^ dzi dxâz'i"^'
ainsi qu'aux équations de condition (8), en assignant aux Zi
CALCUL DBS VARIATIONS. 5o5
des valeurs qui ne soient pas constamment nulles entre Xq ot Xi, mais qui s'annulent aux. deux limites.
379. Les relations (8) et (9) constituent un système d'équations différentielles entre les variables z, [Ji tout à fait analogue au système (i), (a). Il sera également d'ordre 2 /n, pourvu que le jacobien 3^ des expressions
dz'i d[t.i
par rapport aux quantités zj-, |jl/ ne soit pas identiquement nul. Or, d'après l'expression de û, on voit que les éléments de ce déterminant ne sont autre chose que ceux de J, où l'on a substitué, pour les quantités y, leurs valeurs en fonction de X, Nous admettrons que, même après cette substitution, le déterminant ne s'annule pas identiquement et que, en particulier, il n'est pas nul pour x = x^.
Prenons alors pour inconnues auxiliaires les quantités
(10) ll.zz.--.
Les équations (8) et (10) permettront d'exprimer les quantités z' et |jL en fonction linéaire des quantités z et 14. Ces valeurs, substituées dans l'expression
Hi r=^^M,^;— û,
la transformeront en une fonction homogène et du second degré des quantités z, u ; et l'on aura, pour déterminer ces quantités, les équations canoniques
(11) Zi—-~-, ur——'.~^
ÔUi OZi
dont les seconds membres sont linéaires et homogènes par rapport aux inconnues z^ u.
5o6 TROISIÈME PARTIB. — CHAPITRE lY.
380. Les équations difTérenli elles linéaires (12) O"-^ =2j[diiZt -hetiZi],
(i3) O"- —, — Ui — \ [bfiiZi,'^Ckiz'f^]-h\ eu^i— Ui,
(.4) o ^ ^,- - ^ ^^ -^2^[a,,z,+ b<,z', + rf„(i,] - «;-,
auxquelles nous venons d'arriver, sont intimement liées aux équations
dF dF
dont rintégration nous a fourni les valeurs des quantités y, X en fonction de x et des constantes ai , , . ., cLm\ ^i ^ • • • , ^m> En eflet, substituons ces valeurs dans ces dernières équations ; elles se réduiront à des identités, quelles que soient les constantes a et ^. On pourra donc les difTérentier par rapport à Tune quelconque c de ces constantes. Effectuant cette différentiation et posant
àyt ^ à/i , dpi dh __
"5F - ^" de - "'' 1^ - ""'' -â^ " ^'»
on obtiendra précisément les équations (12), (i3), (i4)-
Prenant successivement pour c chacune des 2 m constantes a, ^f nous aurons donc 2 m solutions particulières de ces équations. On en déduit, en désignant par Aj^ et B^ des constantes arbitraires, la solution plus générale
CALCUL DES VARIATIONS. 5oj
Les équations (i i), qui se déduisent de la combinaison des équations (12) à (i 4)) admettront donc comme solution les valeurs de Zi, ui données par les formules (i5) et (16).
381. Nous admettrons : 1° que les diverses dérivées partielles -^> -^Q^) "j -^y qui iSgurent dans les expressions
précédentes, restent continues entre Xq et x^ ; 2® que les seconds membres des équations (i5) ne peuvent devenir à la fois identiquement nuls, de quelque manière qu'on choisisse les constantes A, B, à moins qu'elles ne soient toutes nulles
Cette dernière hypothèse entraîne manifestement comme conséquence que les 2/n solutions particulières obtenues pour les équations (11) sont linéairement indépendantes. La solution générale des équations (i i) sera donc donnée par les formules (i5) et (16), et celle des équations (12), (i3), (i4) par les formules (i5) à (18).
Nos 2 m solutions particulières étant indépendantes, le déterminant
dyx dyx ^Y^ dy,
doL^
ày,n àpi
àpm
daj
àym
àY„
dpx
dpi
àPm
àpm
dr
ÈEi
dp
doi
ne pourra être identiquement nul.
Ce déterminant peut d'ailleurs se mettre sous la forme d'un produit de deux autres déterminants. En effet, les équations intégrales
(où V ne contient ni les p ni les P), difFérentiées par rap-
5o8 TROISIÈUE PARTIE. — CHAPITRE IV.
port aux constantes a^t 6t ^a? donnent
dpi
d'W dvh
Substituant ces valeurs dans D et retranchant des m dernières lignes du déterminant les m premières, multipliées par des facteurs convenables, il viendra
dy,
ày^
dr,
ay,
Oy-m
àh
àym
àym
àyi ô:tfn
àym à?,
àym
en posant
àvi dfx
dv
ày
(Y' Y Ovx à^x
d'Y àym à%i
àyi d:t„
àym àT.,^
Aucun des deux déterminants D{, D^ ne peut donc être identiquement nul.
382. Nous sommes maintenant en mesure de déterminer les conditions nécessaires et suffisantes pour que 8*1 ne puisse s^annuler.
On voit tout d'abord que 8^1 sera susceptible de s'annuler si Ton peut déterminer les rapports des constantes Â^^, Bj^, de telle sorte que les valeurs des zi fournies par les équations (i5)
CALCUL DKS VARIATIONS. 509
s'annulent toutes à la fois pour deux valeurs distinctes Ç09 ii de la variable x^ comprises entre Xq et x^ .
En effet, posons S^/ = tZi entre Ç© et Ç, , et S// = o dans le reste de l'intervalle x^Xi,
Les variations ainsi définies ne sont pas identiquement nulles dans tout l'intervalle entre Xo et Xt ; elles satisfont aux équations de condition (12); enfin entre Ço et ii, seule partie de l'intervalle où elles ne soient pas nulles, elles satisfont aux équations (i3) et (14)9 équivalentes aux équations (9); elles annulent donc tous les éléments de l'intégrale S^I.
Pour que les rapports des constantes Â^, B^ puissent être déterminés comme il est indiqué ci-dessus, il faut et il suffit que le déterminant
(àyA
(àym\ (dy,n\
soit égal à zéro.
Donc, pour que 8^1 ne puisse s'annuler, il faut tout d'abord qu'on ait
de quelque manière qu'on choisisse ^o et ^i entre Xq et Xi . Posant en particulier ^Q = XQy on devra avoir
pour toute valeur de :r >• ^c ei^x^,