‹ Cours d'analyse de l'École polytechnique (volume 4)Chapitre 118 sur 120 · C ( M ' 8 1/ 4- N ' 8i^ -t- . . . ) rfx · texte numérisé non relu

C ( M ' 8 1/ 4- N ' 8i^ -t- . . . ) rfx

CALCUL DBS YARIATIONS. 535

Déterminons Tauxiliaire X par réquation M':=^ o. L^intégrale double se réduira à

^{'S'^v-^...)dxdy.

Il est clair d'ailleurs que S(^, ... pourront être choisis à volonté sans que Téquation ^{^--o cesse d'avoir lieu. Donc on devra avoir N' = o, . ...

Reste rinlégrale simple, qui devra s'annuler tant que l'équation i{/ =: o subsistera. Or les variables sont encore liées par cette équation à la limite du champ. Si cette équation contient les dérivées partielles M|, w^, i',, t^a, ..., elle n'apprendra rien sur les variations 3^, 8^, §5, 8m, de sorte qu'on devra avoir

Mais^ si elle ne contient que x, y^ Uy v^ . . ., il suffira, d'après le cas précédemment examiné, de poser sur la courbe limite

T^'-=zv(

dx dy

ox au Ou J

yi étant une nouvelle inconnue auxiliaire.

4" Supposons enfin que w, ç', ... et les limites soient astreints à varier de telle sorte qu'une intégrale donnée

K = V ^{^ dx dy conserve un'e valeur constante c. On verra,

comme au n" 361, qu'on doit avoir identiquement

\ désignant une constante.

On aura donc à former les équations qui annulent la variation de l'intégrale double

I^-Xk.r:|^(cp-^Xd;)^/^dy,

536 TRoisibns partie. — cuafitrb iv.

auxquelles on joindra la condition donnée K -^ c, qai déterminera X.

399. Nous allons appliquer les considérations qui précèdent à la solution du problème suivant, rencontré par (lauss dans la théorie de la capillarité :

Déterminer la forme d'équilibre d^un liquide contenu dans un vase de forme donnée.

Soient

V le volume du fluide supposé donné; (T Taire de sa surface libre ; S celle de la paroi mouillée ;

H la hauteur du centre de gravité du liquide au-dessus du plan horizontal des xy.

On obtiendra la surface cherchée en rendant minimum

l'expression

a-ha2-r 6V1I,

où a ei b sont des constantes.

Soient

z Tordonnée de la surface libre;

Pi «Zî ''ï *> ^ ses dérivées partielles première et seconde;

Z, P, Q Tordonnée de la paroi et ses dérivées partielles.

On aura

V =^ V ( :; -— Z) <ix dy^

a = X V Th- P^ -r- q^ dx dy.

Nous aurons donc à annuler la variation de l'intégrale

CALCUL DBS VARIATIONS. 53y

double

1 = S rv/î"4^« 4^ -t- a v/i-i- P« + Q» -+- ^ (s' - Z« )1 dx dy

= ^^dœdy

avec les conditions : i** que Tintégrale V soit constante; a** qu'on ait aux limites du champ l'équation de condition

Nous aurons à former la variation

5(I-hXV):

OÙ

^ cosNX

, 4- -j^—~ ces NY,

D —îPcosNX, E=z(pcosNY,

• v/i -+-/?* 4- V ^^' V^î~4^7^4- 7* 1= 6iï 4- X — (^ + 7')^' — 2^7^ 4- (14-/?*)^

L'équation aux dérivées partielles de la surface libre cherchée sera donc

Cette équation est susceptible d'une interprétation géométrique remarquable. En effet, le dernier terme de M est égal

à 5- 4- jj-) R et R, désignant les deux rayons de courbure

principaux. On aura donc

Passons à la considération de l'intégrale simple. On a, le long de la courbe limite, 5 =r Z, ce qui réduit q à ses

538 TROISIÈMB PAETIB. — CHAPITEK IV.

deux premiers termes

On déduit d'ailleurs de cette équation aux limites la relation suivante :

Tirant de là la valeur de oz pour la substituer dans l'intégrale, puis égalant à zéro les coefficients de Sx et de S^, il viendra

/?cosNX-h(7cosNY,-. , -..

/? ces NX 4- 7 ros N Y ,^ . ...

(Q — ^) ■+- ? cosNY =r o.

On a d'ailleurs évidemment, en désignant par x^ y^ 2 et X + dx^ y + dyy z -^ dz deux points infiniment voisins de la courbe limite,

et d'où

et enfin

COsNX i^ - ^, COsNY I-: ^

as as

dz^=:p dx -\- q dy ^=zV dx -h Q dy ; (?—/?) cosNY -z (Q — ç) cosNX.

La première des équations (4) deviendra donc, en éliminant cosNY et supprimant le facteur cosNX,

ou

Page 1