‹ Cours d'analyse de l'École polytechnique (volume 5)Chapitre 180 sur 202 · BB,-A.C-AC, · texte numérisé non relu

BB,-A.C-AC,

W désignant le polynôme

ÎW=z aQX'x\-\- 2a^{x^x.-i- xx]) -h a,(a:'-+- x\) •+- l\axXx^-\- 2a^{x -h x^) ■+- a^.

La relation entre ^ et j:i sera donc ( lO) [ V — 2fx(:c — XiYY = ^^i

ou

500. Il reste à y mettre en évidence le facteur (x — Xi)^ Posons, à cet effet,

N = aja?'-!- 2a,a7 -j- flfj, P = a,j?*H- 2a,ar-^ «4,

55o SECONDS PARTIS. — CHAPITRE TK

et soient M|, N|, P| les polynômes analogues en X|. Nous aurons

V =M xl-h^N a:i-+-P = M,a:«-+-2NiJ?-+-P„

X iziM ar*4-aN^ -h F, Xi =: M| j:} + 2 Nt a:, 4- Pi ;

d'où

W«-XXj= (Ma;Î4-2N:ri-+-P)(Mi;r*-+-2NiJ? -+-Pt) — (Mjc*H-2Na; 4-P)(M,a:î+2N,a:i-hPi) — (jc — a?,)[ 2(NM,— NiM)^j?,

(PMi— PtM)(ar-4-a?i) 2(PN,-PiN)].

Or les déterminants NM, — N^M, PM, — P,M, PN,— P|N sont évidemment encore divisibles par x — ^i; les quotients peuvent se calculer sans difficulté, et la relation entre Xy Xi, débarrassée du facteur étranger {x — ^i)*, prendra la forme définitive

(il) n — 4l*^-+-4l**(^ — ^i)'=o>

n désignant le polynôme

III = 4(«o«f — a]) x^xl + 4(^0^1 — aia,)(^-l- JC,)jrjr, -h ( «0 «* — « î ) ( -2? -H X| )* H- 8 (ai a, — a* ) xx^ -+-4(«i«4— «î«8)(^ + ^i)-+-4(«i«4— «*)•

501. L'équation (lo), résolue par rapport à la constante u. donnera cette relation sous la forme irrationnelle

Il reste à fixer le double signe. Nous allons établir que le signe — doit être rejeté.

Supposons, en effet, que x, Xtj partant d'une même valeur initiale a, varient de manière à conserver une valeur

PONCTIONS ELLIPTIQUES. 55 1

constante à la fonction

les radicaux y/X, y/Xi ayant d'ailleurs la même délerminanation initiale.

On aura

-r— dx -I- -5 dXx =1 o.

OX OXi

Cette équation sera applicable à l'origine, car en ce point F et ses dérivées partielles sont finies. D'ailleurs F est symé-

trique en x et x^; on aura donc en ce point -r- := -7 — > et,

par suite, dx = — dx^ . L'équation difTérentielle

dx dx^

donnerait, au contraire, dx = dx^.

L'équation différentielle

dx dx\ entraîne donc la suivante

i{x — XiY

où les radicaux y/X, y/Xi ont la même détermination que dans l'équation différentielle.

502. Polygones de Poncelet. — Soit C une conique ; les coordonnées de ses points pourront s'exprimer rationnellement au moyen d'un paramètre x. Soit C une seconde conique, donnée en coordonnées tangentielles. Les coordonnées de ses tangentes pourront s'exprimer rationnellement par un autre paramètre t.

55a SBCONBB PARTIE. — CHAPITRE YI.

La condition pour qu'un point x se trouve sur une tangente / sera exprimée par une équation algébrique

du second degré par rapport à chacune des variables, car chaque tangente t coupe C en deux points et réciproquemeni, de chaque point a:, on peut mener deux tangentes à C. Soit

et posons B=* — AG=:X; soient Xo, x^ les deux racines d^ cette équation; on aura, comme nous Tavons vu,

Posons, comme au n** 496,

«0 ' 2 pu — pif

On pourra se servir pour caractériser les points de la courbe C du nouvel argument lu A chaque point correspondent, aui périodes près, deux valeurs /^ et — u — v de cet argumeni.

A ces deux arguments correspondent deux valeurs de-j-

cgales et contraires et qui représentent les deux détermÎDa-

Soient Uq Tun des arguments correspondants au point j^i». Ut Vun de ceux qui correspondent kx^; on pourra choisir ce dernier de telle sorte que Téquation (i4) se réduise à

dUQ:=z-{- dUi, d'où Ui-= Uq-^ c,

c désignant une constante.

