Revenons maintenant à Téqualion
Désignons par V(^, r) une de ses solutions qui satisfasse à la relation
K — /j V r= O pour ^ rz: O.
CIJC
On a vu que, si r = o, cette fonction et sa dérivée ne s'annulent pas entre o et X et ont le même signe; on aura donc
kÇ^ + IIV
^ >- o pourj: = X, r=zo.
Si donc r varie de o à une valeur positive R, gr — / croissant constamment pendant ce changement, le nombre des racines de Péquation
o=:m(r) =z k-z h HV pour x=zX,
comprises dans cet intervalle, sera égal à A ou A + i , A désignant l'excès du nombre des racines de Téquation
sur celui des racines de V(^, o) = o dans l'intervalle de o à X.
Cette dernière équation n'ayant pas de racines, A sera le nombre des racines de V(^, R) = o.
D'après l'analyse précédente, il a pour limite inférieure le plus grand entier E contenu dans le quotient de X par
Tïi/ — d[i> ^2> 'a désignant les plus grandes valeurs de k, /, et g2 la plus petite valeur de g dans l'intervalle de o à X.
4l4 TROISIÈME PABTIB. — COAPITIII III.
Or il est manifeste que E croît indéfiniment avec R. Donc Téquation ra{r) = o admet bien une infinité de racines.
316. Cela posé, nous avons vu (305) que le problème do refroidissement de la barre revient à choisir les coefficients A^r I de telle sorte qu*on ait j
2A„,V,„=r/(jr) dexoàX. |
En admettant la possibilité d^une solution, il sera aisé de déterminer ces coefficients; multiplions, en effet, cette équation par gYn et intégrons de o à X. En vertu des relations (4 filous les termes de la série où m^/i donneront une intégrale nulle, et Ton aura simplement
kC gVldx^f gWnA^)dx.
Substituant les valeurs ainsi trouvées pour les coefficients, nous obtiendrons la série
„ f gynA^)dx
g\\dx
Si cette série est convergente et a bien pour somme f{^) dans tout l'intervalle de o à X, le problème sera résolu; mais, pour s'en assurer, il serait nécessaire de sommer (directement la série. Ce résultat n'a encore été atteint que dans quelques cas particuliers.
317 . Equilibre de température d'une sphère homogène. — En désignant par r le rayon de la sphère, nous aurons l'équation aux dérivées partielles
dx- '^' ÔY- "^ dz*' ~^'
âQUÀTIONS AUX DÉRIVÉES PAUTIELLR9. ^iS
avec la condition à la surface
U =i:F(a;, 7, z) pour j?'4-y'H- 5*-= r*.
Posons
j? ii^p sinôcos^J;, ^- = p sin 6 sin 4^, JS = p cosO,
Nous avons vu (t. II, n** 236) qu'on satisfait à Téqualion aux dérivées partielles par la solution simple
Y„ désignant une fonction de Laplace, c'est-à-dire un polynôme homogène et de degré n en sinOcostj/, sinOsintj/, cosÔ, satisfaisant à l'équation aux dérivées partielles
Le polynôme Y„ ainsi déterminé contient d'ailleurs 2/i-|-i c^onstantes arbitraires dont il dépend linéairement.
En combinant ces solutions simples, on obtiendra comme nouvelle solution la série
^■=îe^-
A la surface de la sphère, où p = r, cette série se réduira à
aa
Il reste à déterminer les constantes qui figurent dans les Y^, de telle sorte que cette valeur soit égale à l'expression
F(/'sin6cos<^, /'sinô sin'J/, reosO),
que nous représenterons, pour abréger, par /(6, ^).
Or nous avons vu (t. II, n°* 2-i3 et suiv.) qu'on arrive à ce résultat en prenant pour les Yn les valeurs particulières sui-
4i6 Tioisiftn PiiTii. — CHAPiTti m.
crantes