‹ Cours d'analyse de l'École polytechnique (volume 3)Chapitre 93 sur 120 · Q(5)=Q(/>) + AQ · texte numérisé non relu

Q(5)=Q(/>) + AQ

Le résidu cherché sera donc

Or la quantité entre parenthèses est nulle. En effet, les équations (85), (86) et (87), résolues par rapport à -^p — ^ — >

^?^^.F(/>r), donnent

-àT'

444 TROISIÈME PàITIB. — CUAPITHB III.

Substituons cette expression et sa dérivée dans Téquation (84)- li viendra, en tenant compte de ce que <!>(/') est nul,

r(i-iirW(p) + ^'(p) + pY(p) p¥(p)Q'(p)'\ '^L Q{p) QM/>) J

Hr/>4/(/>)

ou, en réduisaDt et divisant par ,^^^ , ^

338. On remarquera d'ailleurs que, pour ^ = o, la fonction yj^z) n'est pas infinie, car 0(2) contient le facteur 5* qui figure au dénominateur. Donc x(^) ^'^ d'autres pôles que les racines />, et l'intégrale

^Jxi^)d=,

prise suivant un contour fermé quelconque situé à droite de Taxe des y, sera égale à la somme

y F(pp)F(pp') ^

bornée à celles des racines p qui sont contenues dans ce contour.

Les termes correspondants de la somme (80)' donneront rintégrale double

(88) f /(?')?" dp' ^JyS=)dz.

339. Prenons pour contour d'intégration (^Jig, 9) le rectangle MNPQ qui a pour sommets les points B/, A-f-Bi A — B/, — B/, A étant une quantité réelle de la forme

OÙ k est un entier, etB une autre quantité réelle, très grande par rapport à A. En faisant croître indéfiniment l'entier A", ce rectangle contiendra un nombre de' racines de plus en plus grand; on obtiendra donc la somme (80)' en cherchant la limite de l'expression (88) pour k =^ co.

Pour établir que cette expression a pour limite /(p), il nous suffira de faire voir : i° que l'intégrale

où b est une quantité variable entre o et r, reste constamment inférieure à une limite finie; 2" qu'elle tend uniformément vers ^ lorsque k croît indéfiniment, tant que b restera

Fis- 9-

fi

inférieur à p — c ou supérieur à p + e, e étant une constante quelconque.

En efl'et, l'intégrale ( 88)' étant décomposée en deux autres, où l'intégration relative à p' s'étend respectivement de o à p et de p à r, ces intégrales partielles auront respectivement pour valeur (t. II, n** 221)

i/(p-o) et -i/(p4-o).

446 TROISIÈME PARTIB. — CnAPITRB III.

Leur somme sera donc égale à /(p), puisque cette fonction est supposée continue.

Nous remarquerons d'abord que ^(5) étant une fonction

impaire, les éléments de l'intégrale / ^- ^ ,^ prise sur le

côté MQ se détruisent deux à deux. En outre, y^(z) prenant des valeurs imaginaires conjuguées en deux points symétriques par rapport à l'axe des x, le reste de la ligne d'intégration relative à z pourra être borné à sa moitié supérieure KNM , à la condition de doubler la partie réelle et de supprimer la partie imaginaire du résultat obtenu.

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