‹ Cours d'analyse de l'École polytechnique (volume 3)Chapitre 13 sur 120 · Les équations diOférenli elles · texte numérisé non relu

Les équations diOférenli elles

où la dérivée y se trouve à un degré supérieur au premier, exigent, pour être traitées par les méthodes qui précèdent, la résolution préalable de l'équation par rapport à y, ce qui peut présenter de graves diiUcultés. Mais on pourra, dans certains cas, se dispenser de cette opération par Tintroduction de variables auxiliaires.

33. r* Considérons d'abord les équations qui ne contiennent que la dérivée y et une seule des variables x, y.

Ces équations sont des deux formes suivantes

/(^»/) = o ou /(7,/) = o,

suivant qu'elles contiennent la variable indépendante x ou la fonction inconnue y. Mais ces deux types d'équations- se ramènent immédiatement l'un à l'autre en prenant la fonction pour variable indépendante, et réciproquement.

Nous nous bornerons donc à considérer les équations de U forme

Si l'on sait exprimer^ et y au moyen d'une variable auxiliaire u par deux équations

dont le système soit équivalent à l'équation unique (i5), l'intégration sera ramenée aux quadratures. On aura, en effet,

38 TROISlfeMB PàRTIB. — CHAPITRE I.

0? r= / -7-7— r du -t- const.

avec

Ce cas se présentera en particulier si l'équation (i5) représente une courbe de genre o ou 1 , lorsque l'on y considère j^,j/^ comme les coordonnées d'un point. Les fonctions o ett|/ sont alors rationnelles ou elliptiques, de telle sorte que les intégrations pourront se faire.

Considérons, par exemple, l'équation

Posons j= uy; substituant et supprimant le facteur^*, il viendra

J? =: 1 — du

J I — tt*

= / ( 3 H ' — I du — 3 M H- log ~" 4-c.

J \ 1/ — I u-hij ^ U-hl

34. 2° Il existe une classe assez étendue d'équations diiTérentielles qu'on peut intégrer à l'aide d'une difTérentiation préalable.

Considérons, en effet, l'équation

On en déduira, par la différentiation.

Prenons^' pour variable auxiliaire; nous aurons la nouvelle

équation

dy — y dx-—o

qui, combinée à la précédente, donnera un système de deux équations simultanées pour déterminera,^.

ÉQUATIONS DlFPÊREIfTIBLLBS ORDINAIRES. Sq

Supposons qu'on soit parvenu à déterminer des multiplicateurs M, N, tels que Ton ait

drf étant une difTérentielle exacte.

Les équations /= o, dy — y dx = o seront, en général, équivalentes aux deux suivantes :

ou

On n'aura plus qu'à éliminer y entre ces deux dernières équations pour avoir la relation qui lie J?, y et la constante arbitraire c.

Les deux systèmes d'équations cesseraient toutefois d'être équivalents pour les valeurs de x, y^y^ qui rendraient N nul ou infini, ou M infini. De là peuvent naître des solutions singulières.

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