‹ Cours d'analyse de l'École polytechnique (volume 3)Chapitre 69 sur 120 · Applications, — i** Soit à intégrer Téquation aux · texte numérisé non relu

Applications, — i** Soit à intégrer Téquation aux

dérivées partielles

dz f àz ^

dur ôy

des cylindres parallèles à la droite (x = a>5,^'= bz). On

formera le système

dx dv , — — —- — dz a b

dont Fintégrale générale est

Uéquation proposée a donc pour intégrale générale

4> ( .r — cL^t y — 6 5 ) = o.

2" Considérons l'équation aux dérivées partielles

des cônes ayant leur sommet au point a, p, y. On formera

le système

rf.r dy clz

.r — a ~ j — p - — Y dont rintégrale générale est

log(.r — a) " Iog(w — y) -4- const., log(j? — P) — log(3 — y) h- const.

ou

rziCOnsl., * -=:: const.

L'intégrale cherchée sera

3" Considérons Téquation aux dérivées partielles

des surfaces de révolution autour de Taxe *— = 't- = -

Mous aurons le système

d,T dv dz

Soit rf^ la valeur commune de ces rapports ; on aura

dx =z (y7 — P-) dty dy —{uz — ^(j:) dt, dz = ( p.r — a v) dt.

3l8 TROISIÈAIE PARTIE. — CHAPITRE III.

On en déduit immédiatement les combinaisons intégrables

X dx H- y dy -h z cfc = o,

a dx -+- P fiÇy 4- Y dz ^:=zo\ d'où

x^ -h j* H- z- = const, ax -h^y -h yz = const.,

et rintégrale cherchée sera

4>( a:' -+-/=-+- 5*, ax 'h Pj-4- ^z) — o.

4** Soit, en dernier lieu, l'équation

dz âz

dx -^ dy

qui définit les fonctions homogènes de degré n en x, ^'. On

formera le système

dx dy dz

iVoii

X y nz'

— rzrconst., — =const, y x'^

L'intégrale générale sera donc

ou, en résolvant par rapport à -^^>

et enfin

x^ '-^[yj

244. Passons à Tétude des équations aux dérivées partielles du premier ordre en général.

Soit

une équation entre n variables indépendantes x^^ . . ., x«,

ÉQUATIONS AtX DÉRIVÉES PARTIKLLES. Sig

une fonction z de ces variables et n constantes arbitraires Al , . . ., a„. En éliminant ces constantes entre l'équation ^=o et ses dérivées partielles

nous obtiendrons, en général, une seule équation aux dérivées partielles

(II) r (^, .r|, . . . , ûCn \ P\y ... )/?/») =^ o.

La fonction z^ définie par l'équation (9), sera une solution de cette équation, quelles que soient les constantes a<, ..., a„.

Une semblable solution a reçu le nom A^ intégrale complète. Il est aisé d'en déduire les autres solutions de Téquation aux dérivées partielles.

On pourra, en effet, dans cette dernière équation, faire abstraction de la condition que /?<, . . . , yo„ soient les dérivées partielles de z^ pourvu qu'on y joigne la relation

qui exprime précisément cette dernière propriété.

Cela posé, l'équation (11), résultant de l'élimination de <2,, . . . , a„ entre les équations (9) et (10), sera algébriquement équivalente à celles-ci, pourvu qu'on y considère les a, non plus comme des constantes, mais comme des inconnues auxiliaires.

Nous aurons donc à déterminer les inconnues 5, a^, ..., <7„, piy . . . , /)„ par les équations (9), (10) et (12).

Cela posé, différentions l'équation (9), il viendra

-3- as -+- 3— rtjc, H- ... 4- -c— aoi 4- ... -I- 3 — «a» =-- o oz dx. ôa^ oa^

ou plus simplement, en vertu des équations (10) et (12), (i3) 3— cfûr,4-. . .-h -3 — aan^=o.

Cette nouvelle équation aux différentielles totales pourra

3aO TROISIÈME PARTIE. — CDAPITRE ITf.

remplacer Téqualion (12) pour la détermination des fonc> lions inconnues. Il existe plusieurs manières d'y satisfaire : 1" On peut d'abord poser

Ces n équations, jointes à (9) et (10), achèveront de déterminer une solution, à laquelle on donne le nom à' intégrale singulière.

a° Si les x — ne sont pas tous nuls, l'équation aux différentielles totales ( 1 3 ) montre qu'il doit exister au moins une équation de condition entre les inconnues ai, ... , a/,. Admettons qu'il en existe k distinctes, h savoir

(i4) /1--0, ..., fk — o.

On en déduira, entre les difiérentielles rfai, . . . , dam les k

relations

d/i—zo, ..., d//, — o,

dont l'équation (i3) devra être une conséquence. On aura donc identiquement, en désignant parXi, . . . , Xa des facteurs convenables,

— ^«1 -?-... -h ^ dan — y^id/i -^ . . . -h'kkd/u;

d'où, en égalant les coefficients des diverses différentielles rfa/,

Ces équations, jointes au système (9), (10), (i4 ), détermineront toutes les inconnues du problème, y compris les multiplicateurs X. Les fonctions/!, . . . , /t restent d'ailleurs arbitraires.

Le système de ces solutions, renfermant des fonctions arbitraires, se nomme Vintégrale générale.

Si nous donnons, en particulier, à k sa valeur maximum /i,

ÊQUÀTIOIfS AUX DÉRIVÉES PARTIELLES. 321

les quantités a, étant liées par n équations, seront des constantes, d'ailleurs arbitraires. Nous retrouvons donc, comme cas particulier de Tintégrale générale^ l'intégrale complète d'où nous étions parti.

On voit par cette analyse que la recherche des solutions d'une équation aux dérivées partielles du premier ordre

(i6) F(2, or,, ...jXn\Pu ...,/?„)= o

se ramène à la détermination d*une intégrale complète.

Plusieurs méthodes ont été proposées pour arriver à cette intégration ; nous allons exposer les trois principales.

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