‹ Cours d'analyse de l'École polytechnique (volume 5)Chapitre 159 sur 202 · OL — 17 T · texte numérisé non relu

OL — 17 T

Les substitutions Ai, A2 transforment respectivement les trois fonctions Xi, X2y Xz en ^3, a?a, X\ et en Xx, x^t ^2» ^^ les substitutions A^, A^, B* ne les altèrent pas. Elles sont donc simplement permutées entre elles par toute substitution linéaire de déterminant i, et les substitutions de la première classe les laissent inaltérées.

FONCTIONS JBLLIPTIQUES. 4^7

En éliminant ^«1 ep, ^y entre les équations

(gp— ga)(gY— ^a)

on obtiendrait une équation

ayant pour racines ^Ti, x^, x^.

Cette équation peut se former plus rapidement comme il suit :

A chaque valeur de x^ correspondent deux, systèmes de valeurs des rapports e\\e>^\ e^ et, par suite, deux valeurs de J; réciproquement, à chaque valeur de J correspondent six systèmes de valeurs des rapports e^\e2^e^^ mais ils se déduisent l'un de l'autre en permutant ces trois lettres; x^^, restant inaltéré par l'échange de ep et de e^, n'aura que trois valeurs.

L'équation cherchée sera donc de la forme

AJ*-4-BJ + C = o,

où A, B, C sont des polynômes du troisième degré par rapport à l'inconnue Xol (que nous désignerons plus simplement par X pour abréger l'écriture).

Dans le cas particulier où e^ = ^2, nous aurons

J = 00, Xi=^ X2^=^O0f ^3 = o,

donc

Pour

on aurait

/\SS SECONDE PARTIE. — CHAPITRE Tl.

d'où

a désignant une constante.

Enfin, pour ^i = o, <?3 = — e^, on aurait

fr désignant une constante.

L'équation cherchée sera donc de la forme

Pour déterminer les constantes restantes a, 6, on pourra

poser

e^zzz — i — h, e, =r — I -4- /i, ^3 — 9.,

d'où

En substituant ces développements dans l'équation

et égalant à zéro les coefficients des termes en j-^ et ^ ^ > on obtiendra deux équations linéaires en a et b,

455. On obtient de nouvelles fonctions modulaires par la combinaison des fonctions cpi, 'f-j^ '^3. Posons, par exemple,

Les six fonctions ainsi obtenues éprouveront, par les sub-

slitulions Aj, Aa, A| A2, ..., les altérations consignées au Tableau suivant, où r désigne Texponentielle e^ .

Al rça, cp,i r-»cpi3 r-»9j3 ©u r^pat

Aa <pis ro3j /-»?2i 031 /-^Çjs ''?ii

AiAj ro„ rcpu r-î©23 r-»«pi, r-*Oji /''Çjj

Aï A, 9,3 cpa, «pu (p,2 Çij Oji

A1A2A,... 9„ r-»çi3 r©3j «pu ro3i r-»®,8

Af r(p,j r-»023 CP31 ^*?ii ''?3i ?i»

Aï r^x\ ?23 /—^^Sl Z-"*?!! ?3Î '•?13

B* ?lî ?Î3 ?31 ?îl ?Si ?t»

456. Ces fonctions peuvent s'exprimer au moyen des invariants par la formule (n'* 397)

dont on lèvera Tambiguïté comme au n® 4S3.

Pour former Féquation algébrique qui lie les modules k\^ à J, nous remarquerons que Fun d'eux, k'^ étant donné, les rapports CilCile^ et, par suite, J seront déterminés sans ambiguïté. D'autre part, à chaque valeur de J correspondent six modules Ar*. L'équation sera donc de la forme

AJ -4- B = o,

A et B étant du sixième degré en k^.

Or, si l'on suppose 62 =^ ^3, on aura

J=oo, k\^ = k\^ — co, kl^ = kl^ — o, k\^ = kl^^i;

donc

A — k'{k^—iy.

Posons, d'autre part,

Dous aurons

d'où

b désignant une constante.

Pour la déterminer, posons ei = o, «2= — e^; on aura

et en substituant ces valeurs dans Féquation,

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