Considérons encore l'équation
OLX dy -h p/ cte H- x'^^y'^i^ax dy -f- bydx) = o.
On a
(aj7 dy -+- P/ dx)x^-^y^''^ = d{x^y^).
ÉQUÀTIOlfS DIFFÉBEIfTlBLLBS OBDIlfÂIEBS. 27
L'expression générale des multiplicateurs qui rendent intégrable oLxdy -^^^y dx sera donc
On voit de même que l'expression générale des multiplicateurs de x^y^(^ax dy -|- by dx) sera
Il résulte de là que x^y^ rendra séparément intégrable chacune des deux moitiés du premier membre de l'équation proposée, et, par suite, sera un facteur intégrant, si l'on a
X =ia — i-i-a5=:flr — i — n 4- a*»),
Ces équations simultanées détermineront aisément \^ t^, \ [1, si le déterminant a 6 — ^a n'est pas nul. Si ce déterminant était nul, on aurait
et l'équation se réduisant à
(i -h kx'^y'^) {axdy -H ^ydx) =0 serait intégrable sans diflGculté.
24. Considérons enfin, avec M. Darboux, les équations difierentielles de la forme
kdX-^BdY-hC{YdX--XdY)z=zo,
où A, B, C désignent des fonctions rationnelles de X et de Y.
Ces équations prendront une forme plus symétrique si l'on remplace, comme dans la théorie des courbes algébriques, les ^^ables X, Y par des coordonnées homogènes, en posant
ax -\-^y -\-^s ax -h^y -h^s
38 TROISIÈMB PART». — CHAPITRE I.
On en déduira sans peine pour rfX, rfY, Y rfX — X rfY des expressions de la forme
a{ydz — sdy) •+- b{zdx — xdz) -\-c{xdy — ydx)
Ces valeurs, substituées dans l'équation proposée, donneront une transformée de la forme
(7) L{ydz — zdy)-^M{zdx — x dz) -h^(^ dy — y dx) = o,
L, M, N étant des fonctions homogènes en Xj y^ z, et d*un même degré, que nous désignerons par m. Cette équation peut encore s'écrire ainsi
(8) ¥dx-\-qdy-^Kdz=io,
en posant
P = M5 - Nj',
K=^Ly — iMx; doù
(9) Pd?-hQj'4-R5 = o.
23. Pour chaque point Xy y^ z à\x plan, la direction de la tangente à la courbe qui représente géométriquement l'intégrale sera donnée sans ambiguïté par l'équation (8). Il y a toutefois exception pour les points où l'on a simultanément
P = o, Q=:o, R=io,
pour lesquels l'équation (8), étant identiquement satisfaite, n'établit plus aucune relation entre dx^ dy, dz.
Ces points singuliers sont évidemment les seuls par lesquels puissent passer plusieurs branches de courbes distinctes satisfaisant à l'équation différentielle. On peut donc affirmer que tout point multiple d'une courbe intégrale ou tout point d'intersection de deux courbes intégrales est nécessairement un point singulier.
Cherchons le nombre \ de ces points singuliers. Nous re-
ÉQUATIONS DIFFÉRBNTIELL18 ORDINAIRES. 39
marquerons, à cet effet, que les points communs à P = o, Q=: o, en nombre (m + i)^y satisfont en vertu de (9) à la relation Rz = o. On aura donc
i\ étant le nombre des points communs à P = o, Q = o,
D'autre part, les m + 1 points communs à P =: o, z = o
satisfont à la relation Q^ = o. D'ailleurs, un seul d'entre
eux, savoir ^ = 0,^=0, satisfait à ^ = o. Les m autres
donneront
donc
7) = m et Ç = m* 4- m 4- 1 .
26. Cherchons maintenant la condition pour qu'une courbe algébrique
soit une intég;rale de l'équation différentielle. On trouvera, en (liiTérentiant l'équation ci-dessus,
-^dx-^ -f-dy -h ^dz = o.
dx dy ^ oz
On a d'autre part, pour tout point de la courbe,
df df df ,
dx -^ dy âz ^•'
p désignant le degré de la courbe /= o. Des deux équations précédentes on déduit celle-ci
EL ^ Ûf
dx Oy dz
y dz — zdy z dx — xdz xdy — y dx
doDt la combinaison avec l'équation différentielle (7) donnera
ox oy dz
Le premier membre de cette équation est un polynôme entier. Puisqu'il s'annule pour tout système de valeurs de x^ y, Zy tel que l'on ait /= o, il sera divisible par/; on aura donc identiquement
ox oy oz •"
K étant un polynôme entier, de degré évidemment égal à m — I.
Telle est donc l'équation de condition cherchée, laquelle peut encore s'écrire ainsi