‹ Cours d'analyse de l'École polytechnique (volume 3)Chapitre 85 sur 120 · Revenons maintenant à Tcquation · texte numérisé non relu

Revenons maintenant à Tcquation

Désignons par V(j:, r) une de ses solutions qui satisfasse à la relation

A' — /i V = o pour œ z=:o,

eue

On a vu que, si r rr= o, cette fonction et sa dérivée ne s'annulent pas entre o et X et ont le même signe; on aura donc

k^ ^ IIV

. — ,> o pour J7 z= A, r ^13 o.

Si donc r varie de o à une valeur positive R, gr — / croissant constamment pendant ce changement, le nombre des racines de l'équation

o^=xn{r)^= k-z h HV poura?:izX,

comprises dans cet intervalle, sera égal à A ou A + i , A désignant l'excès du nombre des racines de Péquation

V(a:,R)3izo

sur celui des racines deV(a:, o):i^o dans l'intervalle de o à X.

Cette dernière équation n'ayant pas de racines, A sera le nombre des racines de V(^, R) = o.

D'après l'analyse précédente, il a pour limite inférieure le plus grand entier E contenu dans le quotient de X par

7î i / — TT~ — j-y ^2, /a désignant les plus grandes valeurs de

A", /, et ^2 I21 plus petite valeur de g dans l'intervalle de o à X.

4 14 TROISIÈME PARTIE. — GOAPITRB IIK

Or il est manifeste que E croît indéGniment avec R. Donc Téquation xn{r) --= o admet bien une infinité de racines.

316. Cela posé, nous avons vu (305) que le problème da refroidissement de la barre revient à choisir les coefGcients A», de telle sorte (|u*on ait

^^m^m = /{^) de J?o à X.

Eu admettant la possibilité d*une solution, il sera aisé de déterminer ces coefficients; multiplions, en effet, cette équation par ^V„ et intégrons de o à X. En vertu des relations (4i)» tous les termes de la série où m^/i donneront une intégrale nulle, et Ton aura simplement

Substituant les valeurs ainsi trouvées pour les coefGcieots, nous obtiendrons la série

Si cette série est convergente et a bien pour somme /{j:) dans toutTintervalle de o à X, le problème sera résolu; mais, pour s'en assurer, il serait nécessaire de sommer directement la série. Ce résultat n'a encore été atteint que dans quelques cas particuliers.

317 . Equilibre da température d^ une sphère homogène. — En désignant par /• le rayon de la sphère, nous aurons l'équation aux dérivées partielles

ÏÎÎJUATIONS AUX Df.RIVÉES PAUÏIELl.ES. !\lS

avec la condition à la surface

U=-F(j7, 7,5) pour J?* -+->'* -4- Z^rrizr^.

Posons

x r^ p sinOcos'J', j'zzr p sinO sint};, z:=pcosO.

Nous avons vu (t. II, n** 236) qu'on satisfait à Féquation aux dérivées partielles par la solution simple

Y,| désignant une fonction de Laplace, c'est-à-dire un polynôme homogène et de degré n en sinOcos^, sinOsintJ/, cos6, satisfaisant à l'équation aux dérivées partielles

(jO- sni-0 o^' m

Le polynôme Y„ ainsi déterminé contient d'ailleurs 2/1-4- i (constantes arbitraires dont il dépend linéairement.

En combinant ces solutions simples, on obtiendra comme nouvelle solution la série

"=îë''-

A la surface de la sphère, où p = r, cette série se réduira à

Il reste à déterminer les constantes qui figurent dans les Y,,, de telle sorte que cette valeur soit égale à l'expression

F(/*sinO cos<|/, rsinOsint}/, rcosO),

que nous représenterons, pour abréger, par/(6, ^).

Or nous avons vu (t. II, n*** 243 et suiv.) qu'on arrive à ce résultat en prenant pour les Y„ les valeurs particulières sui-

4l6 TROXSiftXS PARTIE. — CHAPim HT.

▼an les

.îw ^n

Yn^-~j J /(6^f)P,sin6'ûfl)'^4'^

où

P„ ji::X„(cosy) ^ X„ [cos6 cos6' -h sînO sinO' cos(U; — 4#')],

Xn désignant la fonction de Legendre.

318. Cette solution peut se mettre sous une forme plus élégante.

Remarquons, à cet efiet, que la fonction générale Y„ est une somme de termes de la forme

A/jt sin'ij; cos*<|/ sin* *-*6 cos'*~'~*6.

D'ailleurs le produit sin'<|^cos*^ s'exprime linéairement au

moyen des sinus e t cosinus des arcs (t -h A*) i{^, (e-+-A: — ^)^j

Parla substitution de ces expressions, Y;, prendra évidemment la forme

Y„ — y [e'nn cosm^ -h e'^« sin/nij.],

m = 0 OÙ

V et V" étant des polynômes en cosO et sin^O, qui se transformeront en polynômes en cosO si l'on y remplace sin^O par 1 — cos^O.

Substituons le développement précédent de Y« dans inéquation aux dérivées partielles qui définit cette fonction, et chassons les dénominateurs; il viendra

2 sin'O ^" + sine cosO ^ --[«(« + .) sin«6 - m«]e'„J 5infl.i.

Pour que cette expression s'annule identiquement, il faut

évidemment que les termes qui contiennent le sinus et le cosinus de chaque multiple de ^ s^annulent séparément. Donc chacun des termes de Y„, pris à part, sera une solution de Téquation, et ©),„,, 6*„,^ seront des solutions de Téquation linéaire

sin'O-T— -h sinOcosÔ—- -f- r/i(/H- i) sin*0 — m'iB = o.

Posons

er- Vsin"»8;

nous obtiendrons une transformée en V

sin-0- -r h (2m H- 0 sinOcosO— r-

-{- [n(n -t-i) — m(m -\-ï)] sin*6V = 0,

ù laquelle satisferont V'et V".

Prenons enfin cosQ = (x pour nouvelle variable indépendante; nous aurons une dernière transformée

\ (i — fx') -7— — 2(m 4-i)|x-7- (37) j "^ ' dit.* '"^ d\L

( -h[n(n-t-i) — m(m-Hi)]V = o.

Cette équation se lie intimement a l'équation connue

à laquelle satisfait le polynôme de Legendre X„([jl).

En effet, différcntlons m fois cette dernière équation; on

d'^\ obtiendlra, pour déterminer , ^ y une équation identique à

(57). Les intégrales de (57) sont donc les dérivées m*^"'^* des intégrales de (58). Or le seul polynôme qui satisfasse à cette dernière (sauf un facteur constant qui reste arbitraire) est le polynôme de Legendre X„([jl).

Les polynômes V, V", qui satisfont à (37), se réduiront

donc chacun, à un facteur constant près, à — 'j~„r~^ ^^ ^^^ J. — Cours, III. 27

4l8 TROISIÈME PARTIE. — CDAPITRB III.

fonctions

e;„, = V'sin-0, e-^„ =r V^sin'»6

seront égales, à des facteurs constants près, à rexpression

que nous désignerons par P,7((Ji.).

Page 1