‹ Cours d'analyse de l'École polytechnique (volume 5)Chapitre 28 sur 202 · Considérons en second lieu la fonction · texte numérisé non relu

Considérons en second lieu la fonction

Xx"" + Bx'"-^ + . . . 4- Kaî + L,

A, B, . . . , K, L étant des constantes, que nous supposerons réelles pour plus de simplicité.

Posons

j: :z3 p ( CCS o -i- «■ sin ^).

La fonction prendra la forme

en faisant, pour abréger,

P --: Ap"*cosm(p H- Bp*" > cos(/n— i)(|p +.

. .-t- Kp cos<p -H L

Q=: Ap'«sin/n<p 4- Bp"»-> sin(/?i ~i)(p -h.

. . -h Kp sin^.

Posons

V — arctangr^* •

nrrÉaRÂLBs définies. 65

On en déduit

Qf P^

dp

do df

dpào

M désignant une fonction entière de p et des sinus et cosinus des multiples de 7.

Nous allons démontrer que, en désignant par R une quanlilé suffisamment grande, les deux intégrales

et

d'Y , ao

dpd(f '

n^auront pas la mém« valeur.

La première intégrale est égale à

car, — reprenant, pour (p =: o et ç = 27t, la même valeur, la

quantité à intégrer est nulle.

La seconde intégrale a pour valeur

lie

fo:-

Ur, pour 0 = o, on a Q =r o et -^^ = o, d ou -r— = o. r % ^ ^ df d^

Pour p = R, on aura, en n^écrivant que les termes du degré

h - II. 5

66 SBGOMDB PARTIE. — CHAPITRE H.

le plus élevé en R,

P = AR'"cosm«p4-.

Q = AR*" sin m «p -h .

d'où

^- = — m AR'" sm m 9 00 *

-^ = /nAR'^cosmo

e étant une quantité très petite, quand R est très grand. La seconde intégrale aura donc pour valeur

dff ( — /TiH- e)

ou sensiblement

quantité différente de zéro.

Les deux intégrales que nous venons de calculer ayant une valeur différente, il faut nécessairement que la fonc-

tion soit discontinue dans le champ de l'intégration.

Mais elle est égrale à r^rz — ttttt» ^^ M, P, O sont des fonc-

tions évidemment continues. Elle ne peut donc devenir discontinue que si son dénominateur s'annule. Il existe donc un système de valeurs de p et de ^ qui annule à la fois P et Q. Donc il existe une valeur p(cos(p + isîny) de la variable x qui annule le polynôme Kx^^-{- Bx'"~* + . . . + L.

Nous avons ainsi démontré à nouveau cette proposition fondamentale de la théorie des équations, que toute équation algébrique a une racine,

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