Les quantités "Y^ convergent vers A. En effet, si dans
l'identité (3), qui peut s'écrire ainsi
an e en A, il viendra
on change an en an-\- v ? jy étant évidemment change
Les quantités Q croissant indéfiniment quand n augmente,
cette différence décroîtra indéfiniment. D'ailleurs, étant
compris entre o et i, cette différence sera comprise entre les deux limites suivantes :
Changeant ai en ai + i , on trouvera de même que A — -y^
est compris entre
(— ,Vi (— 0"
Ces deux quantités sont de signe contraire aux précédentes et moindres en valeur absolue; car on a
d'où
Donc A est compris entre deux réduites consécutives quelconques et plus rapproché de la dernière.
P i 389. Une réduite quelconque — p est plus rapprochée
de A qu'une fractio/i quelconque ^^^^ ont le dénominateur est moindre que Q„.
Supposons, en effet, que -^ soit plus voisin de A que -~)
-r- tombera nécessairement entre ,,""" et-T^^* On aura donc
ou
(in^^()n
Mais PQ«i — P/i i Q est un entier qui ne peut s'annuler;
car on aurait
et cette fraction est moins approchée de A que j^- On aura
donc
|PQ.-i-P.-iQ|^i,
et l'inégalité ne pourra avoir lieu que si
contrairement à l'hypothèse faite.
390. Considérons maintenant une fonction A développable en série suivant les puissances entières et décroissantes d'une variable x. On pourra poser
A = ao-i- — + ^ -h..., X X-
«0 désignant un polynôme en x^ et a, , ag, . . . des constantes. * Posons
Si ajj^ est le premier coefficient qui ne s'annule pas, A< deviendra infini d'ordre a< avec x. En le développant suivant
les puissances décroissantes de x^ il viendra donc
Ai = ai-h '^- -h ^ 4-..., X x^
ai étant un polynôme de degré pi,.
Posons de même
on en déduira
«2 étant un polynôme en x du premier degré au moins. Continuant ainsi, on obtiendra un développement
limité si A est une fraction rationnelle, illimité dans le cas contraire; «<, «2, ... étant des polynômes dont les degrés en x^ que nous désignerons par [x,, ul2, . . ., sont au moins égaux à l'unité.
Considérons les réduites
Po
Pi 1 rr,rr,~^i
Qo~
Qi "" ' «1 a, '
Les relations (i) subsisteront avec toutes leurs conséquences.
On en déduit tout d'abord que le degré w^ du polynôme Q,/ est égal à [i.< 4- uia H- . . . + |ji//.
La relation (2) montre ensuite que la fraction algép brique ■—• est irréductible.
On voit enfin, par la relation (4), que la difterence p A — "~^ est d'ordre — y,i-i — ^n par rapport à x. Car (),/i V«— 1
est d'ordre v„, , et Q„ + -r— Q«, est évidemment d'ordre v,i, comme son premier terme Q«.
D'ailleurs, v„>v„,; donc l'ordre de A — ^' ' sera
fi-i •