‹ Cours d'analyse de l'École polytechnique (volume 3)Chapitre 21 sur 120 · Toute expression de la forme · texte numérisé non relu

Toute expression de la forme

\ ÇiX^«p {i-=iy 2, ...,m)

^ep'^ésente une transformation infinitésimale de S en lui-

•nême.

J. - Cours, III. 6

En eflet, on a

=^^xn,x'<p,

car (X*!p, X'çp) est nul; et, d'autre part, on a

Si donc S admet une transformation infinitésimale

il admettra évidemment la transformation laquelle se réduit à la forme

II nous suffira évidemment d'étudier les transformations de celte sorte, toutes les autres pouvant s'en déduire par l'adjonction d'une fonction linéaire de X'^, .. ., X'"çp.

Pour les transformations de la forme Bcp, les équations de condition (i3) prendront la forme plus simple

car le premier membre de ces équations, ne contenant pas

les dérivées partielles -r-^> •••> -r-^y ne pourra se réduire à

une fonction linéaire de X'cp, . . ., X'^cp que s'il s'annule identiquement.

71. Si S admet deux transformations B(p, B'ç, il admettra la Iransformalion (Bcp, B'^p).

ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES OaDINAIRES. 83

Oa a, en effet (47), rideiitité (X*?, (B<p, B») -+- (B<p, {B'ç, XA<p)) -4- (B'<p, (X'^ç, Bç)) ^ o.

Mais (X^s, B'^) et (B'cp, X^cp) sont nuls par hypothèse; donc cette égalité se réduira à

(X*cp,(B^,B»)=:zO.

72. Soient B'cp, ..., B'cp des transformations du système S qui ne soient liées par aucune relation linéaire; si Texpressioo

est une autre transformation du même système, ^i, ..., ^/ seront des intégrales, et réciproquement. On a, en effet,

(X*ç,Bç)=^^(X''ç,p,B^ç)-

=^^[(X''^,p/)B'cp-f-(X'^9,B'ç)p,]=^^X^p,B'ç,

expression qui ne peut s'annuler, par hypothèse, que si tous les coedGcients X^^/ sont nuls, ce qui montre que ^i est une

intégrale. *

73. Enfin, si Ton connaît un multiplicateur [x du système S et une transformation infinitésimale B;p, on en déduira une intégrale.

Soit, en effet,

B«p=:\ ii-T^ (e = m H- I, . . .,m-h/i). Nous aurons, quel que soit hy

Làiàxhdxi Z^iZÀkK ^ oxk ^ dxk) àxi ' et k variant de m 4- i à m 4- n.

Dans cette identité, les coefficients de chacune des dérivées partielles -^ doivent être nuls séparément; nous aurons donc

DifTérentions cette équation par rapport à œi] sommons par rapport à i et supprimons les termes qui se détruisent; il viendra

^idxhOXi ^iLmàk\ oxiOXk oxiôxk)

\2jiàxiJ \2uidxi)

Mais on a, d^autre part,

dxH

JLki àxi

ou, en développant et divisant par [jl, L'équation précédente pourra donc s'écrire

Cette équation, qui a lieu pour /i = i,..., m, montre que

est une intégrale.

74. Admettons qu'en combinant les procédés ci-dessus, ou autrement, on ait réussi à obtenir p intégrales dis-

fiQUÀTIOlVS DIFFÉRENTIELLES ORDINAIRES. 85

iinctes ^i, ..., cpp du système S. En prenant cpi, .. ., cpp pour variables à la place de ^m+o •••» ^/n+p P^^* exemple, les équations X^o = o seront transformées en de nouvelles équations de même forme, mais ne contenant pas les dérivées

partielles ^ » • • • > -t-^> puisque cpi, . . . , <fp sont des solutions.

On aura donc

à:Ph ^k dxk ( /i = I , a, . . . , /w ; A" zi^ /;i -+- /> -h I , . . . , m -H w ),

les Xj[ étant des fonctions de fi, ..., fp, x„,^p^xi •••>

Soient B'cp, ..., B^cp, ... les transformations infinitésimales que Ton suppose connues. On aura

D'ailleurs, cp/ étant une intégrale, B^cp/=: pj sera également une intégrale. Si nous admettons que nous ayons tiré tout le parti possible des procédés ci-dessus indiqués, cette intégrale ne sera pas nouvelle, mais se réduira à une fonction de

Posons, pour abréger^

et supposons que, parmi ces expressions, il y en ait q qui soient linéairement distinctes, à savoir A', . . ., A^. Les suivantes A^"*"* , . . . seront de la forme

a^^h.=y;a'h-...4-yJ[a^

'es coefficients y étant des fonctions des p, et par suite étant des intégrales.

86 TROISIÈME PARTIE. — GUÀPITRE I.

Cela posé, on aura évidemment

Dv-o étant une nouvelle transformation infinitésimale, qui se réduit à la forme plus simple

Admettons que, parmi les transformations de cette sorte ainsi déterminées, il y en ait r linéairement distinctes D'cp, ...,

Toutes les autres seront de la forme

où les quantités e ,,..., s^ devront être des intégrales, et par suite des fonctions de ^i, . . ., ^p.

Réciproquement, toute expression de cette forme représentera une transformation infinitésimale du système S.

En particulier, les transformations

(D'<p,D*cp) ne contenant pas dans leur expression les dérivées -~ > •••>

(Jcp

> devront être de cette forme.

75. Cela posé, deux cas pourront se présenter : I® Si /> 4- /• <^ rij les équations

X*<p = o, D'cp = o (A =:i, 2, . . ., m; I =:l, 2, . . ., r)

entre les m-^-n — p variables j:,, . ..yXm^ ^m+p+o • • •» J^m+n (^1, ' •'t^p étant traités comme des paramètres) forment un système complet, en vertu des relations

(X'ç,X*?)=o, (D'(p,X*<p) = o, Ce système admettra donc n — p — r intégrales, Çp+i, ...>

On^ry qui sont évidemment celles des Intégrales du système S qui ne sont pas altérées parles transformations D'cp, ..., D'*cp. Lorsqu'on les aura trouvées (par Tintégration d^un système de /i — p — r équations diflcrenlî elles ordinaires), les r intégrales encore inconnues dépendront de Tintégration d'un second système de r équations diflerentielles.

L'avantage obtenu dans ce cas consistera donc à décomposer en deux le problème de la recherche des intégrales

?/>+i< • • '9 ?/i encore inconnues.

2** Si /> 4- r = /? , la connaissance des transformations D'o, . . ., D''ç fournira un multiplicateur du système.

Soit, en effet,

et désignons par A le déterminant des coefficients Çj[; par J lejacobien des intégrales inconnues fp+\, ..., f/i par rapport aux variables Xi^,

Formons le produit AJ par la règle connue; on obtiendra un nouveau déterminant I, dont les éléments sont les quantités D'fA- Or ces expressions sont des intégrales; donc -j sera une intégrale ; d'autre part, J est un multiplicateur ; donc J sera également un multiplicateur.

Or cette quantité est égale à -> quantité connue.

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