‹ Cours d'analyse de l'École polytechnique (volume 2)Chapitre 33 sur 112 · ia;'»-*H-.. .H-/)^a?=T · texte numérisé non relu

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qui rentre comme cas particulier dans ceux, que nous venons de discuter. Il convient, toutefois, d'effectuer Tétude directe de cette équation ; car elle fera paraître sous un nouveau jour quelques-uns des résultats déjà obtenus.

119. Considérons d'abord Téquation sans second membre ov d'^x d'*~^ X

Soient â?! , , , .^ Xk des solutions particulières de cette équation. Nous dirons que ces solutions sont indépendantes.

ÉQUATIONS LINÉAIEIS.

si le délerminant

Xjf

formé par ces fonctions et leurs k — i premières dérivées n^est pas identiquement nul.

Toute équation linéaire (Tordre n sans second membre admet un système de n solutions indépendantes Xi,., , ^x,,, et sa solution générale est

d| Xl -f- . . . -+- C*|, Xfly

Cl, ..., C„ étant des constantes arbitraires.

Pour établir ce théorème, nous supposerons qu*il soit vrai pour les équations dWdre n — i et nous montrerons qu'il est encore vrai pour Téquation (8) d'ordre n.

Soit Xi une solution de cette équation (autre que la solution évidente x-=^o). Posons x^^Ox^^ C désignant une nouvelle variable. On aura

dx 'di

:=C'j?|-f-Cx',,

= C«a:,-+./iC»-*a:;4- ^ '-^C^'^x',

Cx'}.

Substituant ces valeurs dans l'équation proposée, on aura l'équation transformée

(xtC-h/ix; c-« 4- '^^^^^^\

Pi^i

L*équation devant être satisfaite, par hypothèse, si l'on

TROISikHB PARTIB. — GHÀPITHB II.

suppose C constant, Téquation (9) ne contiendra aucun term» en C. Ce sera donc une équation linéaire d'ordre n — i par rapport à sa dérivée G. Elle admettra, par hypothèse, n — i solutions indépendantes ^2» •••)J^/i) ^^ sa solution générale sera de la forme

où C2> . . ., C/i sont des constantes arbitraires. Intégrant cette expression, il viendra

C = C, -i- C, r 7, rfr + . . . 4- C„ r 7« c?/,

X étant une quantité choisie à volonté, et d une nouvelle constante arbitraire. On en déduit

oc tr^n V-i J? j ^^ \j\ 00^ — f~ vij OC^ -f- . . . -{- Li/i OCff ^

en posant, pour abréger,

^t — ^ij ïtdt,

dt.

Il reste à prouver que le déterminant

m * uC ■

vv y *Ay m • • • *A/ n

n'est pas identiquement nul.

Or ce déterminant est égal à

^1 ^t / y^dl

A A f yt^^-^ aoj'i/jH- ^,/; . . . x\j y a dt -f- ^x\ y„ + j:,r;

^1 / fndt ^1 / yndt

ÉQUATIONS LINÊiaRBS.

OU, en supprimant les termes qui se détruisent, à

^1 ^\ \ y%^^ • • • ^1 / yn

dt

Or chacun des deux facteurs qui composent ce produit est diflerent de zéro, par hypothèse.

120. Soient Xij . . ., x„ le système de solutions indépendantes dont nous venons de démontrer l'existence, et

Çj rz: C j a:, -h . . . -+- C'n Xm

Kn — G j Xj H- . . . H- CJJ Xn

un autre système de n solutions. Le déterminant

est évidemment égal au produit du déterminant des solutions X| , . . . , a?A par celui des coefficients C.

Il est donc nécessaire et suffisant, pour que les solutions iit - • •) i/i soient indépendantes, que le déterminant des C ne soit pas nul.

SMl en est ainsi, ^i, ..., Xn^ et par suite toutes les solutions de 1 équation différentielle, seront des fonctions linéaires de

121. Soient d'ailleurs Ç|, ^2, ..., ^„ un système quelconque de solutions indépendantes de l'équation (8); on aura

dt'' dt''

Pi

df"

dt'

TROISIÈMB PARTIB. — CHAPITRE If.

Ces équations permettront d'exprimer les coefficients />! , . , ,, pn en fonction de Si , . . . , Ç^ et de leurs dérivées.

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