‹ Cours d'analyse de l'École polytechnique (volume 4)Chapitre 35 sur 120 · Soit · texte numérisé non relu

Soit

"ne autre opération analogue à F (6, 6,, . . . , fe,„ étant des constantes comme a, a«, . . . , «/i).

Effectuons successivement ces deux opérations; l'opéralion résultante sera

Celte expression est la même que Ton obtiendrait en multipliant les deux polynômes F et G comme si D représentait ^oe quantité et non un symbole de dérivation. L'opération

l58 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE II.

résultante sera donc indépendante de l'ordre des deux opérations F et G et pourra être représentée indilTéremmcnt par FG ou par GF.

D'ailleurs, une opération quelconque de l'espèce considérée, effectuée sur une quantité identiquement nulle, donne

un résultat nul. Donc l'équation

o = FGo? = G¥x admet comme solutions celles des équations

Fxr^o, Ga: = o.

130. Soient donc »<i, 53, ... les racines de Véquation caractéristique

fjLi, jJLo, ... leurs ordres de multiplicité. L'équation différentielle

o = F^ = (D — 5j )l*t (D — 5,)^^. . . . ^ -. o admettra comme solutions celles des équations

11 est aisé de trouver ces dernières. Posons, en effet,

On aura

(D — 5, ).r = 5, e*i'j -h e^i' Dv — .ç, e*.'j et en répétant cette opération

Pour que le second membre soit nul, il faut et il suffit que jsoit un poljnôme arbitraire de degré y.^ — i.

Réunissant les solutions particulières ainsi trouvées, on

ÉQUATIONS LINÉAIRES. lf!9

Yoil que Féquation

Fx -1 o admet la solution

où P,, P2, ... sont des poljnômes arbitraires de degrés

Cette solution contient [X| -f- [x^ -h . . . -- n constantes arbitraires. Ce sera donc la solution générale, si elle ne peut s'annuler que lorsque toutes ces constantes sont nulles. Nous allons prouver qu'il en esj; ainsi.

En effet, supposons qu'on ait

P,eV-hP,cV-+-...=:o.

Posons

o = H(PleV-^P,eV-^...)r=H(P^e^')• Mais on a, d'autre part,

Or les polynômes (D — 5|)t*i et H étant premiers entre eux, on pourra déterminer deux nouveaux polynômes M et N tels que l'on ait

et, par suite,

o==[M(D — 5,)l*.-hNH](P,e^')=Pi^'«'.

Donc P| doit être identiquement nul. De même pour les autres polynômes Pj, ....

131. Si les coefficients a\, a2t . . . étant réels, l'équation caractéristique F = o a des racines imaginaires, la solution générale que nous venons d'obtenir renfermera des imaginaires; mais il est aisé de les faire disparaître.

Soient, en effet, 5| --^ a-f- p?, ^2=: a — ^e un couple de

l6o TROISIÈME PARTIS. — CHAPITRE II.

racines conjuguées, u. leur ordre de multiplicité; nous aurons dans l'intégrale générale les deux termes

— e«'[P,(cosp/ + /sinpO-+-Pj(cosp^ — isinpO] = Q,e«'cosp^ + Q,e«'sinp^

Qi, Qa étant des polynômes de degré [jl — i, arbitraires

comme l'étaient P| et P2.

132. Connaissant, par ce qui précède, l'intégrale de Téqiiatlon sans second membre

(i) Fa:=:o,

on obtiendra par des quadratures celle de l'équation à second membre

(2) Fo: — T.

On sera, d'ailleurs, dispensé de ces quadratures si l'on peut déterminer une solution particulière de cette dernière équation.

Ce cas se présentera si T est un polynôme entier en /,

6*', ^?', . . . , siny^, cosy^, .... Car en remplaçant les sinus

et cosinus par des exponentielles, T sera une somme de

termes de la forme

ne",

s désignant une constante et II un polynôme, dont nous désignerons le degré par À.

Nous aurons donc à chercher xvfie solution particulière de l'équation

(3) Fx=iUe''.

Les solutions de cette équation satisfont à l'équation

(4) (D — 5)^+» Fo? =z(D — 5)^-»-« ne"z=o

qui n'a plus de second mcnyre.

ÉQUATIONS LIIIÊAI1E8. l6l

Deux cas seront à distinguer ici :

1"* Si s diffère de 5|, 5a, . . ., Téquation (4) a pour intégrale générale

où P est un polynôme de degré X.

Supprimant les termes qui appartiennent à l'intégrale de Fx = o, on voit que Téquation (3) doit admettre une intégrale particulière de la forme Pe".

2" Si s = Si, rinlégrale générale de (4) sera

P;eM-hP,eV4-...,

F^ étant un polynôme de degré U| -f- X.

Supprimant encore les lermes qui appartiennent à Tintégrale de F j: = o, on voit que Téquation (3) admet une intégrale particulière de la forme /^Pe*»', où P désigne encore lin polynôme de degré X.

La forme de la solution parliculière étant assignée dans chaque cas, il restera à déterminer les coefficienls du polynôme P. Pour cela on substituera Pe''(ou /M-iPe*»') à la place (le X dans l'équation (3); l'idenlification des deux membres donnera un système d'équations linéaires pour calculer les roefGcients i-nconnus.

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