Soit par exemple u =■ • Pour 1/ = o, i
on
aura u ■= o, 00, i j Téqualion entremet u aura donc ces trois
ÉQUATIONS LINÉAIRES. 2a5
points critiques, et les racines des équations déterminantes
correspondant à ces trois points seront comme précédemment
o et I — Y> o et Y — « — P> a et p.
On pourra donc prendre
X rz: o ou I — v, p.i=: a OU p.
Prenons, par exemple,
Les racines des équations déterminantes pour Téquation entre ^ et u seront
Pour o. . . — X =3 Y — I , I — y — X =i o,
Pour 00.. X-H|x:^a-4-i — y> T — « — P-J-X-f-fi— -i— 3,
Pour I... a — H-^^o» ? — l* = P — *•
Si nous posons
Y-i.zri-Y'. p-« = y'-a'-p',
d'où
a'=a-hi — Y, p'i=i — p, y'=2 — Y>
cette équation admettra la solution
L'équation primitive admettra donc la solution
ou, en remplaçant u par sa valeur - et a', P', y' p«r leurs valeurs et supprimant le facteur constant ( — i)Y""°'~*,
y z=z tt«-Y(, - w)T-«-« FJ'a 4- I - Y, i - P» 2 - Y^ "^TZ:^ ) " J. — Coar*, m. iâ
aa6
TROISltoB PARTIE. — CHAPITRE II.
182. On obtient par un procédé tout semblable les vingtquatre intégrales suivantes :
3o Si
F(«,P,Tt«), (,-„)Y-«-PF(Y-a,Y-p,Y,«),
ai-YF(a — Y-hi, p — Y-^i> a — Y» ")»
Mi-Y(i — a)y-«-P F(r — a, I — p, a — Y) «)»
£.»-Y(i-a)Y-a-«F(«-Y-+-', '-P»^-ï»;rzrr)'
F(a, p,a-+-p — Y-^i» ' — «), a»-YF(a — Y + "> P — Y -+"'»*+? — Y + N i — ")»
w-« F(a,a— Y-f-i,a4-P — YH-i> ) >
a-P f(p,P~yh-i,« + P-y + »/-^)'
(i„)Y-«-PF(Y-a, Y-P, Y-«-P + ^ !-«)»
(i— w)Y-*-P«»-YF(î — a, I — p, Y— a — p-hi, i — «),
(i— a)ï-«-Pi/«-YF(i— a, Y — a, Y — a — p-4-i,
(,„)T-«-PmP-tf('i-P. -r-p, T-«-P + «, — „— )
(35) „-«^,-Ly"""'F^a-Y-^■^ i-?,a-p-4-i, j^)
(36) «-PF^p, p-^-Hi, ?^a-M, ly
(37) «-p^,-Ly"""^F(^i-a,Y-^, P-« + i,^)>
""K'- ,^)'^f(p, ï-«> P-« + ^ Til:
(39) «-p(,-Ly" *F(p-T-+-'>'-«>P-« + ^rzr;i)-
183. Coupons le plan suivant la portion de Taxe des x qui s'étend de o à -|- oo. Dans le plan ainsi coupé^ chacun des développements précédents restera monodromc. Pour
achever de les préciser, nous pouvons adopter pour arguments
de tt, I ceux qui sont compris entre o et ai:, pour argu-
ment de i — u celui qui est compris entre — tc et -h tz. Les
puissances de u, i > i — «qui figurent dans les exprès-
sions (i6) à (89) auront des valeurs entièrement déterminées. La région de convergence des développements ci-dessus sera : i° pour ceux où la série hjpergéométrique a Pargument i£ ou i — m, l'intérieur des cercles Co, C| de rayon i décrits autour du point o ou du point i respectivement:
2" pour ceux d'argument — > > l'extérieur de ces mêmes
cercles; 3° pour ceux d'argument > la moitié du plan
située à gauche de la droite x =^ -; ^^ pour ceux d'argument
y la moitié du plan à droite de cette ligne.
Il restera à déterminer les relations linéaires qui lient entre eux ces divers développements dans leurs régions de convergence commune.
Les difTérences des racines des équations déterminantes
328 TROISifcMB PARTIS. — CHAPITRE II.
relatives aux points o, i, oo sont respectivement i — y» Y — a — p, j3 — a. Nous supposerons que parmi ces quantités, il en existe au moins une dont la partie réelle ne soit pas nulle. Les 24 transformations de Téquation de Gauss permettant : 1° de permuter entre eux d*une manière quelconque les points o, i, 00 sans changer les équations déterminantes ; 2° de changer à volonté les signes des différences des racines des équations déterminantes relatives aux points o et i , il nous sera permis d'admettre que f — a — ^ ait sa partie réelle positive. Dans ce cas les séries hjpergéométriques
seront encore convergentes sur la circonférence du cercle Cq et, en particulier, pour u = i elles prendront les valeurs suivantes (t. I, n°» 379 et 382),
r(«-pH-i)r(Y~«-P) r(p-a + i)r(Y-a-p) r(i-p)r(Y-p) ' '- r(i-«)r(Y-a)
Cela posé, désignons par ai j^i ,âE^2les développements (16) et (20), par 6|Z|, 62^9 les développements (32) et (36); et soitx une intégrale quelconque deTéquation de Gauss. On aura dans rintérieur de Go
et à l'extérieur de G©
JC M| «I ~T~ Uj Sfm
Pour trouver la liaison entre les constantes c<, C2, rf|, ^2» nous remarquerons que sur la circonférence elle-même, où les développements restent tous deux convergents, on aura
En particulier, au point m = i, on aura sur le bord supérieur de la coupure
«(jOATIONS LinâAlEES. 329
et, sur le bord inférieur,
d'où les deux relations cherchées
Tirant de ces équations les valeurs de di^ d^ pour les substituer dans Texpression x =^diZi + ^2 '32}
il viendra
Cette expression, convergente en dehors du cercle C©, représentera dans cette région la même intégrale qui, dans rintérieur de Co, était égale à C| j'i H- C2jK2-
184. Il ne reste plus qu'à voir comment les constantes c^ , C2 se modifient à la traversée des coupures qui joignent les points critiques o et i , i et oo.
Si l'on traverse la droite oi (en montant), j^i ne change pas, yt est multiplié par «"^^'Y ; et x = C| jKi H- ^2^2 est changé en CtjTi 4- c^é^^^^^y^' Ainsi c^ ne change pas, et c^ est multiplié par e~*«'Y.
Si l'on traverse la coupure 100 (en montant), dtjd2 seront changés en (40 rf; = <?-««'« é/„ flr,=ie-*«'M,
etC|, C2en deux nouvelles constantes c\ , c^ liées kd'^^d'^ parles
relations
(ia> (c;.^c; = rf; + ^i,
En résolvant les équations linéaires (4o), (40' (4^)) on éliminera les auxiliaires dt, d2^ d'^y cT^ et l'on obtiendra l'expression deCp Cj en fonction linéaire de C|, C2.
Si l'on traversait les coupures en descendant, les coefG-
23o TROISiftMB PARTIE. — CHAPITRR II.
cients C|, Cj subiraient évidemment la transformation inverse de celle qui vient d'être déterminée.
Les coefficients des formules de transformation ne renferment, comme on le voit, que des exponentielles.