VIII. — Division
458. On a vu (360) que, si n est entier, pnu s'exprime rationnellement au moyen de pu par la formule
Réciproquement, supposons pnu donné, et proposonsnous de déterminer pu.
A la valeur donnée a de pnu correspondent une infinité de valeurs de u; en désignant par Uo l'une d'elles choisie à volonté, elles seront données par la formule
±: WoH —^ =— ^ (m*, m, entiers),
FONCTIONS ELUPTIQDES. ligi
et les valeurs correspondantes de Pinconnue x = pu seront les suivantes
car on reproduirait la même suite de valeurs en prenant Uq avec le signe — et changeant en même temps les signes de
Comme l'expression ci-dessus ne change pas si Ton fait varier m^, m2 de multiples de n, on n'obtiendra que n^ racines distinctes. Tel est effectivement le degré de l'équation (î) par rapport à pu.
Soient, plus généralement,
2a)j 2 }x,a)| -I- 2 {i-jW, atOj 2v,(0| -h 2VjO)j
deux n'*^"" de périodes, tels que
2m,tOj H- 2/nj(o', n
ne puisse êlre une période que si m, et m2 sont multiples de n (il faut et il suffit pour cela que [XiVa — [Ji2Vi soit premier à n). Les quantités
2miO)| -h 2/n,to,
où /W|, ma varient de o à n — i, seront toutes distinctes, et représenteront la suite complète des racines de l'équation (i).
En combinant les formules d'addition et de multiplication, on voit immédiatement que chacune des racines x^^^^ s'ex-
prime rationnellement en pa©, p ^ p — -^ p^o^ P — ->
2 Ql
p' — -» D'ailleurs, en dérivant l'équation (i), on trouve un résultat de la forme
np'nu = R(pu)p'Uy
^gi SECONDE PARTIE. — CHAPITRE YI.
R étant une fonction rationnelle. Donc p'i/o est rationnel en piiQ et p'nuQ^ ^^-^mimt s'exprimera rationnellement aumoveD
4o9. Posons, pour abréger,
llCt
La quantité
S^,2^,al^.'«.-^l^.'«.a:«.,«.
( m, z= o, I , . . .y n — I ; /w, ^ o, i , . . . , /i — i ) pourra, d'après ce qui précède, s'exprimer rationnellemeDt
20)', 2u>', , ,2co', ,2a>',
en ^00, P-;f-' ^-7^» P nuo, P -^^ ^ n" ^' Represen-
Lons-la par P^^^^(xoo)' Changeons, dans l'égalité
(2) P,x,,x.(^oo) ^ S^. S„,. a^"«.-^ï*.'«.a7^.,„„
e/o en Uq-] — , et changeons en même temps ie^
indices de sommation /Wi, m^ en nti — )v|, /n^ — Aj: il viendra
On en déduit
P(l,|i,('n,>.,) = Pîl,pL,('2:oo) = -?-Xi^X,Pf.jjL,(urx,>.,).
Cette dernière expression, étant symétrique par rappori aux racines de l'équation en œ, s'exprime rationnellement par les coefficients de cette équation et les constantes 2.
^n' ^n' P'^^^' -P "^T' ^ n ^"^ renferment se> coefficients. Désignons-la par Aj4,|i,.
On aura, en particulier, d'où
Hio(«a?oo) ^^ A jç, Poi(xoo) ^^= AJ^.
L'équation (3) donne, d'autre part,
Pix,,x.(a:x.>.) P7o^'(xx.>.) P7r'(^x.>J
-- Pfi.(x,(^oo) P7o^'(^oo) P^Î^'C^oo)
== ^2:x.2x.PHL.H^.(^..>JP7î''('^À.A.)Pi"r(^x.>j ^Bj,.p,.,
BjjL J^ étant encore une fonction rationnelle des coefficients
1 1" a- j 2ti>'| 2 0)'
de 1 équation en x et des constantes a, p — -} p — -y
^ n il
u'/iz/o, p — i> p' — i. On en déduit
Pp., {1, ( -^00 ) — A Co Aq", Bjjl, {Aj.
Les quantités P|jt,|ij(^oo) étant ainsi déterminées, on en déduira immédiatement les racines ^x/a,* O" si? ®° effet,
Or, si /?i,^X|, on aura
S» al^.f '«.->.>- , - o,
et, si mi = X|, cette somme est égale à n. De même, pour le second facteur S|^jat*i^'"i-^«\ suivant qu'on a m^^X^ O" m 2^^ î^2- Le second membre se réduit donc à fi^X)^i^^ et l'on aura
±2^.2^,(a->'.Air(a->-A«,rBj,,^,.
Il faudra donc, pour résoudre l'équation proposée : i** cal-
culer les quantités auxiliaires a, p — -y p — -9 p nuo^
p* — -i p' — -'y 2® déterminer, par des opérations ration-
nelles, les quantités A|o> Aon ^ii.iitî ^^ extraire la racine ^ième jg ^^^ g^ jg ^^^^ Les racines ^x,X, seront données par
la formule (4); et l'on passera de l'une à l'autre en chan-
1 ji géant la détermination des radicaux Â"^, Ag,.
460. Dans la solution précédente, «o désigne l'une quelconque des solutions de l'équation
pnu :=• a,
et — -i — - sont deux /i""»«« de périodes
2(«)', 2|X,(«)i -h 2[Xj(U, 2ti)'j 2V,(D,4- 2Vj(i)j
assujettis à cette seule condition que [XiVa — (Ji2V| soit premier à n; pnuo=za est donc une des données de la question, et p'nuQ sera fourni par la formule
p'nu^ — \J[\a''— g^a — gi.
Lorsqu'on aura déterminé p — ?> p — -y on aura de
même