‹ Cours d'analyse de l'École polytechnique (volume 5)Chapitre 122 sur 202 · On aridentité · texte numérisé non relu

On aridentité

Posons A. = pa,B = pb, C=z pCj T> = pd. Remplaçons les difTérences pa — pbj . . . par leurs valeurs données par la formule ci-dessus, et supprimons le dénominateur commun : nous obtiendrons V identité à trois termes

I(i(a-^b)^{a—b) (i{c -^ d)^{c — d) -H CCa-hc) ^{a — c) (^(d-^b)(i{d'^b) -\-^{a'hd)^{a — d)^{b-hc)^{b — c) = o.

352. Prenons la dérivée logarithmique de Téquation (3o), il viendra

pu — pv et, en échangeant u, (^,

(33) î^-^ = Ç( M -h t>) - ;( il - r) - 2 Çi>.

pu — pv

Ajoutons et divisons par 2,

(34) - ^— = C(w -+- 1') — C« — Çt'.

2 pu — p if

Dérivons encore,

(35) p(^u-hi^) — pu=— — - 't^ ^ —

' ^^ / <r du 2 pu — pi'

Effectuons la dérivée, et remplaçons p'^Uj p^u par leurs valeurs en pUy nous obtiendrons l'expression de p(a-l- p) en fonction rationnelle de pu,p'u, pv^ pV. La dérivation donnera une expression du même genre pour p\u + v). C'est en ce résultat que consiste le théorème de V addition des arguments pour la fonction pu.

On peut donner à la formule d'addition une forme plus élégante. A cet effet, décomposons en éléments simples la

foDCtioD

Elle a deux pôles doubles, o et — p. Pour u = o, on a

[Ç(ttH-p)- i;«-C(;]«=^~i +aÇ' ('+... y==-j, -art' -^••.

Pour M = — i^

u -hv 3 •

— ï w — Çç; =: î[i^ — (a -H i')] — îi' = — (w 4- <')ï'<' -h. . . ,

[C(" + t') — U — ÎJ'l'^ , — ^—^T — aî'i' -h. . .. *■ ^ -* (w-+-r)*

On aura donc

[C(m -ht')- ï/^ - c^o' =- î'(" + 1') - ?:'« -+■ c.

Pour déterminer la constante G, égalons les termes indépendants de u dans le développement suivant les puissances de u; il viendra

et, comme on a ^'^z = — pu, . . . , on aura la formule d'addition sous la forme classique

(36) j,(«+.')4-pa+p»^i(p'^^~^'jy.

La formule deviendra tout à fait symétrique par Tintroduction d'un troisième argument tv, défini par la relation

Le premier membre deviendra pwp-Hpa + pp, et sera symétrique en u, (^, pp, ainsi que la relation entre ces va-

îables. On aura donc

pM-hpp-hJ)iV

4\p« — p<v 4\p^' — pw'/

4 \piv^pu )

;t, en extrayant la racine carrée,

pu — pv

Pour s'assurer que le signe des racines a été correctement choisi, il suffit de remarquer que deux quelconques de ces quantités ont même valeur principale, lorsque l'argument qui leur est commun tend vers zéro.

353. Faisons tendre (^ vers u dans la formule (36); elle devient

(Sq) p2U -+-2 DM — y 'i--- Z= j r —^ i-^

Une dérivation donnera p' 2 £/. Posant ensuite successivement V = 2Uj 3u^ • • . , on obtiendrait des formules pour la multiplication de l'argument. Nous y parviendrons tout à l'heure par une voie plus facile.

354. La formule (3o) peut être généralisée comme il suit : Soient iii^ U2, • • , Unj n arguments indépendants; considérons le déterminant

.. pf-^Uii

p'Ui ..

P'Un .

.. pf-'la;,

Considéré comme fonction de Un^ D„ admet (aux périodes près) un seul pôle, o, de multiplicité n, aux environs duquel

38o SECONDE PARTIE. — CHAPITRE TI.

sa valeur principale est

D,j i désignant le mineur relatif au dernier terme p^^'^^M/j. On connaît, d'autre part, n — i zéros, u^, ..., u„\, La somme des zéros étant égale à celle des pôles, qui est nulle, le dernier zéro sera — («/i -h Wj-I- . . . + «/i-0« Donc D^ sera proportionnel à

Pour Un infiniment petit, cette dernière expression a pour valeur principale

(— i)'*-*(3'm, s'il,. . .(3'tt;,,(3'(Mj-+- tt, -4-... -+-!/„-,)

ce qui permet de déterminer le facteur de proportionnalité. On trouve ainsi

" o'w,...3'a„ja'(ai-h...-|-a;,i) (^'•tt„

Changeons «en n — i , /i — 2, • . . , 2 et multiplions les égalités obtenues. Il viendra

^ ' " a'«Wiîy'»w,...3"»M;» \A: = i,2, ...,«-1/

A désignant la constante (— i)""* {n — i)! (/i — 2)! . . . 2! 355. Posons dans cette égalité

^2) • • M ^n étant des infiniment petits.