Cela posé, par un point œ^ de la conique C menons une tangente ^o ^ G'; elle coupera C en un second point x^. De ce point menons la seconde tangente it à C; elle coupera C en un nouveau point X2t duquel nous mènerons une nouvelle tangente /^ ^^ ainsi de suite. Cherchons à quelles con-

tions du radical

PONCTIONS ELLIPTIQUES. 553

ditions ce polygone de tangentes se fermera au bout de n opérations.

Il faut pour cela que le point Xn se confonde avec Xq, Or les points Xq^ x^^ ..., Xn admettent respectivement pour l'un de leurs arguments elliptiques Woj WoH- c, . . . , Wo + ^c. Ce dernier doit se confondre avec Tun des deux arguments elliptiques Uq ou — Uq — v du point a;©. Nous devrons donc avoir

Wo -4- ne = «0 -H période ou

Uq-\- nc^=z — u^ — V -\- période.

La première relation sera satisfaite si c est un /z'*^"* de période. Il est remarquable que cette condition ne dépende pas du choix du point Xq,

La seconde relation est satisfaite pour les quatre systèmes de valeurs

— v — ne , .

Uq^ h /n|(i)i-i- m,(D, (/ni = oii, m,=:o, i).

Mais il est aisé de voir que, si elle est remplie, les tangentes ne forment pas un véritable polygone, mais une ligne polygonale décrite d^abord dans un sens, puis dans l'autre.

En effet, Tégalité

£/o-+- nc = — Uq — i' -h période,

de laquelle résulte la coïncidence des points Xo^ Xn peut s'écrire ainsi

UQ'\-{n — A) c = — ( £/(, -h kc)— f -4- période

et montre que Xk coïncide avec Xn ff. La tangente /* qui joint les points x^, xj^^t coïncidera de même avec tn-k-i qui joint

Xfi-^k-.\ a Xn^k'

Deux cas seront à distinguer suivant que n est pair ou impair.

Soit n = 2m. Les tangentes tm-t et t„i coïncideront. Or ce sont les deux tangentes menées à G par le point Xm\ ce

point sera donc sur C, et sera Tun des quatre points d^intersection de G' et de G.

Soit 71 = 2/n + i; les points x^, ^m+i coïncident. Or ce sont les points d'intersection de tm avec G. Donc tm est Tune des quatre tangentes communes à G et à G'.

503. Cubiques planes. — Nous avons vu que ces courbes sont les transformées homographiques de la courbe particulière

sur laquelle il sera commode de faire Tétude de leurs propriétés projectives.

A chaque point de cette courbe correspond (aux périodes près) une seule valeur de u qui le caractérise.

Une courbe de degré n,

coupe la proposée aux points dont les arguments sont les zéros de la fonction elliptique

Gelle-ci n'a qu'un pôle, a= o, d'ordre 3/i; elle a donc in zéros, dont la somme est une période. Cette remarque est féconde en conséquences.

Ainsi, pour que trois points Uty ^2, u^ soient en ligne droite, il faut que Ton ait

Gette condition est d'ailleurs suffisante, car la droite qui joint les points tf|, U2 coupe la cubique en un troisième point, qui ne pourra être que ^3. De même, pour que six points £/|, . . ., ao soient sur une conique, il faut et il sodSt qu'on ait

Le point de contact U d'une tangente menée à la courbe

PONCTIONS ELLIPTIQUES. 555

par un de ses points u sera fourni par Téquation

u 4- aU = 0,

d'où

U y a donc quatre tangentes.

Soient Ui, e/^, uz et u\^ u\<t u\ les points de rencontre de la courbe avec deux droites arbitraires; joignons u\u\^ u\u^^ u^Uz* Ces droites rencontreront la cubique en trois nouveaux points u\^ u\^ u\ qui seront en ligne droite. En effet, des équations

«1-+- «1+ Wj= O, Wj -h M, 4- "3=0,

Wl -h u\ -H a\ = o, w, -h u\ + wj = o, £/,-♦- 1/', H- u\ = o,

on déduit

wj 4- mJ -H aj = o.

La tangente en un point d'inflexion u coupe la courbe en trois points confondus en u; on aura donc

Si/^ o,

d'où

aWi^i-H 2/n,a),

mi, m^ pouvant varier chacun de o à 2. Nous aurons donc 9 points d'inflexion, que nous représenterons commodément par la notation

a = (mim,) (mj = o, i, 2, mj=o, i, 2).

La droite qui joint deux points d^inflexion (mim^), (m^/Wj) passera évidemment par le troisième point d'inflexion (m'/Wj), m\^ m\ étant définis par les relations

m,-h/njH- m* = o, m,4-mj-hmî = o (modS).

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