Le facteur ^j qui multiplie e^"^ dans Tinlé
grale précédente, étant développé en série suivant les puis-
sauces croissantes de x, aura pour premiers termes — I —
Réunissant ces termes ( — | — j e"""' à ceux qui sont indé-
DBS FONCTIONS REPR^SENTÉBS PAR DBS INTfiGRALBS DÉFÎMES. l8l
pendants de cette exponentielle, il viendra
\ogr{n)=zF{n)+rn{n), en posant, pour abréger,
L'intégrale F(n) peut se calculer exactement. On a, en effet (171),
=1 (/l — I) log/l — /H- f
On a, en second lieu,
F(i) = logr(i)-n,(.J)z=ilog«-m(|).
EnGn
ou, en changeant x en 2:r,
(-0 TiT(i)=/ ( rz le-* -
Mais on a, d'autre part,
(.)=r(-^-l-')e-^ J^, \i — e-* xi) X
et, en changeant ^ en a;r,
J \\ — e-^^ IX 2/ ar
l8a SECONDE PARTIE. — CHAPITRE III.
et, en retranchant,
Retranchant cette égalité de la formule (2), il viendra (171 )
On aura donc enfin
F(/i) — (/i — i)log/i — n -h^log2Tt.
Quant à la seconde intégrale w (/i), elle tend évidemment vers zéro quand n augmente. On peut la développer en série de diverses manières.
180. Développons, par exemple, la fonction qui multiplie e""^ suivant les puissances de x.
On a
Mais on a {Calcul différentiel, 377)
R = ae
TtC0t7r5 = > —1 r
IX • . l
et, en posant 5 = — et multipliant par — ,
i ix i \} X
- COt =: 2 > — r 7— r— i
2 2^ ^j cr*-h 4'* ''^
DES FONCTIONS REPRÉSENTÉES PAR DES INTÉGRALES DÉFINIES. l83
et, par suite, I I I \ I
On a d^ailleurs {Calcul différentiel, 376)
2j(4«*7t*)'' 2*P-^ TZ^P Zd n*'' 1.2...
En outre,
î étant compris entre o et i. On aura donc
On en déduira w(/i), en multipliant par e""*', et intégrant de o à «.
Mais on a
Jf /• I 2 2m
l84 SECONDE PABTIE. — CHAPITRE III.
6| étant encore compris entre o et i. On trouvera donc
^ ^"~ 1.3/1 3.4 /i» "^ (am — 1)2/» /i*"'-»
181. La série que nous venons d'obtenir pour la valeur dem(n) serait divergente si on la prolongeait jusqu'à Tiniîni. Toutefois, les premiers termes décroissent rapidement pour peu que n soît considérable. L'expression du reste montre d'ailleurs que l'erreur est moindre que le premier terme négligé. En s'arrétant au moment où les termes commencent à croître de nouveau, on aura donc une valeur de 7ij(/i) dont le degré d'exactitude est facile à apprécier, et sera, en général, largement suffisant.
Si n tend vers 00. w(n) tendra vers zéro et pourra être négligé. On aura donc à la limite
et, comme on a
T{n-\-i)— nT{n),
il viendra
logr(n 4- i) =z F(w) -+- log/i =z {n -1-^) log/i — n-^\log2r..
182. Les résultats qui précèdent permettent de calculer, avec une erreur relative d'autant plus faible que n sera plus grand, la valeur d'une factorielle quelconque
F z::z a {a -^ b) . . ,{a -^ nb).
On a, en effet.
logF=:loga + wlogô-h logrf - H-n-f-ij — logr(--f
DES FONCTIONS REPHÉSBNTÉES PAR DBS INTÉGRALES DÉFINIES. l85
Mais on obtiendra, par la méthode précédente^ une valeur approchée de logFf t +^-1- ^ )• Le dernier logarithme se
calculera de même, si j est un grand nombre; sinon, on devra recourir à une Table des valeurs de la fonction F.
183. L'une des applications les plus importantes de la formule précédente est relative au Calcul des probabilités.
Soient p et q = i — pies probabilités de deux événements contradictoires A et B. On démontre aisément que la probabilité que sur [JL épreuves successives l'événement B se présente m fois, et l'événement A, [x — m fois, est représentée par le terme en pV-^'^q'^ du développement du binôme (p -f- q)^- Ce terme T;,^ est donné par la formule
i.2...mi.2...([x — m)^
r(m -t- i)r({x — m-h i) Od en déduit
Tm |A — m-f-i q (JL — m-f-r q
Ce rapport sera >• i ou < i , suivant que l'on aura
/n<([Ji + i)(7 ou >((a-m)7.
Le plus grand terme sera donc T/,, n étant le plus grand entier contenu dans ([x4-i)gr. Ce nombre n, étant >([jL-|- i)q — I, mais^([jL-h i)y, sera de la forme [kq -j- r, /' étant compris entre q — i et q.
181. Cela posé, cherchons à évaluer la limite vers laquelle tend, lorsque [jl croît indéfiniment, la somme
l86 SECONDE PARTIE. — CBAPITRE III.
X étant un entier fixe ou variable, mais d'un ordre de gran-
deur inférieur à celui de |jl .
Considérons à cet effet la fonction
Soient M et m le maximum et le minimum du rapport
^^-^, — -— ^ lorsque 6 varie de o à i et :r de — X à X — i . Soit o
l'un des entiers compris dans ce dernier intervalle.
Poura: = p,/(j:) se réduira à T;,+p, etdex = p àx = p-r»î /{x) sera compris entre MT/,+p et mTn^', on aura donc
MT
Posant p = — X, . . . , X — i et ajoutant les résultats, il vient
MS> f /{a:)dx>mS,
S=ik I f{x)dx^
k étant compris entre — et ^• Or on a
-h (|JL — a — x)\o%p -\- {n -hx)log^,
ou, d'après la formule d'approximation trouvée plus haut,
log/(^) = (fx + i) logix — |x -f- ilogai:
— {n-h X -hï)log(/i -^ x)-\- n -hx — l^logair
— (|jL — n — X -h\) log{[L — n — x) -h [i. — n — x — JK^r -h (jjL— /i — ^)log/?4- (n -^a7)log^-^ R,
le reste R étant infiniment petit.
Mais on a 72 = [jLgr -I- r, d'où Ton déduit
ji — « = [A/7 — r, log(/i + x) =z log([jL^ 4- r -V- a?)
z=z logfX^ -h logf I + ^^-^)
zz: logp. -t- logç H r-Y- + R ,
log({i. — n — x) z=log([i./> — r — x)
= logfX/> + log ^ I - -~j
les restes R' et R" étant des infiniment petits d'ordre supérieur au premier ([JL étant considéré comme infini du premier ordre), car x varie entre — X et 4-X — i, qui sont d'ordre inférieur à !•
Substituant ces valeurs dans l'expression de log/(j:), réduisant et négligeant les termes infiniment petits, il
viendra
log/(^)= — jlogfx — ilog/> — ^log7
11 * / ï i\x^ — iloeair ( — I — J —
d'où
[1 déduit
\J%T:pq (X
On ei
\Jiftpq[L
tpq}^ .
Si ô varie de o à i et a: de — X à X — i , ce rapport restera compris entre
>X — 1 îX— 1
M — e^Pf^ et m=ie ^Pnv-, Si [X tend vers oo, ces deux quantités tendront vers l'unité.
l88 SBCONDB PARTIE. — CHAPITRE III.
Nous aurons donc
Vimk =1 1
et
limSzzilim/ f{a:)dx — \im . / e'^P^^dx.