Le coefficient du terme en A2A3. . •AJJ"* dans le développement du premier membre sera évidemment

pu p'u p'u

. pf«-«)i

p(ïi»-3)^

Dans le développement du second membre, les termes de moindre degré par rapport à Ao, . . . , An seront ceux du produit

et celui que nous cherchons a pour coefficient

(jnu

En posant, pour abréger,

B=:(— i)«->[2!3î...(/i — i)Ip

et (42)

^nl^ =

^nu

on aura donc (pour n entier positif) la relation

^nU —

pC!-»)^

p(«-l)tt

pf««-»)w

3S6. On voit par cette expression que si n est entier po-

sitif, i/nU est une fonction elliptique. Cette propriété subsistera pour n entier négatif, car on a évidemment

Il est aisé de la démontrer directement. Changeons, ea eifety u en i^-h2Ci), aco désignant une période primitive; dnu sera changé en

et {du)"* en

D^ailleurs n^ ^ /imod2. Donc le quotient <J/« ne sera pas changé.

357. La fonction ^n n'a (aux périodes près) qu'un seul pôle, w = o, d'ordre n^ — i; elle est paire si n est impair, impaire si n est pair. On aura donc

pour n impair <};,, = Pj,

(44) { pour n pair ^n = PiP'",

dans tous les cas ... ^l=:P,

Pi, P2, P désignant des polynômes en pa, d'ordre — -

9 n^ — I respectivement,

Soient donc

ni — l nt i

Pi = «P * +aiP * -4-...,

P, = pp « +P,p « H-...,

Les coefficients a, a^, ... ; p, Pm . . . ; y? Y<' ' • • pourront s'obtenir par la méthode des coefficients indéterminés, en identifiant les deux membres des équations (44) développés

FONCTIONS BLLIPTIQUBS* 383

suivant les puissances de u au mojen des formules

(^U = a(l + rfiM*-|-. . .),

On obtient ainsi une suite d'équations linéaires qui déterminent successivement les coefficients inconnus. Ces équations ont pour coefficients des polynômes entiers en c^^ C2y • . . , ef|, efs) • • • qui sont eux-mêmes des polynômes entiers en ^2, g^. D'ailleurs chacun des coefficients est afiectë dans Téquation qui le détermine d'un coefficient purement numérique (i pour les coefficients a, ai, ..., y, y,, •..; — 2 pour 3, pi, ...). Tous ces coefficients sont donc des polynômes entiers en g2, ^s* D'ailleurs le premier est purement numérique et le second est nul. Car l'identification des deux premiers termes donne, pour les déterminer, les équations

Zlzna, /i HZ — 2p, n^zzz^j

O ma,, o = — 2pi, O =Yi-

358. Il est aisé d'opérer la décomposition en facteurs des polynômes P,, P2, P.

En effet, le numérateur <inu de ^^^ admet un zéro simple en tous les points pour lesquels nu est une période; mais ceux de ces points pour lesquels u est lui-même une période sont des zéros d'ordre n^ pour le dénominateur. Donc ^;,{^ aura (aux périodes près) les n^ — i zéros

2mica, + 2msti>2

^19 ^a parcourant chacun la suite des valeurs de o à n — i, le système mi = /Wa = o excepté.

I** Si /i est impair, les n^ — i systèmes restants peuvent se répartir en couples (m\f m^), (m*, ml), liés parles relations

m\-\- ml^Oy /Tîjj-hm", ^ o (mod/i),

d'où Ton déduit

2 — ::::2 — i = — -+• période.

Choisissons à volonté dans chaque couple un des deux systèmes cjui le composent, tel que (m\,m.^)j en excluant l'autre; nous aurons

I D TT / 2»»',(0,+ 2Wj',ù>,\

car les deux membres ont les mêmes zéros

w = ±: h période,

les mêmes pôles, d'ordre n^ — i,

u = période,

et la même valeur principale pour u = o.

2° Si n est pair, on devra mettre à part les trois systèmes

Va* ^^j' i"' âj' U' îj' PO»'- lesquels — L__ sere-

duit respectivement à W| , ci), et à (0| + 0)2= — «03= Wj + p^'* riode. Les n^ — 4 systèmes restants se répartissent, comme tout à l'heure, en couples (/n',, m'J, (m,, m*); et, si Ton remarque que p' u a pour zéros les points w,, <i>,, co, et pour

pôle le point w = o avec la valeur principale — ^> on aura

ffa\ \ n t ^T~T f 2/?î'a>,-h 2m' wA , (46) 4^n = P,p'w---J[|(^pM-p '-^^ ^-^Ij^

Les formules précédentes subsistent si l'on y remplace chaque système (m'^, m'.,) par son associé (m*, mJJ). Mulli-

pliant les deux expressions de ifnU ainsi obtenues, et remarquant d*ailleurs que l'on a

j)'«M = 4(pa — pcDi) (ptt — j)(i),) [p« — J^(«»>i -h (0,)], il viendra dans tous les cas

(47) <i'; = p = «'Jj(p«-j)

359. Les polynômes P4, P2, Payant, comme nous l'avons vu, leurs coefficients entiers en gx^ ^3, les fonctions symétriques entières (ou les fonctions symétriques rationnelles)

, . , 2 m', w, -f-2m' 0), . 1 T^ in

des quantités p — > racines de F4 ou de Fj, et

Il 1 • f *>. /Wi W| -}- 2/Wj w, . 1 T» ï

celles des quantités p > racines de 1 , s exprimeront par des polynômes entiers (par des fractions rationnelles) en g2, 5^3.

Les polynômes P|, P.^, P manquant de second terme, on aura en particulier

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